Les « supercontaminateurs » et les autres

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Le Sars-Cov-2 est un virus surprenant…

Généralement, pour « mesurer » à quel point un virus est contagieux, les chercheurs parlent de taux de reproduction, c’est-à-dire le nombre moyen de personnes infectées par un malade. Pour la grippe, ce taux est à peu près de 1,5, 10 pour la varicelle, 18 pour la rougeole…

Dans le cas du Sars-Cov-2, on l’estime entre 1,5 et 3, mais ces chiffres ne signifient pas grand-chose, car, en réalité, la plupart des malades ne contaminent personne tandis que certains malades en contaminent des centaines. Cela expliquerait que l’épidémie ait souvent « bondi » lors de rassemblements (un rassemblement religieux à Mulhouse en France, un match de foot à Milan, une chorale à Washington, une boîte de nuit en Corée…). Et ce n’est pas parce que la personne adopte un comportement particulièrement dangereux.

Une étude de la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) indique que « 80 % des transmissions sont le fait de 10 % des malades ». Plutôt que confiner tout le monde sans distinction, cela vaudrait la peine de se pencher sur ces cas de supercontaminateurs.

A priori, la charge virale est très variable d’un malade à un autre (sans relation avec la sévérité des symptômes) et serait, quand elle est importante, l’une des caractéristiques des diffuseurs de Sars-Cov-2.

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