Problèmes psy qui persistent ?

ven, 01/06/2018 - 00:00 -- Didier Le Bail
Et si vous manquiez simplement de vitamines et de minéraux ?
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La carence en un seul nutriment suffit parfois à conduire aux portes de la folie. C’est pourquoi les compléments multivitaminés gagneraient à être beaucoup plus souvent intégrés au protocole de soins des troubles mentaux. Et ils peuvent même constituer une vraie solution thérapeutique quand les psychotropes se révèlent totalement inefficaces. Le cas de Marie en est l’illustration parfaite.

Marie vit au Canada. À l’âge de 33 ans, elle a été confrontée à des problèmes d’ordre psychiatrique pour la première fois de sa vie. Des problèmes suffisamment sérieux pour qu’elle soit hospitalisée à maintes reprises entre 1997 et 2001. Différents diagnostics ont été posés au cours de cette période : troubles bipolaires accompagnés de signes de psychose, schizophrénie dysthymique, dépression, syndrome de stress post-traumatique.

Un tournant survint en décembre 2001 : compte tenu des piètres résultats obtenus avec les psychotropes, elle décida d’entreprendre une longue cure de « multivitamines » (1), tout en réduisant progressivement la prise de médicaments. Depuis cette date, elle n’a plus jamais eu besoin de reprendre des psychotropes et encore moins d’être hospitalisée. Un rapport médical de 2005 a reconnu que parmi tous les traitements qu’elle avait suivis, celui à base de micronutriments s’était finalement révélé le plus efficace. Une efficacité qui ne s’est pas démentie depuis lors.

Le témoignage d’une « rebelle »

En 2016, Marie a livré un témoignage sans ambages sur cette période de son existence où son esprit de rébellion l’a sauvée d’une descente aux enfers qui paraissait ne jamais devoir finir :

« J’ai survécu à un dangereux et destructeur parcours thérapeutique pour finalement découvrir que la seule chose dont j’avais vraiment besoin était de nourrir mon cerveau et d’admettre que j’avais des réactions en fait normales aux chocs affectifs et au stress. Cela peut paraître étrange à certains, mais la vérité est que je me sens bien parce que je N’AI PAS fait ce que les médecins me disaient de faire. Je n’ai pas accepté leurs diagnostics, leurs avis ou leurs traitements, et il y en a eu beaucoup tout au long de ces années. Finalement, je m’en suis sortie à ma façon, et c’est pour cela que je suis en vie aujourd’hui.

Pour moi, les questions importantes sont les suivantes :

1 – Pourquoi notre système de santé persiste-t-il à ignorer la valeur de la thérapie micronutritionnelle en dépit des bénéfices qu’elle apporte au niveau mental et émotionnel ?

2 – Pourquoi choisissons-nous une façon de soigner accordant la PRIORITÉ à des médicaments qui nuisent à la santé et qui rendent dépendants, alors que nous savons guérir par la nutrition, qui est sûre et ne crée pas de dépendance ?

Ces deux questions nous amènent à nous demander pourquoi, dans une société soi-disant évoluée disposant d’un système de prise en charge des maladies mentales, choisissons-nous d’investir en premier lieu dans le protocole de soins le plus dangereux et le plus onéreux ? C’est la question à un milliard de dollars. »

Oui, Marie souligne avec force les bénéfices thérapeutiques apportés par sa cure prolongée de multivitamines, mais aussi les bénéfices économiques que le système de santé local en a retiré.

Quand l’histoire se répète…

Les grincheux vont m’objecter que l’on ne peut pas généraliser à partir d’un cas isolé, sauf qu’il ne s’agit justement pas d’un cas isolé.

Pour preuve, cet enfant canadien de 10 ans atteint de troubles mentaux sévères (psychose avec hallucinations visuelles et auditives, délires, troubles obsessionnels compulsifs). Différents traitements médicamenteux ont été essayés sans succès pendant son séjour de six mois dans une unité de soins pédiatriques spécialisée. Il a finalement été renvoyé chez lui où ses parents ont décidé de lui faire prendre un complément multivitaminé ayant déjà été évalué dans un cadre clinique. Les traitements médicamenteux ont été progressivement réduits pour être complètement abandonnés au bout d’un mois.

