Petits bobos de l'hiver

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Promenades, sport, jardinage et bien entendu travail… autant d'activités de plein air parmi d'autres en hiver et qui exposent l'organisme au froid, au vent et à l'humidité, avec son cortège de mains crevassées, de doigts blancs, sans parler du rhume ou des tendinites. Des pathologies facilement évitables par la prévention.

Froid, humidité, neige, vent, virus, sans parler du manque de lumière… n’en jetez plus ! L’hiver malmène les organismes et nous rend plus fragiles. Statistiquement, on tombe en effet plus souvent malade en hiver. Pour autant, on peut se protéger efficacement en adoptant quelques mesures de prévention toutes simples.

Quand la peau se crevasse

En première ligne, les mains qui subissent rapidement les assauts du froid pour peu que des activités s’effectuent régulièrement sans gants de protection. Responsable, l’élimination progressive du film hydrolipidique protecteur qui recouvre les mains. Rappelons que ce film à base de sébum joue le rôle de « barrière » naturelle en ralentissant la déshydratation cutanée synonyme de sécheresse. Les intempéries (pluie, froid…), mais aussi les détergents (produits vaisselle) ou certains produits chimiques (acétone, dégraissants…) concourent à supprimer ce film. Sans lui, des crevasses ne tardent pas à apparaître. En hiver, il faut donc protéger ses mains avec une crème hydratante genre Weleda, Neutrogena, Mixa, Urgodermyl ou Klorane. On peut aussi utiliser de la graisse à traire, des extraits d’avocat, d’huile de bourrache, de germes de blé ou d’onagre, mais aussi l’huile d’amande douce et les huiles essentielles de niaouli ou de pélargonium diluées. Enfin, s’il s’agit de fissures au niveau des lèvres, l’application de vaseline ou d’un stick à lèvres (type Dermophil indien) suffit.

Quand les doigts blanchissent

Des doigts blancs, froids, comme engourdis, qui redeviennent rouges, chauds et douloureux… autant de signes qui trahissent un syndrome de Raynaud, une pathologie qui touche les petits vaisseaux des extrémités comme les doigts, bien sûr, mais aussi le nez et les oreilles. L’explication est simple : autour de 5 °C, le froid contracte les artérioles irriguant les extrémités et le sang ne passe plus, d’où le blanchissement des doigts et l’engourdissement douloureux. Et lorsque le sang revient, les doigts bleuissent, rougissent et redeviennent chauds et très douloureux ! Mais attention à ne pas confondre syndrome de Raynaud et engelures où les doigts ne passent pas par la case « doigts blancs » mais deviennent violacés d’emblée. Dans tous les cas, seul le réchauffement des doigts dans de l’eau chaude ou sur un radiateur permet de faire cesser les symptômes.

Quand le nez coule

Quoi de plus banal en hiver. En cause, la pluie, le vent et le froid qui fragilisent la muqueuse nasale, sans parler de la promiscuité dans les transports en commun qui favorise la transmission des germes et notamment les rhinovirus et autres coronarovirus qui traînent sur les mains de ceux qui se mouchent, mais aussi sur les poignées de porte qu’ils manipulent et autres combinés téléphoniques qu’ils utilisent. Comme l’a montré une récente étude : des virus restaient bien vivants et virulents 12 heures après qu’ils ont été déposés sur les combinés téléphoniques des chambres d’hôtel ! Car 40 % des enrhumés ont les mains pleines de virus. Seuls 10 % des postillons émis lors des éternuements en contiennent ! Vous l’aurez compris, le remède au rhume ne se limite pas au mouchoir devant le nez mais doit comporter le lavage des mains après chaque mouchage, à l’instar des gastro-entérites, plus fréquentes elles aussi en hiver d’ailleurs ! Rappelons que les antibiotiques sont inefficaces sur les virus, mais utiles en cas de surinfection bactérienne où l’écoulement devient verdâtre. En prévention, on peut essayer l’échinacée pourpre (à raison de 3 g/jour), une plante qui permettrait de réduire par 2 la fréquence de survenue des rhumes ou d’en diminuer l’évolution de près de 36 heures, du fait de la présence d’une substance de la famille des phénols qui boosterait le système immunitaire. Et quand le rhume est là et bien installé, place aux lavages du nez avec un soluté nasal (type Physiomer), aux décongestionnants, aux inhalations d’huiles essentielles d’eucalyptus, de menthol ou de menthe poivrée.

Quand les tendons font mal

Qu’il s’agisse du coude (épicondylite, sur le côté extérieur du coude), du genou (tendinite du tendon rotulien, sous la pointe de la rotule) ou de la cheville (tendinite du tendon d’Achille)... en hiver, les tendinites sont plus fréquentes, froid oblige, sans parler du manque d’hydratation (la sécheresse de l’air est un facteur de déshydratation). Des tendinites qui ne concernent pas que le sportif, mais aussi tous ceux qui pratiquent une activité en plein air. En prévention, il faut s’échauffer - de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS) professionnels pourraient être évités - et ne pas hésiter à protéger les tendons superficiels que sont le tendon d’Achille et le tendon rotulien avec des pantalons épais, des genouillères de protection le cas échéant ou encore des surchaussures pour le cyclisme. Et utilisez les pommades chauffantes sur les tendons exposés.

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