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Asthme

dim, 01/04/2018 - 00:00 -- Didier Le Bail
La complémenthérapie à mettre en oeuvre
Rubrique : 

Une formule associant deux vitamines et un minéral améliore les problèmes respiratoires des personnes asthmatiques.

Par le bouche-à-oreille numérique, j’ai appris qu’un médecin généraliste américain avait obtenu de bons résultats dans le traitement de l’asthme grâce à trois nutriments qui vous sont déjà familiers : la vitamine D, le magnésium et la vitamine C. Il n’en fallait pas plus pour m’inciter à creuser le sujet…
Commençons par la vitamine D.

Ingrédient n° 1 : la vitamine D

Ce médecin n’hésite pas à prescrire des doses importantes de vitamine D afin de faire grimper le taux sérique au-dessus de 50 ng/ml. Dans les faits, la plupart des patients atteignent un taux moyen de 80 ng/ml, ce qui est certes très au-dessus de la valeur plancher (30 ng/ml) mais toujours très en dessous de la zone de toxicité (>150 ng/ml). Avec ce taux optimal de 80 ng/ml, le symptôme de respiration sifflante se manifeste moins souvent, moins longtemps, et de façon moins intense. Et quand on ajoute du magnésium à la formule, les patients finissent par être totalement délivrés de leurs sifflements ! De telles améliorations autorisent la diminution progressive et individualisée, voire l’arrêt pur et simple des traitements conventionnels.

La littérature scientifique à disposition montre que chez les personnes asthmatiques, un taux de vitamine D passant en dessous de 30 ng/ml est associé à une hyperréactivité des voies respiratoires, à une détérioration de la fonction pulmonaire, à des crises d’asthme plus fréquentes et à une réponse réduite aux corticoïdes. Autant un taux sérique stabilisé autour de 30 ng/ml contribue à préserver la santé osseuse, autant un taux atteignant et dépassant 40 ng/ml est requis pour bénéficier des effets extra-osseux de la vitamine D, notamment en matière d’immunité et d’inflammation.

Ingrédient n° 2 : le magnésium

Le magnésium prescrit par le médecin américain se prend par voie orale ou par voie transcutanée par l’intermédiaire de bains au sel d’Epsom.

Ces sels ne sont rien de plus que du sulfate de magnésium. Un choix qui ne doit rien au hasard, sachant que l’on procède à des injections de sulfate de magnésium par voie intraveineuse pour traiter les patients hospitalisés à cause d’une crise d’asthme sévère ! La voie transcutanée est à privilégier quand le patient est particulièrement fragile des intestins ou quand il y a risque d’interactions avec des traitements médicamenteux en cours (IPP, antibiotiques…). Les bains au sel d’Epsom sont à effectuer deux fois par semaine pendant 20 mn environ, de préférence en soirée ou avant le coucher. La pratique clinique montre que ces bains spéciaux permettent d’éliminer les épisodes de respiration sifflante chez les patients ayant préalablement atteint un taux sérique optimal de vitamine D.

Le magnésium est un ingrédient clé en raison de son activité à la fois myorelaxante et antihistaminique. D’un côté, il détend les muscles lisses bronchiques, et de l’autre, il s’oppose à la réaction en chaîne aboutissant à la crise d’asthme en inhibant la libération d’histamine, un composé responsable de la contraction des bronches.

Ingrédient n° 3 : la vitamine C

L’asthme s’accompagne d’un stress oxydatif important qui entretient et exacerbe les phénomènes inflammatoires, d’où la nécessité de renforcer les défenses antioxydantes de l’organisme. La vitamine C est l’antioxydant majoritairement présent dans les muqueuses des poumons et des bronches. Problème : quand on analyse le liquide bronchique des personnes asthmatiques, on observe un taux de vitamine C littéralement effondré !

La vitamine C est également utile par le fait qu’elle accélère la destruction de l’histamine déjà évoquée plus haut. Enfin, au même titre que la vitamine D, la vitamine C contribue à renforcer l’immunité, d’où une meilleure protection vis-à-vis des infections respiratoires d’origine virale ou bactérienne.

Pour bénéficier à plein des effets antioxydants de la vitamine C, il convient d’en consommer 500 mg par jour. En revanche, il faut compter le double, sinon le quadruple, pour diminuer de façon significative le nombre de crises d’asthme.

En pratique : Et si l’on récapitulait ?

Vitamine D :
Pour se donner toutes les chances de dépasser durablement 40 à 50 ng/ml, prendre 10 000 UI par jour pendant 10 jours puis 4000 UI par jour pendant 4 mois ; ensuite, effectuer un dosage sanguin de contrôle dans le laboratoire d’analyses de son choix afin de s’assurer que le taux de vitamine D a bien remonté comme attendu.

Magnésium :
Au choix, prendre 400 mg par jour de magnésium élémentaire ou prendre 2 bains au sel d’Epsom par semaine. Par voie orale, privilégier le magnésium d’origine alimentaire évoqué plus haut ou les sels organiques tels que le glycérophosphate et le bisglycinate de magnésium. Pour ce qui est du bain bi-hebdomadaire, verser plusieurs poignées de sel dans l’eau chaude du bain.

Vitamine C :
Au moins 1000 mg par jour
en répartissant les prises. Ceux qui demeurent fidèles aux produits à base d’acérola feront en sorte de consommer au moins 500 mg par jour de vitamine C. Pour info, la poudre d’acérola contient en moyenne 17 % de vitamine C. Il faut donc consommer 1000 mg de poudre pour obtenir 170 mg de vitamine C.

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Article paru dans le : 
Rebelle-Santé n° 204
Voir aussi : 
Type de publication : 

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