Ma péri-ménopause...

... sans inquiétude avec Rina Nissim
Rubrique

Aux hormones de substitution, j’ai dit non… 

Heureusement que je suis entourée de sorcières qui me protègent des multinationales pharmaceutiques. Heureusement que je connais la plus renommée d’entre elles, Rina Nissim. Ma sorcière préférée. Heureusement que j’ai lu tous ses livres. En tant que femme, pour découvrir mon corps. Pour suivre le chemin du plaisir sexuel. Pour bien vivre des cycles naturels. Pour être aussi autonome que possible. Et maintenant pour bien me préparer à la ménopause. Ou à d’autres choses…

« Le temps de la péri-ménopause est arrivé ». C’est ce que j’ai pensé. Car de septembre à janvier dernier, je n’ai pas eu mes règles. Mon médecin m’a proposé de me prescrire des hormones de substitution.

Mon livre de chevet : « La ménopause »

Aux hormones de substitution, j’ai dit non… Car j’avais déjà lu tous les livres de Rina Nissim. En particulier La ménopause, réflexions et alternatives aux hormones de remplacement (1), qui explique très bien tout ce qui se passe durant ce « passage », notamment sur le plan hormonal…  

Ce livre en est à sa quatrième édition, c’est dire l’intérêt des femmes pour les questions liées à la ménopause et plus particulièrement à l’enjeu des hormones de substitution. J’avais dit non à la prescription de mon médecin, il me fallait trouver une alternative… Je me suis donc replongée dans la lecture de Rina Nissim. 

Contre la prescription systématique des hormones

Dès la préface, Rina Nissim décrit les vagues successives de traitements hormonaux destinés à « aider » les femmes à mieux vivre la ménopause. Quand on a commencé à prescrire des œstrogènes seuls, dans les années 1970, on a noté une forte augmentation du cancer de l’endomètre. Puis, on a utilisé de nouvelles formules, associant œstrogènes et progestérone, jusqu’en 2002-2003, et des études comme Women’s Health Initiative et One Million Women Study, ont révélé que les hormones de substitution prises sur le long terme augmentaient le nombre de cancer du sein ainsi que celui des maladies cardio-vasculaires. Aujourd’hui, on en est à la troisième vague, celle des hormones bio-identiques, et c’est un nouveau piège : « Chaque fois, face aux effets néfastes, les multinationales pharmaceutiques se font oublier pendant une dizaine d’années, mais reviennent toujours, tant le filon est juteux. »

Aujourd’hui, on connaît de mieux en mieux les interactions entre les différentes hormones, leur action sur les cellules, le métabolisme et les organes. En l’occurrence, il existe deux différents récepteurs aux œstrogènes : les hormones naturelles du corps humain stimulent les récepteurs ER-alpha et les ER-bêta. Les œstrogènes de synthèse et les xéno-œstrogènes, appelés aussi perturbateurs endocriniens, stimulent presque exclusivement les ER-alpha, ce qui augmente les risques de tumeurs dans les organes hormono-dépendants, d’in­flam­mation et de diabète. La multiplication des xéno-œstrogènes dans l’alimentation et dans l’environnement aggrave encore cette tendance. 

C’est vraiment la péri-ménopause ?

Finalement, je ne suis peut-être pas encore concernée. En relisant La ménopause, j’ai appris des choses importantes… Et surtout, il ne faut pas tout de suite se précipiter sur les hormones de substitution. Ce que je n’ai heureusement pas fait (car je n’étais pas sûre d’être en péri-ménopause)… Finalement, ce dérèglement de mon cycle était sans doute dû à un choc émotionnel.
Cela m’est déjà arrivé quand on m’a emprisonnée, il y a 20 ans : au contraire, j’avais alors eu des saignements abondants. Cycles et état émotionnel sont intimement liés. 

*

(1) La ménopause
Réflexions et alternatives aux hormones de remplacement
Rina Nissim
Éditions Mamamélis,
2015
130 pages

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