Nouvelle norme ISO : enjeux et conséquences

Malgré une élaboration chaotique, la prochaine norme ISO sur les cosmétiques naturels et biologiques est en cours de finalisation. Et elle pourrait changer considérablement la donne sur le marché des cosmétiques bio.

La cosmétique naturelle est un marché mondial, qui pèse près de huit milliards d'euros. C'est encore une niche, puisqu'elle ne représente que 2,5 % du marché global des produits cosmétiques, mais qui enregistre une forte croissance de 10 % par an. Ce qui fait qu'elle intéresse particulièrement toute l'industrie cosmétique, y compris les grands groupes conventionnels.
En Europe (plus du tiers du marché mondial), le naturel compte pour 3,8 % du marché global, avec 68 % de produits certifiés.

CERTIFICATION vs NORME
Actuellement, la certification passe par le respect de critères édictés par des organismes privés (Cosmébio en France, BDIH en Allemagne, ICEA en Italie, etc.) contrôlés par des certificateurs agréés (Ecocert, Bureau Veritas…). La norme ISO en préparation proposera ses propres critères.

Quel intérêt y a-t-il à ajouter un nouveau référentiel à tous ceux qui existent déjà ?
C'est que l'industrie leur associe de nombreux problèmes :
> Ils sont multiples et les cahiers des charges des différents labels ne sont pas identiques : un fabricant n'est pas assuré, en remplissant les critères de l'un, d'être conforme aux autres ;
> Ils diffèrent aussi d'un pays à l'autre : les consommateurs étant habitués à leurs labels locaux, ils ne reconnaissent pas, ou mal, les autres ;
> La certification et le droit d'apposition du label ont un coût, qui peut être élevé.
Autant de points qui sont vus comme des obstacles à la libre circulation des produits cosmétiques au niveau mondial.

Il existe bien, au moins en France, un cadre qui permet de se revendiquer « naturel » sans être certifié.
Le fabricant doit simplement pouvoir prouver que son produit contient 95 % d’ingrédients définis comme « naturels » ou « d’origine naturelle ».
Mais cette règle est assez difficile à mettre en œuvre en l'état, puisqu'il n'existe pas de définition de « naturel » ou « d'origine naturelle ».
D'où l'intérêt, pour les grands opérateurs, de développer une norme pour les cosmétiques bio et naturels. Internationalement reconnue, elle est aussi, le plus souvent, d'application volontaire et gratuite, bien que l'achat du texte soit payant.

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