En cas de fièvre

... des recettes naturelles
Rubrique

Quelle est cette fièvre qui vous prend aujourd’hui ? Fièvre d’écrire, fièvre du gain, fièvre d’impatience, fièvre d’exaltation ou fièvre amoureuse ?

Êtes-vous de ceux qu’un souffle, une ombre, un rien engendrent une poussée de fièvre comme dans « Le lièvre et les grenouilles » de Jean de La Fontaine ou de ceux que la fièvre n’atteint que rarement mais puissamment ? En attendant, votre pouls s’accélère, votre front se couvre de gouttelettes, vous frissonnez alors même que votre température corporelle s’enflamme. Et s’il ne s’agissait que de la réaction naturelle de votre organisme pour lutter contre une infection, des bactéries, des virus, des parasites ou des allergènes ?

On ne peut parler de fièvre qu’à partir de 38 °C (prise rectale). Cette production de chaleur provoquée par votre hypothalamus contribue à booster votre système immunitaire. La fièvre n’est donc pas dangereuse en elle-même, c’est son excès qui pose problème. Pour éviter d’en arriver là, ne vous couvrez pas à outrance, maintenez la température ambiante entre 18 et 20 °C, buvez régulièrement tisanes et jus de fruits afin de lutter contre la déshydratation. Mangez, sans vous forcer, plutôt liquide avec des bouillons et surtout, uniquement ce qui vous fait envie. Si la fièvre s’accompagne de troubles rythmiques au niveau du cœur, de difficultés respiratoires, consultez immédiatement. Une température au-delà de 40 °C nécessite un avis médical.

Les premiers signes  

Si vous vous sentez patraque ou que vous avez attrapé un coup de froid, faites-vous une tisane en mettant une pincée de gingembre râpé dans une tasse d’eau bouillante avec un peu de menthe, de citron ou de cannelle. Laissez infuser dix à quinze minutes, filtrez, ajoutez un peu de miel. Recommencez une ou deux fois dans la journée.

Les végétaux précurseurs de l’acide acétylsalicylique (aspirine)  

La reine-des-prés : Filipendula ulmaria

Riche en salicylate de méthyle et en aldéhyde salicylique, la reine-des-prés a l’avantage, grâce à la combinaison de ses différents principes actifs, de ne pas agresser l’estomac. Elle est fébrifuge, antivirale, excellente lors des douleurs rhumatismales accompagnant certaines fièvres. On la trouve dans les fossés ou aux abords des zones inondées. Les sommités fleuries sont les plus parfumées (ce qui donne une tisane délicieuse), mais la plante entière est efficace.

Infusion : pour préserver les principes actifs, l’eau versée sur la plante ne doit pas dépasser 85 °C. Pour cela, portez l’eau à ébullition, retirez du feu et patientez dix minutes avant de la verser sur la plante (une cuillerée à soupe pour une tasse à thé) ou sur les sommités fleuries (une cuillerée à café pour une tasse à thé). Couvrez, laissez infuser dix minutes, filtrez et buvez trois tasses par jour loin des repas.

Infusion composée : dans un litre d’eau bouillante, jetez deux cuillerées à café de bourrache, autant de fleurs de sureau. Couvrez, laissez reposer dix minutes, ajoutez une cuillerée à café de fleurs de reine-des-prés, couvrez et attendez encore une dizaine de minutes. Sucrez avec du miel et buvez plusieurs tasses dans la journée.

Saule blanc : Salix alba

L’écorce du saule, fébrifuge, est efficace, comme la reine-des-prés, contre les douleurs articulaires pouvant accompagner la fièvre.

Autres plantes fébrifuges naturelles

La bourrache : Borago officinalis

Le nom arabe de la bourrache, abou er-rach, signifie « père de la sueur ». Elle est employée pour provoquer la sueur lors de fortes fièvres dues à un rhume, une bronchite mais aussi pour les fièvres éruptives comme la rougeole et la scarlatine.

Infusion : dans 250 ml d’eau bouil­lante, versez une cuillerée à soupe de sommités fleuries. Couvrez et laissez reposer un quart d’heure. Filtrez et buvez trois à quatre tasses par jour.

La benoÎte : Geum urbanum

*

La benoîte était fréquemment utilisée par les médecins des armées (en remplacement du quinquina, pas toujours disponible pour soigner les soldats) pour son action fébrifuge. Elle soulage aussi les douleurs d’estomac accompagnées de diarrhées.

Décoction : portez à ébullition une cuillerée à café de racines pour une tasse d’eau. Laissez bouillir trois minutes et infuser dix à quinze minutes. Filtrez et buvez deux à trois tasses par jour loin des repas. Ne buvez pas plus d’un demi-litre dans la journée.

Le frêne : Fraxinus excelsior

Nommé le quinquina d’Europe, cet arbre est commun de nos bois et forêts. L’écorce de ses rameaux, amère et astringente, est fébrifuge et atténue les douleurs articulaires.

Le sureau noir : Ambucus nigra

Quoi de plus simple que de récolter ce qui pousse en abondance dans notre environnement ! Cet arbrisseau aux feuilles à l’odeur forte est présent dans les haies, bois et jardins. Ses fleurs favorisent la transpiration et sont donc employées lors d’accès de fièvre.

Infusion : versez deux cuillerées à café de fleurs dans une tasse d’eau bouillante. Couvrez, laissez infuser dix minutes, filtrez et buvez trois tasses dans la journée.

Infusion composée : dans un litre d’eau bouillante, versez une cuillerée à soupe de sarriette, autant de fleurs de bouillon-blanc et autant de fleurs de sureau. Couvrez, patientez dix à quinze minutes, filtrez et buvez deux à trois tasses dans la journée.

Des cataplasmes

Coupez des rondelles d’oignon que vous disposerez au fond de deux chaussettes. Enfilez ces dernières puis enfermez chacun de vos pieds dans un sac plastique. Gardez toute la nuit. Odeur et efficacité garanties.

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Mon cahier de radiesthésie
Mon cahier de Baumes aux huiles essentielles
Autisme : un nouveau regard, causes et solutions
Mon cahier de recettes d'anniversaire pour petits poly-allergiques