Six mois après le début de la cure de multivitamines, la plupart des symptômes avaient disparu et l’enfant pouvait à nouveau mener une vie à peu près normale. Son suivi sur sept ans montre qu’il n’y a eu aucune rechute et que sa scolarité a été normale.

Un chercheur a calculé qu’au cours des six mois qui ont suivi la période d’hospitalisation, les dépenses relatives à la supplémentation et aux visites médicales ont représenté moins de 2 % de celles engagées durant les six mois d’hospitalisation !

Bref, les nutraceutiques – autrement dit les compléments alimentaires à effet thérapeutique avéré – devraient désormais être considérés a minima comme une solution optionnelle à essayer dans certaines situations, par exemple en situation d’échec thérapeutique. Et, à ce titre, compte tenu de leur efficacité et du gisement d’économies qu’ils représentent, ils mériteraient de bénéficier d’un remboursement partiel, de type forfaitaire par exemple, afin d’éviter que certains renoncent purement et simplement à cette solution thérapeutique en raison de ressources financières insuffisantes.

Et voilà que les grincheux reviennent à la charge :

« Désolé, mais on ne peut pas se satisfaire de ces histoires, aussi belles soient-elles ! Il faut être plus scientifique dans l’approche et donc nous fournir des références d’études attestant du réel intérêt thérapeutique des compléments multivitaminés dans les problèmes de santé touchant à la sphère neuro-psychique. »

Des effets validés par la science

Une étude intéressante a été publiée très récemment dans le BMJ, revue scientifique de référence. Des chercheurs suédois ont épluché les dossiers médicaux de plus de 150 000 enfants de la région de Stockholm et il en est ressorti que les enfants dont les mères ont procédé à une cure de multivitamines au cours de leur grossesse présentent un risque réduit d’un tiers de développer un trouble du spectre autistique avec déficience intellectuelle associée. Pas mal, non ?

De fait, un tour d’horizon de la littérature scientifique de ces 15 dernières années révèle qu’il existe au moins 25 études randomisées ayant évalué des compléments multivitaminés dans le cadre du traitement d’une grande variété de troubles « psy ». De manière générale, les résultats s’avèrent favorables aux multivitamines.

En pratique

Les critères de choix d’un bon multivitamines

=> Un complément multivitaminé de qualité contient une large palette de vitamines, minéraux, phyto-composés (caroténoïdes, polyphénols), substances diverses (notamment coenzyme Q10), voire d’oméga-3.

=> Ces différents éléments sont apportés à doses nutritionnelles, voire supra-nutritionnelles dans le cas de la vitamine C (au moins 200 % des VNR*, soit 160 mg/j) et de la vitamine D (au moins 500 % des VNR, soit 1000 UI/j).

=> Préférer les produits européens aux produits américains mégadosés.

=> Préférer aussi les produits ne contenant pas de fer, cuivre et manganèse, car ces substances sont potentiellement pro-oxydantes.

=> Autre critère important, celui de la « naturalité » du produit : s’assurer en particulier que les vitamines C et E et le bêta-carotène sont réellement d’origine naturelle.

=> Les multivitamines s’adressent à des populations spécifiques : femmes enceintes, sportifs, personnes fatiguées, déprimées ou victimes d’un stress majeur, personnes soumises à une forte pollution, personnes se nourrissant mal ou s’imposant des régimes drastiques, sans oublier les personnes à la santé mentale précaire, comme on l’a vu plus haut.

Quant aux personnes en relative bonne santé soucieuses de compléter leurs apports nutritionnels, elles resteront de préférence au plus près de l’aliment en privilégiant les « superaliments » : algue spiruline, jus d’herbes, pollen frais, gelée royale fraîche, baies de goji et autres super fruits, graines germées, lait de jument… Le choix ne manque pas !

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Article paru dans le : 
Rebelle-Santé n° 206
Type de publication : 

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