L'Adénome de la prostate ?

Quel bilan ?
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L’adénome de la prostate correspond à l’augmentation bénigne de la partie centrale de la prostate avec des conséquences importantes sur la miction nocturne.

L’adénome de la prostate (AP) est une pathologie fréquente lorsque l’homme avance en âge. Les symptômes de l’AP, qu’on appelle également hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) du fait de l’augmentation de la taille de la prostate, sont faciles à identifier par le patient lui-même et consistent en de multiples levers nocturnes pour uriner (au moins 4 fois), de faibles quantités à chaque fois, avec la nécessité de « pousser », l’impression d’une vessie toujours pleine ou d’un jet qui s’interrompt « sans raison ». Il existe un questionnaire appelé IPSS (International Prostate Symptom Score) destiné à évaluer sa sévérité.

Retentissement urinaire

Du fait de son volume important, l’AP referme l’orifice urétral, empêchant l’évacuation normale des urines. La moitié des hommes de 50 à 60 ans présenterait un début d’adénome. Le traitement comporte des traitements et l’intervention chirurgicale en cas d’échec. Rappelons également que derrière la gêne, l’AP cache deux risques importants : la rétention aiguë d’urines nécessitant un sondage en urgence et les infections urinaires.

Des examens, mais pourquoi ?

En pratique, les examens complémentaires ont essentiellement pour but d’éliminer la présence d’un cancer, notamment après 50 ans, d’autant qu’un cancer prostatique peut également se manifester par des troubles urinaires.

Un toucher rectal d'abord…

Le toucher rectal est indispensable. Il est destiné à s’assurer qu’il s’agit bien d’une augmentation de la prostate liée à un AP et non à un cancer. Dans le premier cas, la prostate est nettement augmentée de volume (jusqu’à la taille d’une orange !) et apparaît souple (ou molle) à la palpation au doigt. Dans le cas d’un cancer, la palpation retrouve une prostate plutôt dure ou recouverte de nodules.

… suivi par le dosage du PSA

Qu’il soit normal ou pas, le toucher rectal doit être suivi par un dosage du PSA, autrement dit de l’antigène spécifique de la prostate. En effet, on considère qu’un cancer prostatique est peu probable lorsque ces deux examens sont normaux. Il s’agit donc d’un simple AP. Le taux de PSA augmente en cas de cancer. Une quantité supérieure à 4 nanogrammes/ml (4 ng/ml) dans le sang est considérée comme élevée. Mais tout dépend de l’âge de la personne et de la taille de sa prostate. Un résultat élevé n’est pas obligatoirement synonyme de cancer, d’autant que certaines circonstances prédisposent à une augmentation du taux. À l’inverse le dosage du PSA connaît également des « faux négatifs » : le résultat est normal alors qu’il existe un cancer.

… Et une biopsie parfois

Et pour compliquer le tout, un AP peut tout à fait cohabiter avec un authentique cancer. D’où l’intérêt, dans les cas douteux, de l’échographie prostatique destinée à visualiser la structure de la prostate et le retentissement sur la vessie. Surtout, l’échographie permet d’effectuer une biopsie prostatique sous anesthésie locale. Le praticien prélève une douzaine de fragments dans lesquels on va rechercher la présence de cellules cancéreuses.

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