Thé, en visite à l'usine

Rubrique

Nous avons eu la chance de nous rendre en Angleterre pour visiter l’usine de production des thés et tisanes de la marque Clipper, installée au cœur du Dorset, dans la charmante ville de Beaminster. Clipper est une marque née en 1984, hyper connue au Royaume-Uni, un petit peu moins en France puisqu’elle ne s’est installée sur les rayons de nos grandes surfaces que depuis 2013.

Si nous choisissons de vous en parler dans Rebelle-Santé, c’est parce que nous avons pu identifier à chaque étape de production des conseils pratiques à vous donner pour ne plus se tromper en achetant un thé en boutique.

Clipper est la première marque mondiale de thés et tisanes fairtrade (commerce équitable), donc prenant en compte le développement – école, matériel scolaire, route, hôpital… – des populations récoltantes, lesquelles sinon vivent dans des conditions médiocres pour ne pas dire misérables.

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En pratique

Vérifiez que votre marque de thé répond bien à ce critère. C’est important. On ne peut plus, aujourd’hui, boire du thé tranquillement sans se soucier des conditions de vie des personnes qui l’ont fait pousser et récolter pour nous.

Le thé en vrac est considéré comme meilleur car en feuilles « pleines » alors que le thé en sachet est certes plus pratique mais soupçonné de moindre qualité car « découpé en petits morceaux ». En réalité, tout dépend de la feuille d’origine ! On peut avoir du vrac de médiocre qualité, et du thé en sachet très honorable. Ici, le sachet est plein de feuilles bio, et lui-même sans plastique (il est plié et non collé), ni colle, ni agrafe, non chloré et sans OGM (l’immense majorité des marques ne cumule pas toutes ces cases).

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En pratique

Vérifiez que votre sachet n’est ni en « plastique » (nylon…), ni muni d’une agrafe, ni collé, et que le papier est « gris/jaune » sinon, trop blanc, cela signifie qu’il a été blanchi au chlore. Certains sachets en fibres naturelles contiennent tout de même du plastique pour être scellés. Si vous n’êtes pas sûr de vous, effectivement, mieux vaut alors préférer le vrac. Rappel : en septembre 2019, une étude a conclu que presque tous les thés en sachet, en infusant, libéraient une quantité non négligeable de plastiques par tasse… que nous buvons allègrement au milieu des polyphénols, flavonoïdes, minéraux, croyant avaler une boisson saine. 1 sachet = 11,6 milliards de microplastiques* et 3,1 milliards de nanoplastique (particules encore plus petites, donc encore plus susceptibles de pénétrer notre organisme pour y exercer des effets nocifs.  Car la chaleur de l’eau (95 °C) fait « fondre » le plastique du sachet. Alors non merci !

Dans une usine de plantes, la traçabilité des matières premières est évidemment essentielle. Ci-dessous, un gros sac de feuilles de Lemon grass attend d’être ouvert pour rejoindre d’autres plantes dans une recette pour obtenir la tisane finale.

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En pratique

La provenance des plantes doit être indiquée sur l’emballage lorsque vous achetez votre thé et vos tisanes. « Thé earl grey » ou « Fenouil » ne suffit pas. Le minimum est de savoir si la plante est bénéfique pour la santé, donc si elle est au minimum bio (« organic »)… Biodynamique est encore mieux, mais rare !

Un thé conventionnel peut renfermer jusqu’à 25 % d’arômes, naturels ou artificiels. En bio, c’est 5 % maximum. Clipper revendique 0 % d’arôme artificiel.

En pratique

Même si l’arôme est naturel, nous recommandons les thés et tisanes natures, donc sans arômes. Les plantes sont suffisamment riches en saveurs et en subtilités pour ne pas avoir à recourir à des artifices et des goûts ajoutés. Pourquoi faudrait-il ajouter des arômes à un bon thé vert, une verveine citronnée ou de la menthe poivrée, simplement déjà parfaits en tout point ? Cela dit, c’est vous qui choisissez selon vos goûts. Alors si vous appréciez les tisanes aromatisées, vérifiez au moins qu’il s’agit bien d’arômes naturels !

Les thés (blancs, verts, noirs) et les autres plantes offrent une variété infinie de couleurs, d’odeurs, de saveurs. Même leur aspect est très différent lorsque l’on observe bien la plante. Feuilles, baies, graines, morceaux d’écorce… À chaque organe du végétal correspondent des molécules, des principes actifs, des pigments (plus ou moins protecteurs), des essences (« huiles essentielles »)…

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En pratique

Chez vous, amusez-vous à obser­ver les plantes dissimulées dans les sachets. Organisez un « atelier dégustation » durant lequel vous ferez travailler vos 5 sens et note­rez tout ce que la préparation vous inspire. D’abord la vue des plantes sèches (et pourquoi pas, fraîches de votre jardin, aussi !) et leur tou­cher. Puis l’infusion des plantes, en observant bien à quelle vitesse sont extraites les couleurs, les essences (que l’on voit flotter telles des taches brillantes à la surface de la tasse), en humant profondément les effluves, yeux fermés. À l’aide d’une cuillère, aspirez enfin le breuvage à grand bruit, comme une soupe – c’est ainsi que font les professionnels ! – de manière à ce que l’arôme monte dans le nez en même temps que le goût s’étend en bouche.

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