Testez votre vision avant de prendre la route

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Des millions de vacanciers vont bientôt se croiser sur les routes. Par négligence ou par méconnaissance, environ 8 millions d’entre eux vont conduire avec une vue mal ou non corrigée. Quelques tests simples permettent de dépister les troubles de la vision.

La conduite automobile nécessite une vision naturelle ou corrigée (lunettes, lentilles de contact, chirurgie oculaire…) égale ou supérieure à 5/10e en vue binoculaire (avec les deux yeux donc), ou supérieure à 5/10e pour l’œil le meilleur quand l’autre a une acuité visuelle nulle ou inférieure à 1/10e. 1 million de conducteurs auraient une vision inférieure à cette obligation légale. Problème, 90 % des informations nécessaires à la conduite sont fournies par la vision. En d’autres termes, mal voir, c’est donc mal conduire à un moment ou à un autre, avec des difficultés à évaluer les distances, à réagir devant une situation d’urgence, ou tout simplement à lire les panneaux de signalisation. C’est donc risquer l’accident à tout moment.

Bras trop courts ?

Inéluctable dès l’âge de 40 ans, la presbytie concerne la vue de près avec pour conséquence une fatigabilité visuelle en cas de lecture ou de vision de près prolongée (carte routière, indication GPS, autoradio…), sans parler de la nécessité  de mettre la lumière pour y voir plus clair, une autre source d’accident.

TEST : si vous ne pouvez lire Rebelle-Santé sans être obligé de tendre les bras à plus de 33 cm des yeux, à plus forte raison à bout de bras, il est fort probable que vos yeux aient besoin de lunettes. Pour information, à 20 ans la lecture est possible avec un recul de 10 cm, à 45 ans, il faut 35 cm et plus d’un mètre à 60 ans !

Les panneaux sont-ils flous ?

Être obligé de froncer les sourcils au moindre panneau routier, autrement dit être myope, conduit à une fatigue visuelle et nerveuse lorsque la conduite se prolonge. La myopie non corrigée expose aux modifications brutales des trajectoires ou aux freinages soudains, faute d’anticipation des dangers ou de lecture des panneaux routiers.

TEST : posez un magazine sur un support vertical en l’ouvrant sur une page où les lettres majuscules des gros titres, en noir sur fond blanc, mesurent environ 15 mm de haut pour une épaisseur de 2 à 3 mm. Écartez-vous de 5 mètres (5 grandes enjambées). La vision binoculaire est inférieure à 5/10e si vous n’arrivez pas à les reconnaître correctement, les deux yeux ouverts.

Et votre champ visuel ?

Attention à l’altération du champ visuel, autrement dit à la diminution de la capacité à voir sur les côtés tout en regardant en même temps ce qui se passe devant soi, en vision axiale donc. Le champ visuel binoculaire normal est d’environ 180° (90° de part et d’autre de l’axe visuel). Un champ visuel horizontal diminué sur un œil (vision monoculaire) ou sur les deux yeux (vision binoculaire) ne permet pas d’anticiper les dangers survenant par le ou les côtés (piéton, cycliste, auto…). Pire, le champ visuel « rétrécit » naturellement avec la vitesse à la manière d’un entonnoir (100° à 40 km/h, 75° à 70 km/h, 45° à 100 km/h !). D’après la législation, il y a incompatibilité à la conduite si le champ visuel binoculaire horizontal est inférieur à 120°. Dans tous les cas, il est préférable de choisir un véhicule dont les montants latéraux ne sont pas trop importants pour venir gêner la vision latérale. Les rétroviseurs à grande surface diminuent le phénomène d’angle mort.

TEST : collez-vous dos contre un mur, les bras en croix, les dos des mains collés contre le mur, tout en regardant droit devant vous. Décollez vos doigts du mur et bougez-les. Si vous ne distinguez pas de mouvement, c’est probablement parce que votre champ visuel est diminué.

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