Douleurs chroniques neuropathiques

Le complément alimentaire qui fait de l’ombre aux médicaments
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Après l’article du mois dernier consacré aux douleurs chroniques en général, en voici un second dédié, cette fois, aux douleurs chroniques neuropathiques, des douleurs aussi difficiles à supporter qu’à soulager. Comme les traitements classiques à base d’anticonvulsivants, d’antidépresseurs et d’opioïdes ont un rapport bénéfices-risques défavorable, pourquoi ne pas essayer le PEA, un antidouleur d’origine naturelle à la fois sûr et efficace qui a pour seul tort de ne pas être brevetable et donc de ne pas intéresser l’industrie pharmaceutique.

Les aléas de l’existence sont tels que nul d’entre nous n’a la garantie de pouvoir échapper à jamais aux douleurs en relation avec les nerfs périphériques. 

Si l’on s’en réfère à la dernière étude épidémiologique française consacrée à la douleur chronique, selon laquelle les douleurs chroniques neuropathiques affecteraient de 5,55 % à 7,30 % des adultes - soit aux alentours de 4 millions de personnes !

⇒ L’essentiel à retenir concernant ce type de douleurs est qu’il s’agit de douleurs causées par des lésions ou la compression de nerfs périphériques. 
Associées à des sensations de brûlures ou de décharges électriques, elles peuvent avoir diverses origines : troubles métaboliques (diabète), infections virales (zona), troubles auto-immuns (sclérose en plaques), traitements médicamenteux (chimiothérapie), interventions chirurgicales (algodystrophie), troubles inflammatoires…

Le traitement des douleurs chroniques neuropathiques 

Bon, disons les choses crûment : il n’existe, à ce jour, aucun traitement spécifique de ce type de douleurs. Bref, on bricole ! On utilise prioritairement des médicaments « repositionnés », autrement dit des médicaments n’ayant pas été initialement développés pour traiter ce genre de problèmes, mais qui ont bénéficié d’une extension de leur champ de prescription. Les médicaments en question sont des anticonvulsivants et des antidépresseurs ! Leur intérêt dans le traitement des douleurs neuropathiques découle de leur capacité à diminuer l’excitabilité des neurones (anticonvulsivants) et à agir sur certaines régions cérébrales impliquées dans le contrôle de la douleur (antidépresseurs).

Les médecins privilégient donc les anticonvulsivants (prégabaline, gabapentine) et les antidépresseurs (antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline) en traitement de première ligne. Les antidouleurs plus classiques comme les opioïdes n’interviennent qu’en traitement de deuxième ligne (tramadol) ou de troisième ligne (morphine, oxycodone). 

Balance bénéfices-risques des traitements 

Quand on s’attarde sur la balance bénéfices-risques des traitements contre les douleurs chroniques neuropathiques, on réalise vite que les bénéfices sont faibles et les risques importants.

Concernant les bénéfices, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 

il faut engager un traitement chez SEPT patients environ pour obtenir une diminution de moitié de l’intensité de la douleur chez UN seul d’entre eux. 

Une cruelle vérité ignorée du grand public, bien que ces chiffres aient été publiés dans des revues scientifiques de référence.

Les autorités sanitaires canadiennes ont récemment alerté sur les graves effets indésirables pouvant découler d’une utilisation simultanée d’un anticonvulsivant et d’un opioïde à dose élevée. Ces effets incluent « une dépression respiratoire (ralentissement de la respiration), une sédation (somnolence) accrue, des étourdissements, des évanouissements et la mort. » . 

Le lipide cannabimimétique qui change la donne 

Les lecteurs de Rebelle-Santé qui ont lu mon dernier article sur les douleurs chroniques en général savent déjà de quel composé je parle : le palmitoyléthanolamide ou PEA. Ce lipide bioactif est l’un des protagonistes du système cannabinoïde au sein duquel il contribue à réguler l’inflammation et la douleur. Son mode d’action rejoint, pour bonne part, celui du cannabidiol, principal actif du cannabis thérapeutique. En plus d’être efficace, le PEA se distingue par un profil sécuritaire sans égal dans l’univers des antalgiques : ni effets secondaires, ni accoutumance, ni dépendance, ni interactions médicamenteuses !

La science confirme l’efficacité du PEA

Parallèlement, une série d’études cliniques et de rapports de cas impliquant environ 6000 patients, est venue confirmer la capacité du PEA à soulager les douleurs neuropathiques de manière significative. Les publications de ces deux dernières années rapportent l’efficacité du PEA dans les cas de douleurs orofaciales, de glossodynie (syndrome de la bouche brûlante), de douleurs pelviennes chroniques associées à une endométriose, de douleurs après échec de la chirurgie rachidienne ou de douleurs arthritiques au genou.

En France, le PEA est passé « sous les radars » jusqu’à présent. Une véritable anomalie qu’il n’est pas question de laisser perdurer. C’est pourquoi j’ai entrepris de « populariser » ce produit par tous moyens à ma disposition, à l’image de ce que j’ai déjà fait par le passé pour la vitamine D ou l’huile de coco.

En pratique

Posologie standard du PEA 

Dose d’attaque : 
400 mg 3 fois par jour au moment ou en dehors des repas pendant 3 à 6 semaines – ou plus si nécessaire.

Dose d’entretien : 
400 mg 2 fois par jour pendant 1 à 2 mois – ou plus si nécessaire.

Comme indiqué, il s’agit d’une posologie standard. C’est en définitive à chacun de déterminer quelle est la dose efficace pour lui en fonction de son ressenti. Le PEA peut, au besoin, être pris au long cours, et aucun surdosage n’est à craindre, l’organisme étant doté d’un système régulateur des taux de PEA*.

*Pour en apprendre plus sur le PEA, rendez-vous sur mon blog https://antidouleurnaturel.blogspot.com

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