Les travaux de février au jardin

Ce mois réputé le plus froid ne tient pas toujours ses promesses et, quoiqu’il arrive, la végétation amorce discrètement son réveil avec les jours qui rallongent nettement.

Toute la difficulté pour le jardinier est de ne pas se laisser enivrer par les beaux jours ensoleillés qui peuvent surgir et être suivis d’un refroidissement marqué. Le jardinier doit savoir tirer parti de ces variations pour préparer la future saison de jardinage.

VOICI QUELQUES PISTES
=> L’alternance gel-dégel est profitable à la structure des sols lourds, et l’effet est aussi intéressant pour la terre de jardin classique ; complétez-le en passant la grelinette pour activer l’aération et le réchauffement.

=> Ouvrez le sol pour faire pénétrer l’eau : décompactez les surfaces plusieurs fois de suite si besoin ;  broyez finement les engrais verts non détruits par le gel, éliminez les déchets végétaux restés sur le sol et qui pourraient faire obstacle à la pénétration de l’eau.

=> Ouvrez largement les châssis pendant les heures chaudes, et ne les refermez pas trop tard pour éviter de piéger de l’humidité qui favoriserait les maladies fongiques. Faites de même avec les voiles de forçage et les tunnels.

=> Surveillez escargots, limaces et autres grignoteurs  abrités sous les paillages, à la base des touffes de plantes restées en place. Délogez-les à chaque tour du jardin, cela vous permettra d’être plus serein pour vos futurs jeunes plants.

LES PLANTES D’INTÉRIEUR
> Faites un état des lieux sanitaire avant d’envisager toute autre opération. Les cochenilles sont les plus à craindre, utilisez un coton avec de l’alcool à brûler pour décoller les envahisseurs. Si vous avez blessé les tissus, pensez à une pulvérisation globale de sulfate de cuivre additionné d’une décoction de prêle ; ce traitement peut être systématique en vue de prévenir les maladies fongiques.

> Apportez des engrais à toutes les plantes, sauf à celles qui sont en fin de floraison (azalées, cyclamens) : cendres de bois, poudre de roche pour le phosphore et la potasse ; pour l’azote, procédez avec modération et faites des apports progressifs au fur et à mesure de la reprise de la végétation : compost, sang séché ou autre engrais commercialisé riche en azote. Un petit rappel : dans le commerce, le dosage des engrais est noté par trois nombres (exemple : 10-20-20). Le premier correspond à l’azote, le second au phosphore et le troisième à la potasse.

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