Pour ne plus souffrir du mal des transports

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Ferry, bateau, mais aussi avion, voiture ou même train… Le mal des transports guette de nombreux vacanciers cet été. Désagréable lorsqu’il est terrestre, il devient insupportable en mer.

Si l’on en croit les statistiques, 90 % des voyageurs souffriront du mal des transports (MDT) au moins une fois dans leur vie. Parmi eux, nombreux sont ceux concernés par le mal de mer (30 %) ou le MDT sur route ou en avion (5 à 10 %) qui se manifeste, quel que soit le transport, par une pâleur du visage, des nausées et des vomissements, bien sûr, une sensation de malaise et une somnolence. Sans surprise, c’est en bateau que le MDT s’avère le plus intense. Les marins de métier ou les sportifs n’y échappent pas non plus.

QUAND LE CERVELET DÉRAILLE

Très schématiquement, le MDT résulte d’un conflit entre les informations reçues par l’œil et ce que perçoit l’oreille interne, notamment le labyrinthe, siège de l’équilibre. L’ensemble des informations est traité par le cervelet, cette formation nerveuse située sous le cerveau. En temps normal, lorsqu’on bouge, des capteurs de position contenus dans les muscles, les articulations, la peau, les récepteurs du labyrinthe ainsi que les cellules optiques de l’œil transmettent les caractéristiques du déplacement au cervelet. Mais si, lors d’un mouvement – comme lors du MDT –, l’un des récepteurs n’enregistre aucun mouvement ou alors un déplacement inhabituel ou imprévu, le cervelet enregistre un « message d’erreur » qui déclenche les symptômes du MDT. Signalons que la composante psychologique est importante : le stress et la peur d’être malade accentuent le MDT ou précipitent sa survenue.

LES FEMMES PLUS QUE LES HOMMES

La susceptibilité face au MDT concerne un peu plus les jeunes enfants, les femmes, les migraineux et les personnes obèses. Attention au froid, à l’alcool, à la fatigue, au tabac et au confinement (odeur de soute, carburants..) qui augmentent les risques. Curieusement, avec l’âge, le MDT régresse et les nouveau-nés semblent épargnés. C’est entre 16 et 28 ans qu’il est le mieux toléré. Enfin, avec le temps, on s’habitue au MDT sans qu’il ne disparaisse complètement.

PRÉVENTION

En mer :

> Ne prenez jamais la mer l’estomac vide, tout en évitant les repas trop gras ou importants ! Après des vomissements, mangez et buvez un peu d’eau sucrée.
> Couvrez-vous.
> Fixez l’horizon ou un point fixe (côte, nuage, autre bateau, phare…), « béquille » de référence visuelle pour le cervelet.
> Bougez autant que possible et sortez souvent pour « prendre l’air »… et pour mieux anticiper la houle.
> Occupez-vous l’esprit en vous concentrant sur des jeux de société.
> Évitez les endroits surchauffés, mal ventilés ou bruyants.
> Choisissez d’être près de la ligne de flottaison et au milieu du bateau, où l’effet de tangage et de roulis est moindre que sur les bords.

Sur route :

> Mettez votre tête bien droite ou placez-la en arrière et évitez de lire. Attention aux suspensions trop souples qui augmentent l’effet de houle.
> Le conducteur doit éviter les accélérations ou les décélérations brutales en virage car elles augmentent les « messages d’erreur ».
> Quant à la sieste pour les passagers, elle doit s’effectuer dans le sens du déplacement.

En train :

> Placez-vous plutôt vers l’avant, près des fenêtres et dans le sens de la marche, afin d’être plus près du centre de gravité du train et d’anticiper les mouvements.

En avion :

> Les turbulences dans les basses altitudes (et le stress) sont responsables du MDT. Il est moins fréquent avec les vols en haute altitude.
> Si vous avez le choix, optez pour les places situées près des ailes, centre de gravité de l’appareil.
Fixez la ligne d’horizon.

ET LES MÉDICAMENTS ?

L’efficacité des médicaments (scopolamine, antinauséeux, antihistaminiques…) n’est pas totale et s’accompagne surtout d’effets secondaires divers (somnolence, troubles visuels, sécheresse buccale et oculaire…).
De son côté, l’homéopathie s’avère intéressante et propose des complexes à base de cocculus, nux vomica, tabacum…

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