La verrue séborrhéique

La verrue séborrhéique, que les médecins appellent parfois « kératose séborrhéique » et qui touche de nombreuses personnes après 50 ans, n'est donc pas à proprement parler une maladie rare.

COMME UNE CROUTE
Les verrues séborrhéiques sont des excroissances épidermiques qui se développent progressivement. Elles se développent essentiellement sur les zones séborrhéiques du corps que sont le dos, le visage, le cuir chevelu et la poitrine. Leur surface d'un diamètre de 0,5 à 2 cm est d'allure rugueuse, mamelonnée, et parsemée d'orifices pilo-sébacés bouchés par de la kératine.

NE PAS PASSER A COTE D'UN CANCER
Certains cancers peuvent prendre l'aspect de verrues séborrhéiques particulièrement sèches, comme les nævus pigmentaires, les épithéliomas basocellulaires et surtout les mélanomes (de Dubreuilh).  Une conséquence s'impose : le diagnostic de certitude de verrue séborrhéique ne peut être posé que par un dermatologue, le cas échéant après un examen au dermatoscope ou une ablation large de la lésion anatomo-pathologique au moindre doute !

TRAITEMENT FACULTATIF
Le traitement est facultatif dans la mesure où il s'agit bien d'une verrue et non d'une tumeur, d'autant que les verrues n'évoluent pas en cancers.

SYNDROME DE LESER-TRÉLAT
Curieusement, la survenue rapide de plusieurs verrues séborrhéiques prurigineuses (qui démangent) doit faire rechercher l’existence d’un cancer viscéral. C’est le syndrome de Leser-Trélat.

L'article du Dr Gloaguen est paru dans Belle-Santé n° 104.