Ashwagandha

À la découverte du ginseng indien
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Vous aspirez à retrouver un meilleur tonus et un meilleur sommeil, tout en étant plus détendu ? L’ashwagandha est fait pour vous. Tonique doux et anti-stress majeur utilisé depuis plus de 2000 ans en médecine ayurvédique, l’ashwagandha connaît un succès grandissant Outre-Atlantique, alors qu’en France, cette plante, de manière incompréhensible, continue à être considérée comme dangereuse par les autorités sanitaires ! Une anomalie qu’il est plus que temps de réparer. 

Surnommée le « ginseng indien », l’ashwagandha (Withania somnifera) est l’une des plantes phares de la médecine traditionnelle indienne (médecine ayurvédique). Son nom provient de deux termes empruntés au sanskrit, une langue ancienne et sacrée : ashva, qui signifie « cheval », et gandha, « odeur ». Pourquoi avoir associé ces deux mots ? Tout simplement parce qu’il se dégage de la racine de la plante une odeur puissante ressemblant à celle du cheval. À partir de là s’est d’ailleurs formée la croyance populaire selon laquelle la prise d’Ashwagandha confère la force et la virilité d’un cheval !

Les tradipraticiens indiens considèrent l’ashwagandha comme une plante rasayana, autrement dit comme un tonique général qui revitalise, régénère, rajeunit l’organisme. De leur côté, les phytothérapeutes occidentaux classent l’ashwagandha parmi les plantes dites « adaptogènes ».

C’est quoi, un adaptogène ?

Un adaptogène a pour fonction de renforcer les capacités d’adaptation au stress, que celui-ci soit de nature physique ou psychologique. À la base, le stress est une réaction salutaire permettant à l’organisme de s’adapter aux contraintes imposées par son environnement. Sauf que le stress devient préjudiciable à la santé lorsqu’il garde l’organisme trop longtemps sous pression. Cela se traduit notamment par l’apparition de troubles nerveux, digestifs, hormonaux, immunitaires, etc. Les cabinets médicaux sont remplis de patients victimes des effets négatifs d’un stress chronique, les plus évidents d’entre eux étant ceux affectant la sphère neuropsychique : anxiété, surmenage, dépression, burn-out, insomnie, spasmophilie…

Quel est l’adaptogène le plus… adapté à mon cas ?

Pour ne pas se tromper sur le choix de son adaptogène, il est important de conserver à l’esprit cette distinction entre adaptogènes stimulants et calmants, car les premiers aident à soutenir la production de cortisol (hormone du stress), alors que les seconds contribuent à diminuer les niveaux de cortisol.

♦ Si vous avez besoin d’élever temporairement votre niveau de résistance au stress – et donc la production de cortisol – pour diverses raisons (nouveau job, cadence de travail élevée, arrivée d’un nouvel enfant, préparation d’un examen, décalage horaire répété…), ayez recours à un adaptogène stimulant comme la rhodiola ou le ginseng.

♦ Si vous avez déjà outrepassé votre capacité de résistance au stress au point de basculer dans une phase d’épuisement – elle-même liée à l’épuisement de vos réserves en cortisol –, privilégiez un adaptogène calmant comme l’ashwagandha ou le schisandra.

À noter l’effet opposé des adaptogènes stimulants et calmants sur la tension artérielle. Tandis que le ginseng ou l’éleuthérocoque peuvent parfois augmenter la tension artérielle, l’ashwagandha, de son côté, exerce un effet légèrement hypotenseur. À prendre en compte si l’on est déjà traité pour des problèmes de tension.

L’ashwagandha, une plante dangereuse ?

Parlons maintenant de ce qui fâche…

Pour commencer, laissez-moi vous faire un bref topo de la situation...

=> D’un côté, nous avons une plante – l’ashwagandha – qui est utilisée depuis plus de 2000 ans par les tradipraticiens indiens. Ses bienfaits sont tels qu’elle est qualifiée de « Reine des plantes ayurvédiques ».

De surcroît, une série d’études cliniques réalisées suivant les règles de la science moderne a confirmé, ces dernières années, la valeur thérapeutique de l’ashwagandha et l’intérêt d’y recourir notamment en cas de stress, d’anxiété, de troubles du sommeil, de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), de troubles cognitifs légers, d’hypothyroïdie légère, de perte de libido chez la femme, de perte de fertilité chez l’homme et de fatigue induite par la chimothérapie.

=> Et de l’autre côté, nous avons, en France, les « experts » de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui persistent à maintenir l’ashwagandha sur la liste B des plantes médicinales de la pharmacopée française. Or, la liste B correspond à la liste des plantes médicinales utilisées traditionnellement « dont les effets indésirables potentiels sont supérieurs au bénéfice thérapeutique attendu ». Du coup, l’ashwagandha se retrouve associée à des plantes autrement plus dangereuses telles que l’aconit, la ciguë, les digitales et l’ergot de seigle !

Vous me rajouterez une bonne dose de mauvaise foi, s’il vous plaît !

Bref, rien de vraiment rédhibitoire… Et pourtant, les experts ont décidé de maintenir l’ashwagandha sur la liste B ! La manière dont ils ont justifié leur avis est pour le moins légère. Selon eux, au vu de l’absence de toxicité aux doses habituelles d’emploi (2), l’ashwagandha pouvait être inscrit sur la liste A, autrement dit sur la liste dévolue aux plantes médicinales dont la sûreté d’emploi paraît établie. Mais le fait que quelques références fassent état de toxicité à fortes doses a néanmoins suffi pour les convaincre de maintenir cette plante sur la liste B.

Or, tout le monde sait bien que c’est « la dose qui fait le poison ».

L’extrait KSM-66

Pour un meilleur résultat thérapeutique, choisissez un extrait de qualité « premium », autrement dit un extrait breveté et testé cliniquement.

En pratique

Conseils d’utilisation d’un extrait sec de racine titré à 5 % en withanolides :

300 à 600 mg par jour.
En cas de troubles du sommeil, prendre le produit de préférence avant le dîner ou avant le coucher.

À noter que l’ashwagandha a une action hypolipidémiante légère (HDL-C, triglycérides), hypoglycémiante légère et antihypertensive légère, comme déjà indiqué plus haut.

Notes :

(1) Des médicaments comme le propofol (anesthésique général dont un usage détourné a causé la mort de Michael Jackson) ou le baclofène (relaxant musculaire principalement connu pour son utilisation dans le traitement de la dépendance à l’alcool) sont des gabamimétiques directs.
(2) Soit 3 à 6 g de poudre brute par jour ou 250 mg d’extrait sec 3 fois par jour.

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