Au cœur du tabou de l’industrie de la viande

Penser l’élevage aujourd’hui relève du tabou. Au-delà de l’assiette, il faut considérer l’impact sanitaire sur notre alimentation, les conséquences écologiques de l’élevage intensif sur notre environnement, et la question sociale du métier d’éleveur tragiquement frappé par la crise agricole.
En France, un agriculteur se suicide tous les deux jours, un taux supérieur de 20 % au reste de la population. En cause, l’industrialisation de l’élevage et l’orientation productiviste à l’œuvre depuis les Trente Glorieuses, qui implique une traçabilité administrative toujours plus envahissante sur les bêtes : « L’administration du désastre ». S

uperbement illustré par les aquarelles de Guillaume Trouillard et coordonné par la journaliste Aude Vidal, l’ouvrage critique donne la parole aux éleveuses et aux éleveurs, aux chercheuses et aux chercheurs, en articulant une réflexion autour de l’éventail complexe des problèmes soulevés par cette crise, en explorant des moyens pour en sortir. S’il n’est pas question d’abolir l’élevage, il faut en finir avec l’industrie de la viande et repenser nos relations à l’animal. Un impératif humanitaire, environnemental et humain que ce livre expose magistralement.

  • On achève bien les éleveurs - Résistances à l’industrialisation de l’élevage - Aude Vidal, illustré par Guillaume Trouillard. Éditions L’échappée - 144 pages - 20 x 26 cm - 24 €. 

Partager

 

À chaque parution...

Enregistrer

Enregistrer

Participer au forum...

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Nous suivre...

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer