Boris Steimetz

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Les athlètes sont des machines de précision. De la haute joaillerie ! L’effort physique n’empêche pas certains de s’interroger, de douter, de philosopher aussi. Comme quoi, transpirer et méditer ne sont pas incompatibles ! Démonstration par l’exemple avec Boris Steimetz, nageur de haut niveau dans l’eau... et dans sa tête !

Boris est un sportif comme les autres. Vice-champion olympique, vice-champion d’Europe, champion du monde en petit bassin…, mais il n’a pourtant rien du sportif irréfléchi. Au contraire, penser, il n’arrête pas !

Petit bassin, grand bassin, ça change quoi ?
Ce sont d’autres sensations. Le petit bassin, c’est encore plus rapide que le grand, on est tout de suite au bout de la longueur, à peine parti tu es arrivé, et tu repars. Une erreur ne pardonne pas, on n’a pas le temps de rattraper. Je préfère cette petite distance (50 m ou 100 m) qui nécessite force, puissance et explosivité.

Comment préparer son corps pour ne pas l’abîmer ?
Le travail physique est quotidien, bien sûr, mais un renforcement musculaire spécifique, en douceur, avec des élastiques et des petits poids, est impératif avant l’entraînement. Après l’effort, des étirements et… des massages à l’arnica.

Vous suivez en parallèle des études d’ostéopathie. En quoi ça vous aide pour mieux nager ?
C’est plutôt l’inverse : la natation m’aide pour financer ma formation d’ostéopathie ! Je suis devenu sportif professionnel par hasard, en rentrant par la « petite porte », comme compagnon d’entraînement d’Alain Bernard.
J’avais besoin de payer mes études d’ostéopathie, qui coûtent cher. Et j’ai gravi les échelons. Maintenant, je vis de mon sport (merci Arena !), mais nager n’est pas une finalité en soi. Je compte terminer mes études et devenir ostéopathe. L’ostéopathie m’a déjà appris beaucoup sur mon corps, comment et pourquoi il réagit. Notamment la neuro-ostéopathie, qui étudie les messages nerveux, la fatigue musculaire.

Justement, la fatigue musculaire, vous la combattez comment ?
Mon kiné me masse à l’huile d’arnica. Et ma mère a toujours pratiqué le massage shiatsu pour le bien-être. Je rajoute des huiles essentielles pour accélérer la récupération, notamment dans des bains bien chauds : ça me détend, ça sent bon, la chaleur est agréable, peau et muscles sont complètement relâchés, c’est génial. J’accorde énormément d’importance au bien-être, et ce depuis que je suis tout petit. Forcément, je m’intéresse aussi de près à l’acupuncture, aux massages énergétiques, à la réflexologie…

Vous n’êtes pas un sportif classique !
Non. Ça a toujours été comme ça. Vers 14/15 ans, j’étais très seul, pas en phase avec les camarades de mon âge. J’aspirais à autre chose, à grandir. Je lisais « Le pouvoir bénéfique des mains » (le premier et seul livre que j’ai vraiment lu jusqu’au bout !). Je voulais ressentir les gens, la nature et surtout partager. D’où mon attirance pour l’ostéopathie. Je n’ai aucune ambition sportive, c’est juste un moment de ma vie. La vie, c’est un perpétuel mouvement, j’avance, je recule, je repars… La natation en est une expression, en fait, c’est une belle allégorie de l’existence.

L’alimentation est importante pour vous ?
Évidemment. J’ai besoin de beaucoup de féculents, sinon mon corps ne tient pas, malgré ma motivation ! Je pense aussi aux légumes frais, je vais au marché quand je peux, j’achète du poisson pour les « bonnes » protéines… Si j’étais plus riche, je mangerais plus souvent bio (rires). D’autant que ma famille possède une ferme en biodynamie. J’aime y séjourner, y travailler la terre. Mes cousins y produisent des légumes, des produits laitiers, du pain, tout fait maison, c’est important. Avec la terre, on apprend beaucoup, notamment à prendre son temps et à communiquer avec les éléments (animaux, flore…) qui nous entourent. La patience, ne rien brusquer, tout en douceur, prendre le temps de faire. Quelle leçon !

Quand vous êtes malade, c’est un drame ?
Non ! Mais j’évite le médecin et les médicaments classiques des pharmacies, ça c’est sûr. Soigner les symptômes ne m’intéresse pas, enfin c’est bien, mais soigner la cause primaire, c’est mieux ! C’est d’ailleurs un des enseignements de l’ostéopathie : aller à la lésion primaire, invisible, et non à la lésion secondaire, visible. Pas facile, mais plus intelligent ! D’abord, je fais un travail sur moi.
Si j’attrape une grippe, je réfléchis à la cause : le virus n’est pas entré par hasard, c’est à cause d’une fragilité, donc ça exprime quelque chose. Que s’est-il passé ? Qu’ai-je fait à l’encontre de ce que je suis ? Est-ce que je suis en conflit avec un proche, mon conjoint, ma famille ? Ou dans une mauvaise direction sur un autre plan ? Souvent, ça me permet de comprendre des choses, d’avancer. Si vraiment je suis « mal », je prends un mélange d’huiles essentielles : quelques gouttes sur un sucre, ouah, c’est fort, mais radical, miraculeux !

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