Comment se faire des amis ?

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Se faire des amis est plus facile qu’on ne l’imagine ! Pourtant, patauger dans les relations humaines n’a rien d’exceptionnel. En décryptant les rouages des relations amicales, la vérité saute aux yeux : nous nous y prenons souvent en dépit du bon sens !

On dirait que, pour certains d’entre nous, les amis tombent du ciel comme s’il en pleuvait. Tandis que, pour d’autres, parvenir à nouer un début de contact, c’est la croix et la bannière... Pourtant, nous sommes tous équipés de «capacités relationnelles» ; il ne tient qu’à nous de les développer ! On accuse les grandes villes, la malchance, la télévision et même internet de nous couper des autres... Mais si le problème, au fond, c’était nous ? Mode d’emploi pour se faire de nouveaux amis avec Pascale de Lomas*.

1. ÊTRE NATUREL ET ACCESSIBLE
Commençons par le commencement. Pour que les autres nous aiment, nous devons nous réconcilier avec nous-même. On imagine souvent que, pour intéresser les autres il faut être brillant, extraordinaire et ultra-dévoué. C’est l’inverse. Les personnes exceptionnelles ne sont pas plus populaires que les autres, au contraire : elles font peur.

2. SE FORCER À NOUER UN CONTACT AVEC LES AUTRES
Aller vers les autres est une hygiène relationnelle qu’il faut entretenir, sinon elle s’étiole. Ce point peut paraître insurmontable. Il suffit de commencer «petit». Échanger trois mots avec le voisin devant les boîtes aux lettres, proposer un café aux collègues, s’asseoir à une table presque pleine à la cantine plutôt que seul tout au fond de la salle.

3. PARTIR DU PRINCIPE QUE L'AUTRE NOUS VEUT DU BIEN
Les méfiants ont tort de se méfier ; dans trois quarts des cas, ils passent à côté d’une relation agréable et enrichissante. Notez sur une feuille toutes les fois où, lors de nouveaux contacts, vous vous êtes méfié. Si le bilan montre que vous vous êtes trompé 3 fois sur 4, il faut repenser votre stratégie d’approche d’autrui.

4. APPRENDRE À RECEVOIR
Nous pensons qu’il faut toujours «donner» (temps, argent, cadeaux...) en évitant de «demander» ou même de «prendre». Or, la circulation du don est primordiale dans tout échange. Soyez généreux mais sans excès. Au besoin, demandez un petit service de temps à autre (même si vous n’en avez pas vraiment besoin).

5. NE PAS AGRESSER L'AUTRE
Certaines personnes sont agressives. Très souvent, l’agressé n’est pas en cause, le problème vient de l’agresseur qui ne parvient pas à exprimer une insatisfaction. Il faut se demander pourquoi on est dans cet état (surtout s’il est répétitif).

6. GARDER SON AVIS POUR SOI
Lorsque quelqu’un se confie à nous, ce n’est pas pour recueillir notre avis, même s’il semble le réclamer. Il cherche simplement une oreille. Contentez-vous d’écouter, ne préparez pas vos phrases du genre «moi à ta place...».

7. DIVERSIFIER SES RELATIONS
Nous sommes des animaux sociaux, nous avons besoin d’une multitude de rapports humains - intenses, profonds, superficiels, sans arrière-pensée ou au contraire équivoques.
Ne cherchez pas l’amitié parfaite et fusionnelle à chaque fois. Un cercle trop restreint ne nous apporte pas l’équilibre.

8. PARDONNER
Le pardon n’est pas l’oubli. C’est une étape pour passer à autre chose.
On peut distinguer deux niveaux :
=> Il y a eu une vraie trahison. Le traître doit s’excuser et proposer «réparation». C’est fondamental pour l’estime de soi, élément de base de notre bien-être. La victime ne doit pas pardonner avant !
=> On en veut à l’autre de ne pas nous donner autant qu’on lui donne (croit-on). Par exemple, on l’invite à dîner, lui non. Là, il n’y a rien à pardonner. Ce qui compte, c’est la qualité de la relation : appréciez-vous oui ou non de voir cette personne ? Le reste n’a aucune importance.

9. LUTTER CONTRE LA DÉPENDANCE AFFECTIVE
Les autres ne sont pas là pour combler nos manques. C’est ce qui distingue l’enfant de l’adulte : le premier n’est pas autonome, le second, si.

À QUOI SERT L'AMITIÉ ?
À être nous, pleinement humains, à développer cet aspect «animal social» qui donne du sens à notre existence. Un ami n’est pas un objet de consommation que l’on prend parce qu’il nous fait plaisir et que l’on jette lorsqu’on le trouve moins agréable. Le plaisir n’est pas le vrai moteur de l’amitié, ce n’en est qu’une infime partie. L’amitié nous structure, nous équilibre. C’est fondamental !

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