Vitamine D : les effets de la douche...

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On ne fixe la vitamine D que lentement (8 à 10 heures), donc il faudrait éviter le savon après l’exposition au soleil. On devrait attendre 12 heures. À la limite, juste un rinçage à l’eau et on sèche en évitant de frotter la peau énergiquement !»

Mme R. de Savoie

La réponse de Didier Le Bail

Sur la base de ce que je connais, voici ce que je peux répondre :
La vitamine D3 est synthétisée dans la peau à partir d’un dérivé du cholestérol (7-dehydrocholestérol) qui sous l’influence du rayonnement UVB se transforme en pré-vitamine D3. Puis l’effet de la chaleur transforme la pré-vitamine D3 en vitamine D3 (cholecalciférol). Cette vitamine D3 est ensuite transportée dans le sang par une protéine porteuse (vitamin D binding protein).
Le dérivé du cholestérol est converti en pré-vitamine D3 dans la couche basale (couche profonde) de l’épiderme, mais aussi dans les couches suprabasales (celles situées entre la couche basale et la couche cornée de l’épiderme).
La synthèse de vitamine D3 sous l’effet du rayonnement UVB et de la chaleur est étroitement régulée par l’organisme. En cas d’exposition trop forte au soleil, l’excès de vitamine D est transformé en composés inactifs. Cette régulation intervient à partir du moment où le temps et l’intensité de l’exposition suffisent pour provoquer un coup de soleil. Pour donner un ordre d’idée, on estime que ce mécanisme de régulation se met en œuvre chez un sujet à la peau blanche après 20 à 25 mn d’exposition à un soleil d’été.
Ce que je retiens, au bout du compte, c’est que le début du processus de fabrication de la vitamine D se passe dans l’épiderme (surtout dans la couche basale) et que, par ce fait même, il n’est donc pas exclu que l’on puisse effectivement perdre une partie de la production cutanée de vitamine D en se douchant après avoir pris un bain de soleil. Une vieille étude de 1937 accrédite cette idée – le plus ennuyeux étant qu’une simple douche à l’eau claire peut occasionner cette déperdition, d’après les résultats de cette étude ! On imagine donc volontiers que l’emploi de gels douche classiques contenant des substances chimiques capables de pénétrer dans l’épiderme et le derme n’est pas fait pour arranger les choses.

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