La ponction du foie

mar, 01/11/2016 - 12:48 -- Dr. Daniel Gloaguen
Pour dépister de nombreuses pathologies hépatiques
Rubrique : 

Le geste peut paraître barbare. Et pourtant, pratiquée après une bonne anesthésie locale, la ponction du foie est indolore. Elle reste indispensable dans le diagnostic de nombreuses pathologies.

Diagnostic des hépatites C et B, de la cirrhose alcoolique, du cancer du foie, de l’hémochromatose, des atteintes médicamenteuses, surveillance après transplantation… la ponction hépatique, ou ponction biopsie hépatique (PBH), connaît de nombreuses indications. D’une façon générale, elle est indiquée lorsque les examens habituels (examens de sang, échographie, radiographie…) sont insuffisants en matière de diagnostic de certitude.

UNE « CAROTTE » DE FOIE
Cet examen consiste à prélever un petit lambeau de foie, ou carotte, d’un centimètre de haut sur un millimètre de diamètre. Rappelons que le foie est la glande la plus volumineuse de l’organisme. Sa masse (environ 1500 g) permet d’en retirer quelques grammes sans en altérer le fonctionnement. L’échantillon est ensuite transmis au laboratoire. Reste au médecin anatomo-pathologiste de déterminer si le foie est malade et de quelle nature est la pathologie responsable. 8 à 10 jours sont nécessaires avant d’avoir les résultats.

EN PRATIQUE
La PBH se pratique sur une personne à jeun, à l’hôpital ou en clinique. L’anesthésie locale est nécessaire.
Les douleurs sont rares pendant l’examen, mais un petit malaise vagal est toujours possible.
Le foie étant la glande la plus vascularisée de l’organisme, il convient de vérifier avant la PBH que la coagulation est normale et que le risque hémorragique est minime.
La PBH est temporairement déconseillée en cas de traitement anticoagulant.
Enfin, la recherche du groupe sanguin permet également de prendre des dispositions en cas de problème (transfusion en urgence).

… HOSPITALISATION POUR SURVEILLANCE
Du fait du risque hémorragique et de la nécessité de soulager le patient en cas de douleur post-biopsique (30 % des cas), l’hospitalisation pour surveillance est souvent nécessaire, sauf lorsque ce risque est minime (sujet jeune sans problème de coagulation, absence de douleur après l’anesthésie). 24 heures suffisent en général.

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Article paru dans le : 
Rebelle-Santé N° 190

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