Rubrique

J’ai descendu dans mon jardin...

C’est, grâce aux frais glaïeuls, grâce aux purs liserons,
La vengeance que nous poètes nous tirons
De cet affreux janvier, si laid ; c’est la revanche
Qu’avril contre l’hiver prend avec la pervenche ;
Courage, avril ! Courage, ô mois de mai !
Ciel bleu, Réchauffe, resplendis, sois beau !
Bravo, bon Dieu !

Extrait de "Dans le jardin" de Victor Hugo

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"... Notre âge, qui se rue aux luttes convulsives,
Te voyant immobile, a douté que tu vives,
Et ne reconnaît plus en toi d’hôte sacré.
Ah ! moi, je sens qu’une âme est là sous ton écorce ;
Tu n’as pas nos transports et nos désirs de feu,
Mais tu rêves, profond et serein comme un dieu..."

Extrait de À un grand arbre, de Victor de Laprade.

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J’ai descendu dans mon jardin...

Le mouron vert est ramassé
Dans la haie et dans le fossé.
Au bout de sa tige qui bouge
La fleur bonne est blanche et non rouge.
Il sent la verdure et les eaux ;
Il sent les champs et l’azur libre
Où l’alouette vole et vibre.
Du mouron pour les p’tits oiseaux !

Du mouron pour les p’tits oiseaux, Jean Richepin

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J’ai descendu dans mon jardin...
Aïe, aïe, aïe, ôte ton pied de là,
Et baisse ton regard vers le bas,
Ne sens-tu pas l’odeur qui s’exhale,
Sous tes sabots, fleurs d’aulx en pagaille
 

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J’ai descendu dans mon jardin...

"Dans mon jardin, il y a un arbre qui, l'hiver, se pare de pendeloques végétales blanc-argenté, sortes de longs stalactites opalescents. Les illuminations colorées qui parsèment les villes et les chaumières n'ont pas sa poésie. Ici, pas d'artifices, juste la nature qui semble mettre un point d'honneur à célébrer ces fêtes de fin d'année. Sans excès, sans nuisances, en toute humilité."

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J’ai descendu dans mon jardin...

Afin de me soustraire à tes regards hostiles, d’écailles, je me suis revêtue. Sous cette carapace, j’ai élu domicile, pour ne plus ressentir ni la brûlure ni la froidure de tes mots assassins. Peux-tu encore m’apercevoir, m’entrevoir, me concevoir alors que je ne suis plus que lézard qui se faufile, serpent qui se terre et dragon qui résiste ? Sous cette armure, enfin, je t’échappe. Libre... je Suis.

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J’ai descendu dans mon jardin...

Les cosmos aériens descendent des étoiles,
Se posent sur mon mal, ma douleur animale.
Les cosmos aériens, qu’ils soient roses, jaunes ou mauve,
Ont donné à mon coeur comme une couleur fauve.

Michel Boileau, extrait de Les cosmos.

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J’ai descendu dans mon jardin...

Et qui jouait à cache-cache
Derrièr’ la mâche et la pistache ?
Moustaches dont on s’amourache,
Longs panaches couleur bourrache,
Baisers voraces... d’Agastache.

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Comme j’aimerais, un instant, être cet arbre aux papillons pour que Machaon, Vulcain, Paon du jour, Moro-sphinx, Petite tortue et Le grand ou petit Apollon viennent se poser sur mes bras tendus. Et là, au milieu de cette farandole de couleurs et de caresses effleurées, je goûterais, un instant, au bonheur éternel qu’offre gracieusement Dame Nature.

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Aujourd’hui, je suis retournée en enfance. Assise au milieu des herbes folles, j’écoute et scrute le petit monde qui s’active autour de moi. Odeur des graminées, des fleurs, de la terre et, tout près, le son rassurant d’une maison qui vit. J’entraperçois à travers le bleu des clochettes qui se balancent mollement, ma mère, au pas de la porte, qui me sourit. Alchimie entre l’azur et l’amour.

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« Le kaki dit au kiwi, d’un petit ton réjoui, d’un petit ton délicat : nous portons des noms en "k", soyez l’ami du kaki. 
Et d’un petit air exquis, d’un petit air réjoui, conquis, le kiwi dit oui ». 

Chanson interprétée par Michèle Bernard

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Il y a Les fleurs que l’on Voit et Celles devant Lesquelles on Passe sans s’arrêter. Si vous vous armez d’une loupe, je vous invite à observer ce que presque personne ne regarde. Vous découvrirez alors un monde invisible, non parce qu’il est infiniment petit mais parce que, n’excitant pas notre odorat et notre vue, il est réservé à ceux qui s’attardent, certains diront à l’inutile, moi je dis à la connaissance.

