Mélilot (Melilotus officinalis)

dim, 01/07/2001 - 14:30 -- Sophie Lacoste
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Le mélilot, appelé aussi trèfle jaune, trèfle de cheval, trèfle des mouches, pratelle, meigle, fausse luzerne, couronne royale ou bien encore casse-lunettes, est une légumineuse commune qui se plait sur les sols pauvres.

Insomnie, dépression, varices, vertiges, hypertension, problèmes digestifs… rien ne semble résister au mélilot. Et ce n’est pas vraiment surprenant quand on sait qu’il contient les mêmes principes actifs que plusieurs plantes différentes, aux propriétés médicinales reconnues.

Coumarines et phytohormones
Le mélilot, par sa couleur, se rapproche du millepertuis. Par l’un de ses composants, la coumarine, il a plus d’un point commun avec l’aspérule odorante. La coumarineest antispasmodique, calmante, désintoxiquante, laxative et anticoagulante. Les légumineuses, très riches en phytohormones, ont une action rééquilibrante sur le système hormonal : c’est ainsi que le soja, la luzerne et le trèfle rouge entrent dans la composition de compléments alimentaires destinés principalement aux femmes qui abordent la ménopause. Mais le mélilot par ses autres composants est, de plus, diurétique, anti-inflammatoire et anti-oedémateux. Vous pouvez en faire des cures sous forme de gélules ou tout simplement d’infusions.

La liste des indications
- angoisses
- bouffées de chaleur
- circulation sanguine déficiente
- infections urinaires
- insomnie
- hypertension artérielle
- jambes lourdes
- migraines
- nervosité
- oedèmes
- phlébites (et risque d’embolies)
- spasmes du tube digestif
- troubles de la ménopause (maux de tête, bouffées de chaleur, baisse de la libido…)
- toux spasmodique
- varices
- vertiges.

Ne pas en abuser
La coumarine n’est pas seulement calmante et apaisante : car, si c’est un analgésique, c’est aussi un hypnotique que les célèbres botanistes Fournier et Leclerc n’hésitent pas à classer dans les stupéfiants ! Il faut donc rester raisonnable pour ne pas risquer malaises, maux de tête, vertiges et hypotension.

En externe
Dans un bain ou une huile de massage, il n’y a pas de risque de surdosage.
> L’infusion (20 g de sommités fleuries pour 100 g d’eau) est un excellent collyre qui vient à bout des blépharites et conjonctivites.
> Huile de massage : introduisez des fleurs sèches de mélilot dans une demi bouteille d’huile d’olive première pression à froid de façon à l’emplir.
> Pommade : il existe plusieurs recettes parfois difficiles à réaliser. Voici la plus simple : au bain-marie, faites chauffer 20 g de cire d’abeille, ajoutez 10 cl d’huile au mélilot ainsi que 5 gouttes d’huile essentielle de romarin. Remuez avec une cuillère en bois jusqu’à ce que le mélange ait pris. Appliquez sur les jambes, les bras, les articulations, le dos…

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