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« Où sont mes troupes ? »

 

Nicolas Hulot a quitté le gouvernement. Et il a dit sa tristesse de devoir le faire pour rester en cohérence avec lui-même. Les « petits pas » gagnés ne lui suffisaient pas, car il y a urgence.

« Vous croyez que la situation climatique, l’état de la planète, que les inégalités s’accommodent des petits pas ? » a-t-il répondu au porte-parole du gouvernement qui se désolait de son départ le jour de l’annonce de sa démission.

« Je ne veux plus me mentir, je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur ces enjeux-là. »

Il a expliqué comment les lobbies influaient sur les décisions gouvernementales et il a posé la question : « Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? » Pour mener à bien ses objectifs malgré la puissance de ces lobbies, il aurait eu besoin d’être suivi. Seul, isolé, il n’avait pas les moyens d’atteindre les objectifs visés : « Qui serait à la hauteur, tout seul ? » : « Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité ? » « Est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité et de nos propres enfants ? » « Est-ce que les grandes formations politiques et l’opposition sont capables, à un moment ou à un autre, de se hisser au-dessus de la mêlée pour se rejoindre sur l’essentiel ? »

Il est parti parce qu’il n’y croyait plus, espérant que son « départ provoquera une profonde introspection de notre société sur la réalité du monde (…) »

Et il nous invite à réfléchir en tant que citoyen.nes : « Quand je vois qu’on continue à jeter ses mégots par terre… Est-ce que notre société est bien prête à de grands changements ? Est-ce qu’on est bien prêts à remettre en cause nos modes de consommation, nos modes de production ? C’est cette question qu’il faut se poser. »

« On ne veut pas d’éoliennes, on ne veut pas de centrales nucléaires, on ne veut pas de centrales thermiques, comment on fait si on additionne tous les refus ? Et puis, ceux qui critiquent, à tort ou à raison, qu’est-ce qu’ils proposent ? Qui vient enrichir le débat écologique ? Qui vient apporter ses pièces pour construire la société de demain, le modèle de demain ? »

Quand, le 28 août, sur France Inter, Nicolas Hulot a demandé « Où sont mes troupes ? Qui ai-je derrière moi ? », j’aurais aimé lui répondre « Ici », « Moi », et que l’on soit des millions à faire de même, toutes et tous derrière lui.

Malgré son immense tristesse, il a eu ces mots, rassurants : « Mon acte n’est pas un acte de résignation, il est un acte de mobilisation et j’espère qu’il entraînera, derrière, un sursaut. (…) Au moment où je parle, l’humanité a tous les outils technologiques et économiques pour faire un saut qualitatif, elle n’a pas encore perdu la main, mais tout se joue dans les 10 ans qui viennent. »

Je rêve, moi aussi, d’un élan collectif qui puisse tous nous sauver. J’aimerais tant avoir une baguette magique pour le déclencher…

Bel automne à toustes,

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