Dépakine® : un autre scandale…

ven, 01/02/2019 - 00:00 -- Rebelle-Santé
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De nombreux enfants sont nés handicapés suite à l'exposition in utero à la Dépakine®, au Dépakote® ou à la Dépamide® et à d'autres antiépileptiques pris pendant la grossesse, sans que les parents n’aient été informés des risques. Or, depuis les années 1980, le laboratoire Sanofi connaissait les dangers du valproate de sodium – le principe actif de ces médicaments – chez les femmes enceintes et a attendu plus de 20 ans avant de l’inscrire sur les notices, enfin, en 2006.

L’été dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ont publié un document relatant les résultats d’une analyse du système national des données de santé. Les chiffres, relevés jusqu’au 31 décembre 2016, concernaient 1,7 million d’enfants nés entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2014. 8 848 d’entre eux avaient été exposés in utero à différents traitements antiépileptiques (dont 991 au valproate). Cette étude a montré qu’à l’âge moyen de 3,6 ans, les enfants dont la mère avait pris du valproate au cours de la grossesse présentaient un risque quatre à cinq fois plus élevé d’avoir un diagnostic de « troubles mentaux et du comportement » précoces (avant l’âge de 6 ans) que les enfants dont la mère n’avait pas pris d’antiépileptique pendant la grossesse. On estime que 30 à 40 % des enfants exposés seraient concernés, ce qui donne une évaluation entre 16 600 et 30 400 enfants atteints de troubles neuro-développementaux précoces à cause du traitement entre 1967 et 2016.

En novembre 2017, la cour d’appel d’Orléans a condamné le laboratoire Sanofi à verser 2 millions d’euros à l’une des victimes et 1 million à la CPAM. Sanofi a fait appel. En attendant, un fonds d’indemnisation se met en place. Et si Sanofi ne veut pas indemniser, c’est l’Oniam qui le fera, un organisme public d'indemnisation des victimes, autant dire l’argent du contribuable, le nôtre, le vôtre… Et à raison de 2 millions par victime et de 30 000 victimes, ça fait une note de 60 milliards.

À lire aussi : l’interview de Cyril Pocréaux

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