Sevrage des benzodiazépines : la complémenthérapie à mettre en œuvre

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Commercialisées depuis les années 1960, les benzodiazépines font partie de la grande famille des psychotropes, qui comprend quatre classes de médicaments : les tranquillisants (anxiolytiques), les somnifères (hypnotiques), les antidépresseurs et les antipsychotiques (neuroleptiques).

Tranquillisants et somnifères sont principalement représentés par les benzodiazépines anxiolytiques (contre l’anxiété) et les benzodiazépines hypnotiques (contre l’insomnie).
Les Français en consomment de façon inconsidérée : un peu plus de 114 millions de boîtes par an, soit pratiquement deux boîtes par habitant !

PLUS C’EST LONG, MOINS C’EST BON !
En plus d’en avaler trop, les Français attendent trop longtemps pour arrêter les psychotropes ! Les durées de consommation des psychotropes sont ainsi 2 à 7 fois supérieures aux durées de traitement recommandées.
Pour ce qui est des benzodiazépines, la règle est que le traitement soit aussi bref que possible, de l’ordre de quelques jours à 4 semaines en cas d’insomnie passagère ou de 8 à 12 semaines maximum en cas d’anxiété. Dans les faits, la durée moyenne de traitement est de 7 mois, et un peu plus de la moitié des personnes traitées sont exposées plus de 2 ans aux benzodiazépines. Cela augmente d’autant le risque de dépendance.

ARRÊTER, OUI MAIS EN DOUCEUR !
L’arrêt d’un traitement par benzodiazépines doit toujours être très progressif, en particulier chez :
- les personnes âgées ;
- les personnes consommant des benzodiazépines à dose élevée et/ou depuis plus de 2 ans ;
- les personnes souffrant de troubles anxieux marqués et/ou de dépression au moment d’entreprendre l’arrêt ;
- les personnes ayant une consommation abusive d’alcool.

L’effet rebond
Au-delà d’une dizaine de jours consécutifs de traitement par benzodiazépines, l’arrêt doit être graduel et en aucun cas brutal pour ne pas s’exposer à « l’effet rebond » qui se caractérise par la réapparition de symptômes pires que ceux dont on souffrait avant d’entreprendre le traitement.

Le syndrome de sevrage
Le syndrome de sevrage est le principal obstacle à l’arrêt des benzodiazépines. Le risque de développer un tel syndrome est d’autant plus élevé en cas de consommation de benzodiazépines depuis plus d’un an.
Le syndrome de sevrage regroupe un grand nombre de symptômes qui peuvent se révéler d’intensité modérée (anxiété, irritabilité, troubles de la concentration, céphalées, étourdissements, insomnie, faiblesses ou raideurs musculaires, manque de motivation, sensibilité accrue aux bruits et aux odeurs…) ou sévère (tremblements, vomissements, palpitations, hypotension orthostatique, cauchemars, confusion, délire, dépersonnalisation…). Les premiers symptômes peuvent apparaître à partir d’une diminution de moitié de la dose de médicament. Par la suite, certains symptômes peuvent persister jusqu’à plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’arrêt du traitement.

SOLUTIONS PHYTONUTRITIONNELLES
Le kudzu :
aide à lutter contre les addictions, notamment celles à l’alcool (3) ou au tabac. La dépendance aux somnifères pourrait bientôt être ajoutée à la liste.
La valériane :
surnommée le « valium végétal », en référence à un anxiolytique bien connu.
Le bourgeon de tilleul :
un excellent allié dans le traitement de fond de l’insomnie chronique et des troubles anxieux.
La mélatonine :
améliore la qualité du sommeil, tout en n’induisant pas de dépendance. De plus, elle n’expose pas à la fatigue matinale souvent observée lors de la prise de somnifères.
Le 5-MOP :
un composé très utile en cas de désynchronisation de l’horloge biologique. Il a pour propriété de stimuler la glande pinéale.

(1) La mémoire des faits récents est la forme de mémoire touchée la première dans la maladie d’Alzheimer.
(2) Dans un rapport d’expertise publié la même année que le rapport de l’Afssaps, l’Inserm précise que la dépendance aux benzodiazépines "implique les mêmes circuits neurologiques que ceux de la dépendance, activés par des substances susceptibles d’abus telles que l’alcool, la cocaïne et l’héroïne".

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