Surcharge pondérale et inflammation chronique

La complémenthérapie à mettre en œuvre
Rubrique

Si 16 % des Français sont obèses, d’après les derniers chiffres disponibles, environ 30 % d’entre eux sont en surpoids ! À l’évidence, on est face à un "gros" problème de santé publique, sachant que l’obésité et le surpoids augmentent le risque de maladies métaboliques chroniques telles que le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires.

Le surpoids – ou surcharge pondérale – est défini par un indice de masse corporelle (IMC) (1) se situant entre 25 et 30. Au-delà de 30, on bascule dans l’obésité.
La surcharge pondérale et a fortiori l’obésité génèrent des processus inflammatoires persistants qui dégradent le terrain biologique et font le lit des maladies métaboliques chroniques. En conséquence de quoi la diminution de l’inflammation chronique à bas bruit – et du stress oxydatif qui lui est associé – doit être considéré comme un objectif thérapeutique majeur.
Sachant que les graisses accumulées au niveau abdominal ont tendance à amplifier les processus inflammatoires, ne vous limitez pas à calculer votre IMC, mesurez aussi votre tour de taille. La ligne rouge fixée pour les femmes est de 80 cm et pour les hommes, de 94 cm. La mesure s’effectue à l’aide d’un mètre couturier au niveau du nombril. En France, selon les derniers chiffres, 48,5% des femmes ont un tour de taille supérieur à 80 cm. Les hommes font un peu mieux puisqu’ils ne sont "que" 41,6% à avoir un tour de taille dépassant 94 cm.

PRIVILÉGIER UNE ALIMENTATION ANTI-INFLAMMATOIRE ET ANTIOXYDANTE
Les études épidémiologiques mettent en évidence que la fréquence de survenue des maladies cardio-vasculaires est plus basse dans certaines parties de l’Asie (notamment au Japon), de même qu’en région méditerranéenne (Italie, Espagne, Grèce, Turquie…).
Les régimes alimentaires traditionnels pratiqués dans ces différentes zones géographiques (régime crétois, régime Okinawa) se caractérisent par leur richesse en aliments santé tels que fruits, légumes, poissons gras, soja fermenté, huile d’olive, vin rouge, thé vert, aromates et épices (curcuma).
Tous ces aliments contiennent des composés aux vertus anti-inflammatoires et antioxydantes, en particulier des polyphénols (resvératrol du vin rouge, épigallocatéchine gallate ou EGCG du thé vert, oleuropéine et hydroxytyrosol de l’huile d’olive, quercétine de l’oignon, curcuminoïdes du curcuma, génistéine du soja) et des vitamines (C, E), sans oublier les oméga 3 présents dans les poissons gras.

ET LA COMPLÉMENTATION ?
Il est très malaisé de faire évoluer ses habitudes alimentaires, d’autant plus quand on est persuadé que la façon dont on mange est correcte. En témoigne un sondage assez récent, où l’on a interrogé les Français sur leur alimentation. Résultat : ils sont 86% à l’évaluer comme étant "très bonne" ou "plutôt bonne", et 73 % à la considérer "ariée et équilibrée"… alors que pratiquement la moitié d’entre eux sont en surpoids ou obèses. Cherchez l’erreur !
Dans ces conditions, une complémentation adaptée ne pourrait-elle pas constituer une option thérapeutique intéressante pour des personnes en surpoids subissant une inflammation chronique silencieuse objectivée par un dosage sanguin mettant en évidence une légère élévation du principal marqueur de l’inflammation, à savoir la protéine C-réactive ?

C’est exactement l’idée qu’ont eue des chercheurs néerlandais il y a quelques années. Dans le cadre d’une étude randomisée, ils ont réuni plusieurs dizaines de volontaires âgés de 45 ans en moyenne, dont l’IMC frôlait les 30 ! Pour pouvoir participer à cette étude, ils ne devaient souffrir d’aucune maladie chronique associée à l’inflammation et n’avoir développé aucun des signes habituels du syndrome métabolique (sucre et lipides sanguins élevés, tension artérielle élevée…). Bref, ils devaient être en (relative) bonne santé. Dernier détail : durant l’étude, on leur demandait de continuer à se nourrir sans rien changer à leurs habitudes.
Au vu des résultats, on peut en conclure que les complexes à base d’ingrédients naturels anti-inflammatoires agissent de manière lente mais profonde sur l’inflammation chronique à bas bruit. D’où l’importance de procéder à des cures suffisamment longues pour en retirer le maximum de bienfaits.

LA COMPLÉMENTATION EN PRATIQUE
Conformément aux études cliniques, il faut veiller à associer polyphénols (curcumine, quercétine, EGCG, resvératrol…) + oméga 3 (surtout de type EPA) + vitamines antioxydantes (C et E).

(1) L’IMC est le rapport entre la masse (en kilos) et le carré de la taille (en mètre)

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