Élixirs floraux à vos ciseaux !

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Avec l’arrivée du printemps reviennent les belles couleurs. Les fleurs s’épanouissent et le temps des récoltes commence.

Les élixirs floraux, souvent appelés « fleurs de Bach », du nom de leur « inventeur », le Dr Edward Bach, sont des solutions légèrement alcoolisées que l’on prend sous forme de gouttes pour arriver à se sentir mieux dans sa peau, en travaillant sur son équilibre émotionnel.

Ce sont des infusions de plantes très diluées et stabilisées dans l’alcool. Il existe 38 remèdes « de base », que l’on peut utiliser seuls ou en les associant.

Comment choisir ?

On va opter pour un élixir plutôt qu’un autre en fonction de ses ressentis. C’est pourquoi il est important de trouver celui ou ceux qui vous correspondent le mieux, selon votre état émotionnel : tristesse, jalousie, colère, timidité, trac… Munissez-vous d’un guide, comme Mon Cahier des fleurs de Bach, de Maud Gracien.

Généralement, on achète les élixirs prêts à l’emploi, mais on peut aussi, quand viennent les beaux jours, les fabriquer soi-même. On peut aussi faire les deux : en acheter quand le besoin urgent s’en fait sentir, et en fabriquer soi-même quand on a le temps.

Comment les préparer ?

Il vous faut commencer par faire votre récolte, de préférence le matin après la rosée, un jour de beau soleil, quand les fleurs sont bien épanouies. Choisissez un jour tranquille, où vous avez le temps de cueillir les fleurs dans le calme, sans précipitation, et de bien les choisir.

Avant de partir pour cette aventure, rassemblez dans un panier tout le matériel nécessaire et emportez-le avec vous quand vous irez faire votre récolte.

Il vous faudra un grand saladier en verre transparent, deux litres d’eau de source, un entonnoir, des ci­seaux, un torchon en coton fin ou un tissu léger en lin, une bouteille en verre vide, 37,5 cl de cognac bio, des gants de tissu fin. Ajoutez un bon livre (ou Rebelle-Santé) car vous allez avoir le temps de lire.

Une fois sur place, installez-vous confortablement. Posez le saladier sur un sol bien stable et versez-y les deux litres d’eau. Enfilez vos gants (pour éviter de toucher les fleurs), prélevez les fleurs, bien ouvertes mais pas fanées, en les coupant délicatement avec vos ciseaux et mettez-les directement dans l’eau. Prélevez-en suffisamment pour que l’eau soit couverte de fleurs. Puis laissez tout cela au soleil pendant trois ou quatre heures, en faisant bien attention que votre saladier ne se retrouve pas à l’ombre.

C’est le moment de laisser la nature œuvrer et de sortir votre livre ou de lire vos Rebelle-Santé en retard !

Après cette « infusion solaire », placez le torchon fin ou le tissu sur votre entonnoir et utilisez-le pour remplir votre bouteille à moitié. Complétez avec du cognac bio. Et le tour est joué, vous avez votre bouteille d’essence-mère. C’est avec elle que vous pourrez fabriquer votre élixir. Elle se conserve pendant des années à l’abri de la lumière et au frais (entre 12 et 18 °C, dans une cave par exemple).

Votre flacon

Achetez-vous des petits flacons de 30 ml en pharmacie, munis de compte-gouttes, c’est le plus pratique. Pour faire un flacon d’élixir, remuez bien votre essence-mère en secouant la bouteille, puis mettez-en deux gouttes dans un flacon. Remplissez de cognac (toujours bio de préférence). Secouez le mélange pendant quelques minutes. Votre élixir est prêt !

Quels élixirs ?

Il est possible de fabriquer des élixirs avec de nombreuses fleurs, en voici quelques exemples avec leurs indications de base :

• La fleur d’aubépine, pour apaiser les chagrins, la peine d’une séparation, d’un deuil.

• La fleur d’hélianthème, quand on est victime de peurs incontrôlables.

• La fleur de gentiane, quand on est déçu et découragé, pessimiste et sceptique.

• La fleur d’ajonc, quand on est résigné, que l’indifférence devient un refuge.

• La fleur de chèvrefeuille en cas de regrets et de tristesse, de nostalgie.

• La fleur de clématite quand on est tête en l’air, déconnecté de la réalité.

• La fleur de moutarde quand on est cyclothymique, avec une tendance à la déprime.

• La fleur d’olivier quand on se sent épuisé, qu’on est surmené et qu’on n’arrive pas, pourtant, à bien dormir.

• La fleur d’églantier quand on n’a plus d’envie, qu’on est apathique et résigné.

• La fleur de bruyère quand on ne sait pas rester seul et qu’on a besoin d’être le centre du monde.

• La fleur d’impatience quand on est irritable et colérique, pris d’hyperactivité ou de nervosité, en permanence sous tension.

• La fleur de houx quand on est ja­loux, excédé, empli de colère.

• La fleur d’aigremoine quand on donne le change, mimant la joie alors qu’on est, au fond, en proie aux doutes et aux tourments.

• La fleur de centaurée quand on est incapable de dire non, hypersensible et soumis.

• La fleur de noyer quand on est influençable et qu’on n’arrive pas à s’adapter aux changements de situa­tion.

• La fleur de pommier en cas de honte ou de troubles obsessionnels, de perfectionnisme maladif.

• La fleur de chicorée quand on a un perpétuel besoin d’attention et de reconnaissance, qu’on a peur d’être abandonné.

• La fleur de verveine quand on est survolté, impatient et excité.

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