Nos bons conseils pour boire de la bonne eau

Comment la détoxifier ?
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L’eau, transparente, nettoyante, purifiante, porte en elle la notion même de détox. Intérieur du corps, extérieur, maison, linge… 
L’eau lave, draine, élimine. Sans elle, rien ne se nettoie. À condition d’être « -propre » elle-même, et c’est là que le bât blesse.

Écartons l’option bouteille – la moins « propre » sur un plan écologique (extraction, transport des bouteilles, fabrication de plastique non recyclé…) – et, hélas, sans réelle garantie sur sa pureté depuis que l’on sait que même certaines d’entre elles sont polluées. Certes, des traces infimes, mais qui mettent à mal le mythe du « seul aliment intouchable car protégé au plus profond de la terre ». Et on sait aujourd’hui que ce n’est pas forcément « la dose qui fait le poison » et que « l’effet cocktail » est encore plus insidieux.

Reste donc l’eau du robinet, à boire « nature » ou filtrée. Dans les stations d’épuration, ça travaille dur à éliminer azote, carbone et phosphore des eaux usées. Mais pour toutes les autres molécules nocives, c’est plus flou. On estime que, bien qu’à l’état de traces, ces nanogrammes par litre d’eau représentent finalement 146 tonnes chaque année*.

Donc « nature », d’accord, mais pas parfaite ! Vous avez décidé de filtrer.
Mais comment et pourquoi ? Brita, Berkey, Audubert, Slickbox… Des simples carafes filtrantes aux coûteux appareils d’osmose inverse, en passant par les perles de céramique, qu’est-ce qui la lave plus blanc que blanc ? Il n’y a pas de réponse « pour tous », car tout dépend de l’endroit où vous vivez, de la nature de votre eau (dure, douce), etc. Souvenez-vous aussi que l’eau pure est un mythe et n’a jamais existé, nous vivons dans un monde « impur », l’eau ne fait pas exception.

Votre problème c’est…

Vous avez confiance dans l’eau du robinet et ne voulez pas vous compliquer la vie

Vous avez raison, car, en moyenne, l’eau du robinet est globalement correcte sur l’ensemble de l’Europe. Mais pays par pays, région par région, c’est une autre histoire : certains sont mieux lotis que d’autres et la qualité de l’eau n’est clairement pas la même partout. Ici ou là, elle contiendrait plus de 100 résidus de pesticides, de médicaments, d’hormones, d’hydrocarbures, de métaux lourds, de PFAS (perturbateurs endocriniens de type perfluorés), que les stations d’épuration n’éliminent pas totalement pour des questions parfois techniques, plus sûrement de coût. Et puis, le traitement au chlore garantit l’aspect sanitaire, mais rajoute à son tour des polluants puisqu’il en résulte la formation de trihalométhanes (THM), potentiellement cancérigènes pour la vessie, que l’on avale, respire ou qui passent par la peau (douche). Pourtant, l’eau du robinet reste classée parmi les produits alimentaires les plus sûrs, considérée comme potable sauf accident. 

Elle est dure, donc calcaire, au moins 30°f (degrés français)

C’est plutôt neutre pour la santé (= elle est pleine de calcium et de magnésium, mais sous une forme minérale peu appréciée des cellules, qui préfèrent aller les piocher dans les aliments). Mais plus ennuyeux pour les installations domestiques car le tartre détruit tout, et retient les microbes s’il n’est pas éliminé régulièrement, par exemple à l’aide de vinaigre blanc. 

Vous cherchez la solution la plus simple, la plus écologique et la plus économique

Vous voulez boire une eau plus pure, c’est-à-dire avec moins de chlore, de plomb et de calcaire. Solution de facilité : une carafe filtrante (2 à 5 litres), pour filtrer facilement et à moindre coût seulement l’eau que l’on boit, mais sans grande action sur les polluants chimiques. Enfin, moindre coût, il faut le dire vite quand même : 1 cartouche filtre environ 100 litres d’eau, ce qui peut aller assez rapidement pour une famille. Et l’eau stagnante dans la carafe risque de se charger en microbes : on ne la garde que 24 h grand maximum, et au frigo. Attention à la qualité : les carafes disponibles à faible prix sur internet ne répondent pas toutes aux normes de qualité de base, et risquent de relarguer des microplastiques dans l’eau. 

Vous cherchez l’appareil à filtration le plus performant, « antitout », et/ou vivez dans une région « à nitrates » (campagne)

L’osmose inverse est la solution. Sa membrane ultra fine élimine nitrates, résidus de pesticides, métaux lourds… mais pas le calcaire (il faut y ajouter un adoucisseur si vous avez aussi ce souci) ! Sa membrane ultra-fine retient presque tout, y compris les « bons minéraux », et certains affirment que l’eau en devient limite impropre à la consommation, comme l’eau distillée (pour le fer à repasser) non potable. Pas si dramatique puisque les minéraux dont nous avons besoin sont avant tout dans les aliments, mais pour contourner quand même ce problème, on peut ajouter une cartouche reminéralisante (en option).

Vous cherchez à purifier l’eau à l’extérieur de chez vous (randonnée, voyage…)

Cap sur le purificateur portable à charbon

Vous redoutez des microbes dans l’eau (robinet, puits, récupération d’eau)

L’eau de récupération n’est clairement pas une eau dite potable, alors que celles des puits peuvent l’être (ça dépend des puits !). 

Vous cherchez une eau « vivante », avec des qualités revitalisantes

On dit que l’eau du robinet – en raison de ses traitements, de son acheminement, de son stockage dans des endroits peu propices à l’aspect énergétique – est « morte » (déstructurée), tout comme les eaux filtrées et celles en bouteilles. Pour lui redonner ses propriétés dynamisantes, c’est-à-dire compatibles avec nos propres cellules vivantes, et ainsi mieux l’absorber (donc mieux profiter de son pouvoir détox, de son oxygène, de sa « mémoire », etc.), il existe des bouchons, des cruches à vortex. Mais on peut aussi se servir simplement de ce que l’on a sous la main, comme des aimants (magnétothérapie : un aimant de chaque côté de la carafe), du soleil (laisser une carafe une heure au soleil, même technique que pour les fleurs de Bach), du mouvement (une petite cuillère pour « touiller » l’eau). 

Rappel : laissez couler l’eau du robinet quelques secondes avant de la boire, pour éviter les résidus d’eau stagnante. Rien n’empêche de la récupérer pour l’utiliser comme eau d’arrosage ou de nettoyage. C’est carrément indispensable de la laisser couler s’il y a eu des travaux sur les conduites d’eau dans l’immeuble : quand vous ouvrez le robinet, elle sort rouge ou noire, pas la peine d’avoir fait 7 ans d’études pour en déduire qu’elle n’est pas consommable ainsi !

*Source : Synteau - Syndicat national des entreprises de traitement de l’eau et INRAE. Quentin Aemig, Arnaud Hélias, Dominique Patureau, Impact assessment of a large panel of organic and inorganic micropollutants released by wastewater treatment plants at the scale of France, Water Research (2020)

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