Pour détoxiquer son intestin...

... les 10 bons gestes à adopter
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L’intestin est notre organe « détox » n° 1. Encore faut-il qu’il ne soit pas gêné dans son travail. Les bons réflexes pour éviter de l’encombrer.

Qui dit détox intestinale dit forcément microbiote, mais aussi paroi et muqueuse intestinales, spasmes coliques et intolérances (fodmaps, gluten, lactose…) diverses. Il ne s’agit pas de détoxiquer l’intestin pour le rendre propre comme un sou neuf, c’est impossible puisque sa fonction est précisément d’être rempli de tout un tas de choses, dont des toxiques, qu’il éliminera fort bien tout seul. Mais il est question de ne pas entraver ses capacités innées de tri, de collecte, d’élimination, d’intégrité.

Consommez des aliments simples et naturels

Les « vrais » aliments, c’est-à-dire les fruits, les légumes, les noix, les œufs, le poisson, les coquillages, la viande, sont les seuls considérés comme « totalement comestibles » par notre organisme, intestin en tête.

Pourquoi ?
Tous les aliments transformés ont été modifiés par rapport à leur état naturel. Soit très peu (huile obtenue en pressant des noix, jus de fruits), soit énormément (produits ultra transformés avec une longue liste d’additifs et de triturations industrielles, cuissons agressives générant des sous-produits toxiques, etc.). Chaque étape industrielle impose un « travail » de détoxication en plus de la part de l’organisme – foie et côlon en particulier. Chaque additif, chaque élément suspect irrite un peu la paroi intestinale et finit par provoquer des douleurs, des inconforts, des inflammations.

Mangez des fibres !

Mangez plus de légumes, de fruits frais, de céréales complètes, de légumineuses, de graines. Peut-être banal, mais c’est le vrai secret pour une détox intestinale accomplie.

Pourquoi ?
Les fibres insolubles, telles des balais, nettoient tout sur leur passage dans le tube digestif. Pas le genre à dissimuler sous le tapis, ça file direct vers la sortie. Quant aux fibres solubles, douces, elles se gonflent d’eau. Ce gel piège gras, sucre et différents éléments indésirables.

Buvez de l’eau

C’est la meilleure boisson, avec les jus de légumes verts maison et la plupart des tisanes. En revanche, alcool, jus de fruits, sodas, café et même thé et plantes très caféinées doivent être consommés avec modération.

Mangez lentement, mâchez

Plus vous mâchez, plus vous ensalivez, plus vous prédigérez, plus vous facilitez le travail digestif, plus votre intestin pourra se concentrer sur la détoxication plutôt que sur une tâche de « découpage » qui aurait dû être accomplie en amont, par vos dents.

Mangez le plus varié possible

Plus on mange d’aliments différents, plus notre microbiote intestinal est, lui aussi, varié car plus on « élève » de bactéries ayant des besoins nutritifs différents.

Faites du sport

Ou, au moins, ayez une activité physique quotidienne régulière et relativement soutenue.

Pourquoi ?
Bouger ne fait pas que « masser » les intestins en activant le transit intestinal, ce qui serait déjà très bien. Cela a une influence considérable sur le microbiote, qui devient alors plus varié, performant et « détox » que chez les personnes sédentaires. Il produit, sous l’influence du sport, davantage de butyrate (très protecteur) et de molécules anti-inflammatoires. À l’inverse, la sédentarité accroît le risque de cancer du côlon.

Limitez les médicaments, surtout les antibiotiques

Ce n’est pas à vous, lecteurs de Rebelle-Santé, que l’on va réexpliquer qu’il faut limiter les antibiotiques. Mais parlez-en autour de vous !

Soulagez le travail intestinal

Viandes grasses, charcuterie, chocolat, fritures… sont difficiles à digérer.

Pourquoi ?
Ils nécessitent un long travail, ce qui pompe une énergie phénoménale. Raison des siestes après les déjeuners pantagruéliques. Mangez léger, vous rendrez service à votre côlon et à vous-même !

Consommez des fructanes

Ces fibres particulières, dites « à effet prébiotique », sont un véritable engrais pour nos propres bactéries amies intestinales. Mais allez-y progressivement sur les quantités car ce sont aussi des fodmaps (= sucres fermentescibles), c’est-à-dire qu’ils favorisent les ballonnements, surtout si vous avez le côlon sensible. On les trouve par exemple dans l’orge, le topinambour, les oignons, le seigle, l’artichaut, l’asperge.

Pourquoi ?
Les fructanes ne sont pas digérés en début d’intestin, et descendent directement jusqu’au côlon, où ils servent de superaliments à notre microbiote.

Évitez les émulsifiants

Ces additifs sont présents dans un très grand nombre d’aliments industriels, auxquels ils procurent une texture crémeuse.

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