Pour en finir avec les cicatrices chéloïdes

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Les chéloïdes correspondent à des cicatrices hypertrophiques et teintées, en forme de bourrelet ou d’excroissance de peau, liées à la prolifération de cellules du tissu conjonctif. Inesthétiques, elles constituent un handicap social. Fort heureusement, des solutions existent.

À proprement parler, les cicatrices chéloïdes ne peuvent être considérées comme une maladie rare d’autant qu’elles sont bénignes. Et pourtant, de par le préjudice esthétique et le handicap social qu’elles entraînent, elles n’ont rien à envier à la plupart des maladies rares « visibles », a fortiori lorsqu’elles touchent le visage.
Leurs conséquences psychologi­ques ne sont pas négligeables.

Cicatrices hypertrophiques

Ces cicatrices hypertrophiques durables sont liées à la prolifération de certaines cellules cutanées, les myofibroblastes et les fibroblastes. Ces cellules du derme (couche intermédiaire située entre l’épiderme en surface et l’hypoderme en profondeur) contribuent à constituer le tissu conjonctif qui joue un rôle de soutien pour la peau.

De la cicatrisation normale…

En temps normal, après l’élimination des cellules endommagées par les globules blancs, l’organisme active la prolifération des cellules du tissu conjonctif, du collagène et des vaisseaux sanguins pour « reboucher » une plaie. Rappelons que le collagène est une glycoprotéine impliquée dans la cohésion et la résistance mécanique de la peau. La plaie se recouvre d’une croûte sous laquelle les cellules de l’épiderme vont se multiplier. La cicatrisation est plane.

… à la chéloïde

En cas de cicatrice chéloïde, le collagène est synthétisé en trop grande quantité et la cicatrice va s’épaissir. Il s’agit donc d’une réponse exagérée. Ces cicatrices peuvent survenir plusieurs semai­nes après la plaie. Mais attention, toute cicatrice hypertrophique n’est pas nécessairement une cicatrisation de type chéloïde. Pour parler de chéloïde, il faut que la cicatrice demeure hypertrophique, s’étende et ce, sur plusieurs mois.

Interventions chirurgicales et plaies

Ces problèmes peuvent survenir à la suite d’interventions chirurgicales avec incision cutanée, de plaies d’origines diverses, de piqûres d’insectes, de brûlures, de morsures, d’un zona, d’acné ou encore de folliculite (infection d’un poil). Plus fréquentes dans les populations noires ou asiatiques, ces cicatrices peuvent tout à fait apparaître sur une peau blanche.

Des massages…

Les massages contribuent à la résorption de ces cicatrices. En cas d’inefficacité, des infiltrations mensuelles de corticostéroïdes à la base de la cicatrice permettent parfois la résorption du bourrelet. Reste enfin le recours à la cryothérapie (utilisation du froid), l’usage de douches thermales qui consistent à aplanir la zone enflée avec un jet d’eau sous pression ou encore des séances de laser à colorant pulsé comme pour le détatouage.

*

… jusqu'au fil radioactif

Retirer une cicatrice chéloïde par la chirurgie n’est pas souhaitable, car elle va récidiver dans plus de la moitié des cas et s’étendre encore plus ! À défaut d’incision, une intervention chirurgicale reste possible. Elle consiste à implanter un fil radioactif dans la cicatrice pour la détruire de l’intérieur. C’est la curiethérapie. Des séances de radiothérapie par voie externe sont possibles également.

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