Pour une détox "sans plastique"

... les 10 bons gestes à adopter
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Encore perçu il y a quelques années par certains comme un simple challenge amusant, mais contraignant, se débarrasser du plastique est devenu une urgence vitale, pour nous comme pour la planète.

Nous avons tous en tête ces horribles images d’animaux blessés, étouffés, empêtrés dans nos sacs plastiques. Et aussi ces affligeants continents de plastiques constitués de déchets domestiques – bouteilles d’eau, de jus, de lait, de sodas et de lessive usagées, tabourets, meubles de jardin, barquettes de mini-tomates…), ou encore ces pluies et neiges de microplastique, désormais « banales », des Alpes à l’Antarctique (constituées de micromètres de vernis, caoutchouc, nylon, incrustés dans les flocons de neige, mais surtout en suspension dans l’air que nous respirons !).

Au-delà de cette catastrophe environnementale, le plas­tique, ou plutôt les plastiques – car tous ne se valent pas – constituent un grave problème de santé publique. Certains, de qualité correcte, ne « bougent » pas ; d’autres se délitent peu à peu, sous l’effet de la chaleur, de l’oxygène ou de la présence d’aliments acides ou graisseux, par exemple. Et nous, nous les absorbons, molécules après molécules, à notre corps défendant. Le plastique pollue aussi l’air au moment de sa fabrication et de son transport : pensez à ces millions de boîtes plastiques qui accueillent un déjeuner sur le pouce, négligemment jetées après la dernière bouchée avalée ; il faut bien les produire et les acheminer.

Par ailleurs, outre le plastique lui-même, il y a tous les additifs qui y sont incorporés : les colorants, les plastifiants et autres trouvailles chimiques pour rendre le plastique plus souple, plus doux, plus résistant (pour passer au micro-ondes, par exemple) ; parmi tous ces produits chimiques, plusieurs sont classés cancérigènes et/ou perturbateurs endocriniens, et plus largement en veulent à notre système nerveux, notre cœur, notre cerveau. Notre peau.

Voici quelques conseils pour limiter ce piège omniprésent.

Remplacez le plastique jetable par un équivalent durable

Dans la plupart des cas, ce sont les « petits objets du quotidien » qui font les « grands déchets collectifs ». Paille, sac en plastique, gobelet, film alimentaire, couverts et assiettes… tous ont leur équivalent en métal, bois… qu’il suffit de laver avant de réutiliser.

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Remplacez les bouteilles d’eau par des gourdes

Les packs d’eau sont chers, lourds et polluants, alors que l’eau du robinet, certes imparfaite (mais l’eau embouteillée l’est aussi !), peut être filtrée.

Ne réutilisez pas les bouteilles d’eau en plastique

Non seulement ces dernières sont à éviter, mais en plus elles ne peuvent être réutilisées, pour la plupart. Cherchez le petit triangle qui précise le type de plastique avec lequel votre bouteille a été fabriquée. Si c’est 2, 4 ou 5, ça reste acceptable, vous pouvez la remplir plusieurs fois à l’eau du robinet, alors que les 1, 3, 6 et 7 sont vraiment à jeter immédiatement après la première utilisation.

Soyez conscient que le plastique est partout, même quand on ne le voit pas

La plupart des emballages alimentaires sont tapissés d’un film plastique : papiers de boucherie ou de poissonnerie (qui accueillent directement steaks et filets de cabillaud), canettes, boîtes de conserve et bien sûr pots de yaourts, plaquettes de beurre, de margarine… Il n’y a pas encore de solution pour éviter tout, mais déjà en achetant le moins possible de produits industrialisés suremballés, on échappe à l’excès.

Méfiez-vous des accessoires de cuisine en silicone

Moules à cuisson « mous » (ceux traditionnels en métal ou en pyrex sont bien préférables), spatules, pinceaux et autres accessoires en silicone (les cuillères en bois et autres pinceaux en poils sont aussi pratiques !), papillotes… En cas de qualité médiocre (silicone au peroxyde), et de cuisson longue à plus de 200 °C, vous avez toutes les chances d’avaler des particules nocives. Les silicones de qualité (silicone platine) sont plus stables. 

Pensez aux produits en vrac

Légumes secs (lentilles, haricots…), fruits secs (noix, noisettes…), installez-les dans de jolis bocaux en verre, comme jadis. Plus joli et plus écologique ! Ça marche aussi avec les végétaux frais : délaissez les fruits et légumes suremballés voire emballés tout épluchés ( !). Question de bon sens : pour le même prix, achetez une livre de pommes plutôt qu’une demi-pomme taillée en tranches et emballée sous vide dans une poche plastique (!). Pourquoi payer (une fortune) 10 grains de raisin barbotant dans un pot en plastique alors qu’on a une grappe de raisin à moindre coût qu’il suffit de rincer ? Mystère.

Achetez aux enfants des jouets en bois, tissu...

Vérifiez que vos produits cosmétiques n’ont pas de plastique comme ingrédient

Par exemple, les microbilles dans certains exfoliants pour visage ou corps. Dans la même logique, réduisez le nombre de bouteil­les en plastique – shampoing, après-shampoing, gel douche, gel intime, gel visage… – qui fleurissent dans la salle de bains. Recentrez-vous sur l’essentiel : savon naturel, shampoing neutre de bonne qualité, huile végétale (bouteille en verre) pour nourrir, démaquiller, assouplir…

Profitez des brocantes et des sites de vente internet (ebay, Le bon coin…)

Ne faites jamais cuire ou réchauffer des aliments dans leur barquette plastique...

Et si on ajoutait un dernier conseil ? Ne mangez pas de plastique. Cela vous semble étrange ? Pourtant, c’est exactement ce que vous faites quand vous mâchez un chewing-gum !

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