Le safran

Contre déprime et hyperactivité
Rubrique

Le pistil du Crocus sativus a plus d’une corde à son arc...

Dans les années 2000, plusieurs études dont nous nous étions fait l’écho avaient déjà mis en avant les effets de cette précieuse épice sur la dépression légère à modérée. Dans la première étude, les effets du safran étaient comparés à ceux d’un placebo et les résultats ont indiqué que le safran était significativement plus efficace que le placebo. Dans l’autre étude, les effets du safran étaient comparés à ceux d’une molécule utilisée couramment en cas de dépression, la fluoxétine, et le safran s’est révélé aussi efficace que le médicament.

En cas d’hyperactivité

L’hyperactivité, encore appelée TDAH pour troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité, est un trouble qui touche de plus en plus d’enfants, entre 3 et 7 % selon les études, avec des symptômes qui persistent à l’âge adulte dans plus de la moitié des cas. Le traitement généralement employé pour atténuer les symptômes est une molécule proche des amphétamines, le méthylphénidate (Ritaline®). Dans environ 30 % des cas, les effets secondaires du médicament en empêchent l’utilisation, ou bien il n’est pas efficace. Or, une récente étude chez 54 enfants et adolescents hyperactifs de 6 à 17 ans, menée pendant 6 semaines, a permis de mesurer l’efficacité du safran (sous forme de capsules) dans cette indication. Résultat : safran et méthylphénidate ont la même efficacité. Cette étude devra bien entendu être suivie d’autres essais sur davantage de participants pour que cet intérêt soit confirmé, mais la piste est sans nul doute très intéressante.

En cas de sclérose en plaques et en prévention du cancer du foie

La crocine, substance à laquelle le safran doit son arôme, est un protecteur des neurones et, dans le cas de la sclérose en plaques (SEP), elle supprime l’inflammation et le stress cellulaire qui conduisent à la démyélinisation et à la neurodégénérescence responsables des symptômes. Une recherche menée à l’université de l’Alberta, au Canada, montre que le stress cellulaire impliqué dans la sclérose en plaques serait causé par un virus que la crocine pourrait empêcher de faire des dégâts : « Nous avons constaté que ce composé du safran, la crocine, exerce un effet protecteur dans des cultures cellulaires du cerveau et d’autres modèles de la SEP. La crocine empêche les dommages aux cellules qui fabriquent la myéline entourant les neurones » indique l’un des chercheurs de l’étude, le Dr Power.

Par ailleurs, des scientifiques des Émirats Arabes Unis ont étudié les effets de la crocine sur des cellules de cancer du foie et montré ses propriétés anti-prolifératives et même destructrices sur ces cellules cancéreuses.

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