La ponction pleurale...

... pour explorer les pathologies de la plèvre
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La ponction pleurale est un geste de diagnostic habituel devant une pleurésie ou un épanchement. Elle consiste à prélever le liquide qui s’accumule dans la plèvre
afin de l’analyser.

Une douleur dans le côté, au niveau des côtes, spontanée ou après un traumatisme ? Il n’en faut pas beaucoup plus pour évoquer un épanchement pleural, autrement dit une accumulation de liquide dans la plèvre, comme dans le cas d’une pleurésie ou d’un traumatisme costal avec épanchement sanglant. Une ponction pleurale s’impose la plupart du temps pour analyser le liquide.

Retour sur la plèvre

Les poumons sont reliés à la paroi thoracique par la plèvre, autrement dit une double membrane dont le feuillet interne recouvre l’extérieur des poumons. Le feuillet externe, quant à lui, tapisse l’intérieur des côtes. Les deux feuillets sont collés l’un à l’autre par un effet ventouse, du fait de l’absence d’air dans cette cavité naturelle. Les plèvres peuvent s’inflammer, voire s’infecter (bactéries, virus…) : c’est la pleurésie. Elle se manifeste par une douleur de côté, à la base du thorax, lors de l’inspiration, ou par une toux sèche parfois douloureuse aux changements de position.

Ponction

La ponction pleurale devient indispensable dès lors que l’on ne connaît pas l’origine de l’épanchement. Elle permet d’analyser la nature du liquide. On peut aussi détecter des germes divers, des cellules cancéreuses, la présence de protéines et de glucose. Lorsque l’épanchement est vraiment important en quantité et s’accompagne d’une gêne respiratoire, le praticien peut décider, juste après la ponction, d’évacuer le liquide en raccordant l’aiguille à une tubulure branchée sur un bocal mis sous vide.

En pratique

Le médecin travaille sur une personne assise (en position « dos rond ») ou couchée du côté opposé à la ponction. Après une désinfection de la peau et une petite anesthésie locale si besoin, le praticien (pneumologue, urgentiste…) introduit entre deux côtes une fine aiguille montée sur une seringue en regard de l’épanchement, ré­vé­lé par une radiographie pulmonaire ou suspecté à l’examen clinique par une percussion du thorax qui retrouve une zone mate. Dans certains cas, on pratique sous échographie pour s’assurer que l’aiguille a bien été positionnée. Cela ne dure que quelques secondes, mais peut s’avérer plus long lorsque l’épanchement est épais (liquide purulent). Après avoir retiré l’aiguille, le praticien pose un pansement.

Effets secondaires

Sauf exception (traitement par anticoagulants), cet examen est un acte le plus souvent bénin. Pour autant, de par la proximité des poumons, il peut se compliquer d’un pneumothorax (présence d’air entre les deux feuillets de la plèvre), d’un épanchement hémorragique, ou de complications mineures (toux). Raisons pour lesquelles le praticien peut demander une radiographie dans les suites de la ponction pour s’assurer de l’intégrité pulmonaire.

Résultats

Si l’aspect du liquide est immédiatement observable, les résultats de la ponction sont connus au bout de quelques jours.

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