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Chèvrefeuille plein de grâce,
Ton odeur subtile et grasse
Évoque au fond de mon cœur
La brune rose et légère
Qui jadis me fut si chère
Et ne me tint pas rigueur. (...)
Le chèvrefeuille
d’Émile Blémont

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Les hauts flamants rassemblés
S’efforcent de ressembler 
À des roses sur leur tige
Vit-on jamais dans le vent
Rosier plus vibrant de roses
Que ce bouquet de flamants roses (...)
Les flamants
de Maurice Carême

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« … mon jardin foisonnant, exubérant, ma jungle en Amazonie. Aux Esprits puissants de la Forêt, j'ai supplié qu'un signe d'espoir nous soit donné, à moi et à mon peuple, en ce jour de Noël. Prière entendue, spectacle inoubliable, notre Mère arrachée à la nuit, illuminée par des milliers de fleurs de schlumbergera aux couleurs éclatantes. »

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« Pour me rajeunir de rosée des chrysanthèmes humectant ma manche à la maîtresse des fleurs les mille ans je laisserai. »
Murasaki Shikibu

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« Soudain la scène change : Ô surprise ! Ô transport ! Je vois planer la vie au-dessus de la mort : Son empire est fini. Dans sa sombre retraite, J’entends, j’entends sonner la terrible trompette... »
L’imagination, chant VII, de J. Delille

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… Au loin, dans la forêt, un immense feu rougeoie. Point de fumée, juste le vent qui chante dans les plumes des colibris. Bruit du nectar qui déferle dans des gorges rubis. Immense brasier qui court dans les taillis, volubile qui s’emporte et flamboie...

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Il était une fois un roi, le roi Theinhko, roi de Birmanie.
On raconte qu’après une longue journée de chasse, ce monarque, assoiffé et affamé, mis pied à terre devant un champ rempli de concombres qu’il dévora en quantité. Le fermier Nyaung-U Sawrahan qui s’occupait du champ le surprit et, furibond, tua dans un accès de colère le souverain. Pour éviter des complications de succession, on vêtit le fermier des habits de Theinhko et on le proclama roi. Par la suite, le peuple le surnomma le roi... concombre.

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« Dans cette brousse de Namibie 
Colosse aux pieds éléphantesques
Acceptes-tu ma présence              
Dans tes creux et tes monts.
Oh Vénérable arbre séculaire,
Mémoire de cette terre,
J’ai tant à apprendre de toi ».

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« … D’un autre côté, le long de l’enceinte des buis, voyez la giroflée boucler sa chevelure. Insensiblement son sommet s’ouvre et laisse voir sa rougeur, tempérée par la douceur d’une autre teinte. Vents cruels ! Gardez-vous de blesser cette fleur ; elle mérite vos respects, et pour ses charmes, et pour les parfums dont elle embaume les airs... »

Père Rapin. Les jardins : poème en quatre chants.

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Après tout ce blanc vient le vert
Le printemps vient après l’hiver.
Après le grand froid le soleil,
Après la neige vient le nid, 
Après le noir vient le réveil,
L’histoire n’est jamais finie...

Claude Roy Une histoire à suivre

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Nat Sinob est une glaneuse. Elle aime aller aux champignons, cueillir des mûres, ramasser des pommes de pin… Et se nourrir de ce qu’elle rapporte dans son panier. Dans son dernier livre, elle nous invite à regarder d’un autre œil les plantes qui poussent autour de nous, et à en ravir nos papilles. 

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Es-tu narcisse ou jonquille ?
Es-tu garçon, es-tu fille ?
Je suis lui et je suis elle,
Je suis narcisse et jonquille, 
Je suis fleur et je suis belle 
Fille

Robert Desnos « Le narcisse et la jonquille »
Recueil Chantefleurs

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Comme j’aime m’arrêter devant les premières fleurs de cette plante aux allures de cactus que Christophe Colomb chérissait pour ses vertus et qu’il avait nommée « le docteur en pot » ! Dans ses journaux de bord, voici ce qu’il écrivait : « Quatre végétaux sont indispensables au bien-être de l’homme : le blé, le raisin, l’olive et l’aloé. Le premier te nourrit, le second te réjouit, le troisième t’harmonise et le quatrième te guérit ».

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