Je suis Lachesis. Regardez-moi ! Écoutez-moi !

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Madame Lachesis parle vite, fort, en faisant de grands gestes. Mais que se passe-t-il derrière cette extrême volubilité ? Un mal-être et un rapport au monde plutôt complexes.

Ma philosophie de vie

Le centre du monde, c’est moi. Depuis que je suis née, j’exige qu’on le sache et qu’on s’occupe de moi comme il se doit. Je suis plutôt une femme, et d’ailleurs tout ce qui touche au cycle menstruel, à la ménopause, à la sphère gynécologique en général, pose un problème. Je suis très théâtrale, j’exagère tout (le bon comme le mauvais)… mais c’est seulement parce que je voudrais désespérément que l’on m’aime. Et, même, que l’on me préfère ! Seulement alors, je suis adorable, chaleureuse, généreuse, inspirée.
Très sensible, artiste, j’aime écrire, peindre, créer en tout cas, c’est ainsi que je m’exprime le mieux. Je suis une incorrigible bavarde, du coup l’autre ne peut pas en placer une et le dialogue est difficile pour ne pas dire impossible.
Je suis en permanence le siège d’une tension que je dois tempérer (sport, cris, tabac) au risque de, sinon, « péter les plombs ».

À table

Je suis une grande fan de ce qui « remplit », « comble », notamment les féculents. À moi les énormes assiettes de pâtes, riz, pommes de terre ! Les bagels avec un gros pain bien bourratif ! J’aime aussi les aliments lactofermentés, c’est-à-dire tout ce qui est aigre – yaourt, cornichon… Je fais glisser le tout avec une bonne bière (ou autre alcool), du soda frais, de l’eau fraîche, du café. D’ailleurs l’alcool… autant l’avouer, j’ai un faible. Il peut m’arriver d’en boire un petit verre en cachette. Ou deux. Mais bon, la vie n’est pas si facile alors pourquoi se refuser ce plaisir ? Par ailleurs, comme je suis « à fond » tout le temps, physiquement et intellectuellement, j’ai besoin de carburant ET de tempérer mes émotions – café, chocolat… et autres substances caféinées ou au contraire apaisantes, plus ou moins licites, font partie de mon quotidien.
En revanche, je n’aime pas trop les céréales (type muesli et autres bricoles à mâchonner), ni le thé, les tisanes et tout ce qui se boit chaud, autre que le café.

Mon apparence

J’ai besoin de place et d’air. Donc déjà, je ne porte rien qui serre, enserre, étouffe : il faut que ça respire. Surtout ni foulard, ni nœud papillon, ni cravate (il y a quelques hommes Lachesis !), ni pull à col roulé. Je suis claustrophobe, et cela jusque dans mes vêtements.
Même les bijoux légers autour du cou peuvent poser problème. D’une manière générale, je suis hypersensible aux matières, dont pas mal me grattent, me gênent, m’insupportent.

Mes proches

Je suis différente. Pas comme les autres. Enfin, c’est ce que je crois, intimement. Mais du coup, les autres me considèrent comme « bizarre » et ne m’aiment pas trop. Ce qui me rend solitaire, un peu paranoïaque – c’est sûr, ils disent tous du mal de moi derrière mon dos… alors, moi aussi, je lance des rumeurs, et je critique, tant pis !
Depuis toute petite, j’exige qu’on ne s’occupe que de moi, et tout le temps. J’ai un tel besoin d’attention que j’en suis agressive. C’est vrai que je suis un peu envahissante, mais c’est que j’ai une telle peur d’être abandonnée par maman, cette terreur est ancrée au plus profond de moi, quel que soit mon âge. Du coup, je suis dans « la fusion » avec tout le monde : mes amis, mon mari, mes enfants, mes animaux domestiques… Forcément, avec des désillusions, ce qui me rend parfois cyclothymique, voire agressive, d’une humeur en dents de scie, déprimée sans raison particulière. Ce qui me ronge vraiment, c’est ma jalousie maladive. Je peux hurler, frapper, faire les pires choses par jalousie. C’est normal quand on tient à quelqu’un, non ?
Je recherche l’approbation et l’amour… mais fuis les contacts physiques, câlins et autres démonstrations d’affection. J’ai besoin de dominer l’autre, sinon je deviens acerbe, voire haineuse. C’est compliqué tout ça !

Ma santé

Je suis du genre congestionnée : du visage (très vite rouge) aux jambes (pas moyen d’enfiler des bas de contention) en passant par les sinus, les bleus au moindre coup, la gorge nouée sous l’effet du stress et congestionnée en cas d’angine (impossible d’avaler quoi que ce soit).... Comme si le sang bouillonnait en permanence. D’ailleurs, je cicatrise mal, je saigne facilement du nez, des hémorroïdes (avec sensation de gonflements).

Les règles, c’est toute une histoire : migraines battantes (toujours à gauche), bassin congestionné, seins comme des obus, nervosité, prise de poids (gonflement), syndrome prémenstruel puis douleurs de règles, absence de règles, anomalies de cycles, foie pas en forme… Pareil à la ménopause : bouffées de chaleur, thyroïde en déroute (hypo ou hyper), sensation de manquer d’air, d’avoir toujours trop chaud… D’une manière plus générale, mes faiblesses sont gynécologiques. Ainsi que les tensions nerveuses – angoisse, anxiété, cauchemars, soupirs, stress en tout genre…, que je gère très mal. Je fuis le soleil en été. Herpès, furoncle, bleus, abcès, acné, eczéma : tout ce qui fait « bouillonner la peau » peut me toucher aussi.

En revanche, le sport me fait un bien fou – j’aime beaucoup transpirer, ça me « libère »… – même si je vire alors écarlate comme une tomate. Ado, j’avais des poussées d’acné carabinées. Bref, il faut que mes efforts ou mes problèmes « se voient », se sachent, et que l’on compatisse. Et dès que je peux éliminer – sang, urine, selles, sueur… –, cela me fait du bien.

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