Repérez les premiers signes de l'artérite avant que le chirurgien ne s'en mèle...

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L’artérite, qu’on appelle également « artériopathie oblitérante des membres inférieurs » (AOMI) lorsqu’elle concerne les jambes, correspond à une obstruction d’une artère. Cette pathologie vasculaire touche deux millions de personnes et peut nécessiter une amputation de pied ou de jambe lorsque rien n’est fait.

Tabagisme, diabète, hypercholestérolémie, sédentarité et hypertension artérielle... ces facteurs de risque cardio-vasculaire exposent très fortement à l’artérite des membres inférieurs (AOMI). Ce qui explique pourquoi 2 millions de personnes en souffrent. Et d’après la Haute Autorité de Santé, 10 à 20 % des plus de 55 ans présentent une AOMI asymptomatique, autrement dit sans aucun signe, ce qui la rend d’autant plus sournoise ; et l’artérite est également associée à un risque cardiovasculaire élevé (risque d’accident vasculaire cérébral ou d’infarctus du myocarde), les jambes n’ayant pas le monopole des artères bouchées.

La gangrène en ligne de mire

L’artérite correspond au rétrécissement, voire à l’occlusion, d’une artère au niveau des membres inférieurs, cuisse et/ou jambe, du fait d’un encrassement par une plaque de graisse (athérome) ou par un caillot. Moins de sang passe, d’où une mauvaise irrigation des tissus (les médecins parlent « d’ischémie ») qui peut se traduire, si rien n’est fait, par la fameuse gangrène, autrement dit la mort des tissus de tout ou partie de la zone mal irriguée (jambe, pied, orteil), synonyme d’amputation du membre concerné au-dessus du niveau de l’obstruction. 6000 personnes en font les frais chaque année.

Douleur d'effort

Au tout début, l’artérite est donc asymptomatique. Progressivement, des douleurs se manifestent à la marche sous la forme de crampes du mollet ou de douleurs dans la jambe. Les douleurs surviennent de plus en plus tôt, après quelques minutes de marche, en fonction de l’aggravation de l’occlusion artérielle. Les médecins parlent de « réduction du périmètre » de marche. Cette dernière devient progressivement difficile et s’accompagne d’une boiterie. Au stade suivant, les douleurs se manifestent au repos, en position allongée et la nuit. Des ulcères de jambe apparaissent. Au stade terminal, c’est la gangrène : les orteils deviennent noirs, froids et insensibles. À ce stade, l’amputation est inévitable.

Examen clinique

L’examen clinique, couplé aux antécédents du patient et aux symptômes (douleur, réduction du périmètre de marche...), permet au médecin de faire le diagnostic en montrant, dans les premiers stades de l’artérite, une baisse des pouls au niveau des jambes et/ou des pieds. La mesure de la tension artérielle au niveau de la cheville (indice de pression systolique), un écho-doppler (examen par ultrasons des artères), voire une angiographie (radiographie de l’artère après son opacification) permettent de compléter le bilan.

Intervention chirurgicale

Dans les premiers temps de l’artérite, des médicaments permettent de limiter le volume de l’obstruction et/ou dedilater l’artère.
Par la suite, c’est l’intervention chirurgicale qui va amener un soulagement,surtoutsil’obstructionest sévère ou aiguë ou s’accompagne déjà de signes cutanés ou de douleurs au repos. Elle consiste à dilater l’artère, retirer le caillot responsable ou encore à effectuer un pontage destiné à remplacer la zone artérielle touchée.

L'importance de la prévention

Corriger ou mieux, supprimer les facteurs de risque permet de prévenir la survenue d’une artérite ou de stabiliser l’état artériel.
Rappelons que le tabagisme est le facteur de risque qui expose le plus à l’AOMI. Enfin, en cas d’artérite constituée, la pratique de la marche à pied 30 mn trois fois par semaine ou mieux, quotidienne (une heure par jour), évite l’aggravation de l’artérite.
Reste à adapter sa vitesse de marche afin d’éviter la survenue précoce des douleurs.

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