Arrêter de fumer, c’est possible

Rubrique

Marie partage avec nous son expérience de libération.

Il fait beau, on respire mieux... Surtout quand on ne fume pas ! Moi, je fume encore ! Mais de moins en moins. Depuis que ma collègue Marie m’a raconté comment elle s’était libérée de la cigarette, ma relation au tabac a bien changé. Son expérience m’a semblé suffisamment pertinente pour que je la partage avec vous. Elle m’a influencée et je sens qu’elle m’aide à avancer dans le chemin qui mène au sevrage tabagique... Peut-être qu’elle peut en aider d’autres !

Des essais de sevrage infructueux

Marie fumait depuis 25 ans. Elle a commencé comme bien des jeunes : « J’étais vraiment anti-tabac. Et tout a commencé dans une soirée, juste avant le bac. Avec l’alcool et la fête, j’ai voulu essayer, seulement une fois, et c’est parti… » Elle a rencontré un garçon – devenu depuis son compagnon – qui fumait aussi… Après la soutenance de sa thèse, elle est allée, avec lui, au Mali, pour une mission de recherche. Il y faisait si chaud que le couple n’a pas eu envie de fumer pendant les deux mois passés là-bas. Mais tout a recommencé au retour. Jusqu’à la naissance de leur deuxième enfant. « Je ne sais pas pourquoi, ni la grossesse, ni la naissance de mon premier enfant ne m’ont décidée, c’est seulement quand j’ai allaité mon deuxième enfant que j’ai décidé d’arrêter la cigarette. Je fumais très peu déjà et, au cours de l’allaitement, même l’odeur de la cigarette me dégoûtait. Mais j’ai repris après. »

Arrêter de fumer avec la réflexologie

Une de ses collègues lui a conseillé de prendre rendez-vous avec une réflexologue qui propose la méthode « Stop smoking system » : cesser de fumer, en 3 séances, sans souffrance, ni sensation de manque. Cette méthode consiste à diriger un rayon lumineux, des infrarouges, sur des terminaisons nerveuses très précises du corps : les oreilles, les poignets et le nez. Ces rayons déclenchent la production d’endorphines et aident au sevrage tabagique. Marie a pris rendez-vous 10 jours plus tard. Elle voulait choisir une date symbolique pour commencer, elle décida du 17 juillet, jour d’anniversaire de mariage de ses parents. La réflexologue lui a expliqué : « Je vais vous aider pour 50 %, les autres 50 % doivent venir de vous ». Elle a fait une séance par jour pendant 3 jours consécutifs. Grâce aux rayons, le taux d’endorphines naturelles dans le corps monte à un niveau élevé, supprimant ainsi la sensation de manque. Mais pendant ces trois jours, il ne faut consommer ni alcool, ni excitants, ni café, ni thé.

« En sortant de la première séance, j’étais apaisée, mais au fond de moi, je sentais une angoisse. Comment j’allais faire pour perdre une habitude vieille de 25 ans ? La cigarette faisait partie de ma vie. » C’était une période difficile pour arrêter de fumer : l’été, les enfants sont chez les grands-parents, on organise plein d’apéros, de convivialités… « Si tu arrives à arrêter à des moments comme ça, tu peux arrêter n’importe quand ! »

Après la deuxième séance, elle a passé la soirée à pleurer. « Je ne me contrôlais pas. Finalement, je me suis dit que si, dans 25 ans, j’avais envie de me remettre à fumer, je m’y autoriserais. Et ça m’a permis de calmer mon angoisse. J’ai séché mes larmes. »

Des petits soutiens

Les deux premiers mois, de temps en temps, elle a eu envie de fumer une cigarette : « Je respirais profondément, je buvais de l’eau, souvent, par petites gorgées. Oui, l’eau était ma meilleure alliée. » Elle ne voulait pas grossir, compenser la cigarette par la pâtisserie… Alors elle a bu de l’eau et fait du sport. Le sport a régularisé son énergie et l’a aidée à se recentrer. Trois semaines après, elle est partie en vacances avec une copine grande fumeuse. Elle a eu envie d’une cigarette une fois, mais elle n’a pas craqué. À son retour, elle a continué à faire régulièrement du sport. Mi-septembre, après deux mois de sevrage, elle a enfin remarqué que tous les bienfaits de l’arrêt étaient bien supérieurs au petit plaisir de fumer. Son cerveau a basculé : elle a commencé à ne plus penser à la cigarette. « Un jour, avec les enfants, on a dû courir pour attraper le tram. Avant, piquer un sprint n’était pas facile pour moi. Cette fois-ci, j’ai couru vite sans être essoufflée et j’aurais pu continuer encore ! »

Non seulement elle a retrouvé le souffle, mais son teint est devenu plus lumineux, sa voix plus claire… et elle a recommencé à sentir vraiment les odeurs. Elle se sent aussi plus cohérente, désormais, face à ses enfants : « Mon fils aîné est entré au collège où il sera sans doute tenté de fumer. Maintenant, je peux plus facilement lui donner des conseils… »

Et les rituels ?

Oui, elle en a de nouveau, maintenant : « Mon petit carré de chocolat, après le petit déjeuner, avec le café. J’adore ça. Et l’après-midi, un fruit. À savourer lentement, avec plaisir. »

Qu’en pensez-vous chères amies fumeuses, chers amis fumeurs ? Ça vaut la peine d’essayer, n’est-ce pas ?

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Mon cahier d'homéopathie
Mon cahier de sorcière pour devenir immortel.le
Mes petites recettes magiques sans gluten
Mon cahier de recettes aux huiles essentielles