Les plaquettes sanguines

Indispensables à la coagulation
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Indispensables dans les premières secondes qui suivent un saignement, les plaquettes vont s’agglutiner les unes aux autres afin de boucher la brèche vasculaire. Ces petits éléments sanguins sécrètent également des substances essentielles à la poursuite de la coagulation.

Zut ! Ce fichu couteau à pain vient de déraper pour entamer votre doigt, provoquant un saignement spectaculaire. Pas de panique. Dame Nature a inventé un prodigieux mécanisme de protection contre les fuites sanguines, une sorte de plan OR.SEC* antihémorragique : le caillot ! Son but : colmater une brèche vasculaire afin de stopper le flot sanguin qui s’écoule. Et parmi les différents intervenants, on trouve les plaquettes, ces petits éléments sanguins issus de la moelle osseuse qui vont intervenir dans les premières secondes d’un saignement.

Un bouchon, mais pas seulement

Sitôt mises en action, les plaquettes se gonflent brutalement, émettant des prolongements adhésifs semblables à des tentacules, grâce à des modifications de la surface de leur membrane. Objectif : s’amarrer les unes aux autres autour de la brèche pour former une espèce de bouchon. C’est le clou plaquettaire, sorte de maillage qui sert de trame à l’action des prochaines unités de combat antihémorragiques. Les plaquettes libè­­rent aussi de puissants agents vasoconstricteurs, comme la sérotonine et l’adrénaline, qui accentuent le spasme vasculaire, autrement dit la fermeture réflexe du vaisseau blessé. Simultanément, les plaquettes sécrètent une autre substance, l’ADP, capable d’attirer des plaquettes lointaines pour augmenter la taille du clou. Et enfin, les plaquettes élaborent un agent indispensable à la suite des événements, le « facteur plaquettaire 3 ». Vous l’aurez compris, les plaquettes, qui constituent la base solide du caillot à venir, sont indispensables à la coagulation.

Valeurs normales

Le calcul du nombre de plaquettes sanguines réclame une prise de sang qui s’effectue généralement à jeun le matin. Le taux de plaquettes fluctue de façon habituelle entre 150 000 à 400 000 plaquettes par mm3. En d’autres termes, il n’est pas anormal d’avoir une fluctuation du nombre des plaquettes sanguines entre deux prélèvements dès lors que le taux varie dans cette fourchette. Une fluctuation qui peut s’expliquer notamment par la faible durée de vie des plaquettes (fabriquées par la moelle osseuse) qui n’est que de 9 jours. Le nombre des plaquettes est assez stable de la naissance à l’âge adulte. Il varie parfois lors de la grossesse. Attention, les valeurs normales indiquées dépendent des techniques utilisées par les laboratoires et peuvent donc varier d’un laboratoire à l’autre.

En baisse

Appelée également thrombopénie lorsque le nombre de plaquettes est inférieur à 150 000, la baisse des plaquettes s’observe parfois lors de la prise d’alcool, lors des anomalies du fonctionnement plaquettaire (thrombopathies), dans certaines maladies médullaires osseuses (aplasie médullaire), avec certains médicaments (Dépakine, cimétidine, quinidine…), avec les anticoagulants à base d’héparine, lors d’un hyperfonctionnement de la rate (qui détruit les plaquettes qui la traversent), dans des infections virales (mononucléose infectieuse, hépatite, oreillons, rubéole…) ou encore lors de certaines maladies immunitaires.
Quant au risque hémorragique, il commence en dessous de 30 000 plaquettes par mm3.

En hausse

L’augmentation du nombre des plaquettes, autrement dit la « thrombocytose », correspond à un nombre de plaquettes supérieur à 500 000.
Elle peut témoigner de l’existence d’un syndrome inflammatoire, d’un cancer (côlon, ovaire, pancréas, bronche, rein…), d’une carence en fer avec anémie, d’une atteinte de la moelle osseuse, d’une infection ou survenir après un séjour en altitude, après un effort, en situation de stress ou après l’ablation de la rate.

*organisation des secours

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