Neuf façons de voir… la société jetable

À des milliers de kilomètres de toute activité humaine, des continents de déchets flottent dans les océans, estimés à 7 millions de tonnes.

Ceci nous donne une autre vision de la mondialisation : on jette un stylo chez nous, et c’est là-bas qu’il finit…
Qui aurait pu prévoir que l’on en arriverait là un jour ? Mais maintenant que nous sommes conscients du problème, il faut des solutions. Voici une proposition…

MILITAIRES DE TOUS LES PAYS – UNISSEZ-VOUS !
Arrêtez vos « gamineries » de guerre, des travaux d’Hercule vous attendent, attendent de vrais hommes, ATTENDENT DES HOMMES VRAIS.

Tout a commencé par des choses toutes petites, il y a à peine cinquante ans

1. Vous vous souvenez des appareils photo jetables ?

Ils ne l’étaient pas vraiment : vous les rapportiez au photographe qui les ouvrait, développait et… les rechargeait pour les revendre. Mais l’idée était née, on vendait (et achetait) quelque chose destinée à être jetée après usage.

2. Il y a les stylos, les rasoirs, les couches, les mouchoirs…

On ne les lave plus, on ne les recharge plus, on les utilise et on les jette, tout simplement.

3. Dans le temps, on avait un bidon de lait, le marchand passait et on prenait le litre en vrac.

Vinrent les bouteilles, les canettes, les sachets en plastique, les cartons, le film en plastique – et tout ça finit à la poubelle.

4. Un ami paysan, ici, dans la Drôme, a vécu ce progrès ainsi :

« Ma grand-mère tirait deux seaux d’eau tous les jours du puits au milieu de la cour pour faire sa cuisine. Ma mère n’en avait plus besoin, puisqu’elle avait l’eau au robinet. Mais maintenant que l’eau est polluée, ma femme porte des packs d’eau du supermarché jusqu’à la maison. »

5. Ces packs représentent la jetabilité puissance deux.

D’abord les bouteilles, ensuite leur emballage en plastique. Pareil pour les blisters : un emballage qui emballe un autre emballage. Le tout à jeter à la fin, bien entendu. Une solution pour s’en débarrasser : les jeter directement dans les containers du supermarché qui vous les a vendus. L’autre solution doit venir des magasins : proposer des produits en vrac. La distribution bio en est le précurseur, les autres suivent, très timidement.

6. Les cartouches d’imprimantes représentent un cas spécial.

Vvendues au prix fort par les fabricants, elles sont censées être jetées après usage. Deux possibilités : les rapporter à une boutique qui les recharge, ou alors les recharger soi-même. Ça salit les mains, mais on fait des économies énormes. Bien sûr, les fabricants n’aiment pas ça, et ils ont inventé un tas de trucs pour nous empêcher de le faire. Mais des forums montrent comment déjouer leurs chicanes.

7. Des campagnes de pub extraordinaires ont réussi à nous vendre le café dans des capsules individuelles – bien évidemment jetables.

Vous avez déjà calculé le prix par tasse ? Mais jusqu’où vont-ils encore aller, jusqu’où sommes-nous encore d’accord pour les suivre ? C’est la Jet-Set-Society – what else !

8. Un gros morceau que sont les déchets atomiques !

Pour pouvoir utiliser une brosse à dents électrique, on produit des déchets irradiés pendant des milliers d’années. Aucune solution en vue pour s’en débarrasser. Mais on continue la course folle. Après nous, le déluge.

9. Et que dire de l’obsolescence programmée.

Le fabricant décide de la durée de vie de son produit, ses ingénieurs s’appliquent pour que toutes les pièces soient usées en même temps. Ce serait un beau gâchis si les sièges de votre voiture résistaient deux fois plus que la voiture elle-même. Pas vrai ? Comme il est vrai aussi que TOUTE LA VOITURE pourrait durer deux fois plus. Il y en aurait deux fois moins à jeter. Mais le fabricant en a décidé autrement. Rentabilité oblige.

Que faire d’une société qui déraille de la sorte ? Accepter ces continents de plastique dans les océans, le recyclage des appareils électroniques dans le tiers monde, les déchets atomiques dans des blocs de béton au fond de la mer ?


Je pense sérieusement que notre société, celle du XXe et XXIe siècle, laissera comme principal héritage ses montagnes de poubelles.
Pour remédier à cela, ici comme ailleurs : prévenir vaut mieux que guérir. Il faut arrêter la politique du tout-jetable, faire du durable et collecter, trier, recycler. Pour réparer les dégâts du passé, pourquoi ne pas se laisser inspirer par le slogan de 1968 « Make love, not war ». La version 2015 serait une consigne pour les  armées du monde entier.

Parce qu’il faut maintenant une MOBILISATION MONDIALE pour encore pouvoir nettoyer la Terre : ne faites plus la guerre, FAITES PLUTÔT LES POUBELLES PLANÉTAIRES !
Devant le bâtiment des Nations Unies à New York, il y a la sculpture du forgeron qui transforme une épée en charrue. L’image vient des Romains, la sculpture des Soviétiques. L’idée est donc très ancienne : utiliser la force guerrière pour la paix et le bien-être de tous. Mais est-elle réalisable pour autant – des guerriers comme sauveurs du Pacifique ?

Coluche disait, en parlant des Restos du Cœur : « Des gens très intelligents nous ont dit que ça ne marcherait jamais. Nous ne sommes pas intelligents, nous l’avons fait. »
Faisons-le. Nous le pouvons. En espagnol, ça se dit PODEMOS !

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