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Notre ventre, centre du monde

jeu, 19/02/2009 - 15:51 -- Davina Delor
Quand il n’en fait qu’à sa tête
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Lorsque l’animal se dressa sur ses deux pattes arrière pour y demeurer, il accomplit le geste sacré qui le fit accéder au statut d’être humain. En exposant son ventre, il se privait de l’excuse de n’exister que par instinct et devenait ainsi le précurseur des lois prônant les valeurs humaines. La première règle correspondante est celle d’une saine attention à soi-même et voilà de quoi nous allons parler.

L’AMOUR DE SOI
Est-ce une brillante idée que de passer son temps à se le regarder  ? De quoi s’agit-il ? Mais de notre nombril, bien sûr !
Une fois mis au monde et le cordon coupé, le petit être crie, pleure et tempête dans la nostalgie de son trésor perdu. Plus tard, il pensera le retrouver au centre de lui-même dans sa terre corporelle appelée abdomen, là où se tient le moi qu’il ne cessera dès lors de chérir plus que tout. Nous y sommes tous passés et resterons esclaves de ce cordon qui nous tient en laisse tant que nous n’aurons pas réalisé que si le premier geste pour nous livrer au monde revenait à nos parents, le second dit “ultime” s’inscrit dans la réalité de notre être conscient. Nous devons tôt ou tard accoucher de nous-même si nous voulons nous délivrer. Le lien qui nous relie au moi est illusoire parce que transitoire, source d’erreur en cette vie, il est la base de la souffrance.

S’OCCUPER DE SOI
Le soin de soi authentique, et donc bénéfique, passe également par le corps. Lorsqu’un malaise psychologique provoque un décalage dans l’union corps-esprit, l’éloignement de l’harmonie nécessaire au bon fonctionnement s’inscrit autant dans la santé physique que psychique. Le plus fréquemment, l’on voit des symptômes physiques traduire un mal-être désavoué ou secret, et c’est ce qu’il y a de plus facile à remarquer parce que le ventre en est souvent le premier indicateur. Quid de l’enfant se plaignant de son ventre pour tenter d’échapper à ses obligations écolières, quid de l’adulte focalisant dans ses viscères les difficultés relationnelles entre son moi et le sens de son existence ?

MON VENTRE, CENTRE DU MONDE
En réponse aux espoirs de satisfactions auto-centrées, le moi-ventre se gorge et se remplit d’un vide pesant qui lui coûte son apparence. Le problème des gros ventres est majoritairement réservé aux hommes, mais tout de même, nombre de femmes sont concernées. Quoi qu’il en soit, de multiples raisons sont responsables des gros ventres : les repas d’affaires, la sédentarité, l’ennui, le stress, la ménopause autant que l’andropause, l’alcool et la paresse, la consommation excessive de sucre, dont fait partie le chocolat. Viennent ensuite l’alimentation industrielle, l’absorption de produits chimiques et les problèmes digestifs. Mais au-delà de tout cela, une souffrance psychologique se tient tapie dans son coin, que le ventre sait abriter avec une certaine compassion. Parce qu’il est le centre d’accueil de la vie, il est aussi le refuge des chocs et des chagrins, des frustrations et de la rébellion, qui ne peuvent autrement s’exprimer.

LES ABDOS, C'EST MAGIQUE !
Trêve de blabla, à présent agissons. Avant toute chose, il faut savoir que si nous ne faisons que contracter les muscles (principe des abdominaux), nous n’obtiendrons pas l’effet désiré, jusqu’à aller parfois dans son contraire. Le travail idéal pour retrouver un ventre plat est l’alternance entre les étirements et les contractions. Le yoga, le stretching et la méthode Pilates sont les amis de vos efforts, parce que, soyez-en sûr, ils vous donneront des résultats satisfaisants.

YOGA PRATIQUE
La posture de yoga Pavana Muktasana ou la “posture de la délivrance” permet une décompression vertébrale complète et un massage organique foie-estomac-intestins. Son but est d’éliminer les gaz contenus dans le corps. En sanskrit, Pavana est le vent, Mukta est ce qui le chasse.

Pratique n° 1
Allongez-vous sur le dos, repliez vos jambes à l’aide des bras qui les entourent. Effectuez une forte, intense et durable pression des genoux contre le ventre. Inspirez pour prendre la pose. Expirez pour presser lentement les genoux. Inspirez, relâchez la pression. Expirez, reprenez. Puis redressez la tête et le haut du dos pour joindre le front et les genoux. Inspirez pour prendre la pose. Expirez pour presser les genoux contre le front. Inspirez, relâchez la pression. Expirez, reprenez. À faire cinq fois de suite.

Pratique n° 2
1. Allongez-vous sur le dos et, en un seul élan, contractez l’ensemble de votre corps en restant immobile. Contractez les jambes, les cuisses, le ventre, les bras, serrez les poings et les pieds, contractez le visage et, d’un coup, relâchez tout. Respirez trois fois de suite amplement.
2. Repliez vos jambes, pieds sur le sol, en appui sur les avant-bras. Inspirez, redressez votre buste à l’expiration en contractant les abdominaux bras tendus en avant. Restez dans cette posture immobile le temps d’un aller-retour respiratoire. Puis reprenez la posture n° 1, suivie de celle-ci, et refaites l’exercice cinq fois de suite. À la fin de la séance, restez allongé sur le dos en vous étirant horizontalement bras-jambes.
Ces deux pratiques peuvent être reprises deux fois de suite ou espacées entre le matin et la fin de la journée.

À LIRE
Abdos sans risque, de Blandine Calais-Germain aux éditions Désiris. 25 €
Symbolisme du corps, de Marie Delclos et Jean-Luc Caradeau aux éditions Trajectoire. 24 €

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