Un passionné de graines germées

dim, 11/07/2010 - 18:35 -- Natalie Georges
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Il est des gens qui osent relever des défis et faire des choses qui sortent vraiment de l’ordinaire. Michel Corneloup en fait partie. Ce boulanger de Roanne, dans la Loire, s’est lancé sans hésiter dans la production de graines germées…

« Boulanger de père en fils depuis 1847, j’ai toujours fait du pain bio... » Michel Corneloup est passionné par ce qu’il fait et surtout par ce qu’il a entrepris, il y a 3 ans, au hasard d’une rencontre.  « Au début des années 2000, Gilles Vincent, un ami restaurateur dans l’Allier, a hébergé des pèlerins en route pour Compostelle. Ces grands gaillards faisaient germer des graines dans leur sac à dos ! »
Intrigué, le restaurateur auvergnat se renseigne, en parle à son copain boulanger, vend son affaire et tous les deux se lancent dans l’aventure !

PETITE HISTOIRE...
La consommation de graines germées ne date pas d’hier. Nos ancêtres en connaissaient les bienfaits : le blé chez les Celtes, l’orge chez les Sumériens et le froment au début du christianisme. Oubliées, les voici revenues au goût du jour. Marins, sportifs et végétariens les apprécient particulièrement.
« Dans les campagnes, nous a confié Michel Corneloup, beaucoup de personnes me disent : je donne du blé germé aux poules et de l’avoine germée à mes chevaux » ! On trouve également dans le commerce du « pain essene», inspiré de la connaissance qu’avait la communauté essénienne vivant en Palestine, en harmonie avec la nature, il y a 2 000 ans. C’est grâce à un manuscrit retrouvé, en 1947, dans une grotte, au bord de la Mer Morte, que nous bénéficions aujourd’hui de cette recette de galettes de céréales germées.

« GRAINES DE SAVEURS »
Après quelques essais fastidieux, mais prometteurs, Michel Corneloup crée une SARL, se heurtant à l’incompréhension des officiels qui le renvoient de la Chambre d’agriculture à celle des métiers en passant par celle du commerce. Graines germées ? « À la banque, on m’a demandé combien d’hectares je pensais pouvoir produire... », s’amuse encore l’entrepreneur.
Les deux compères, convaincus de la justesse de leur projet, aménagent deux pièces dans un local du Coteau. Une salle de germination réunit les conditions idéales – eau, chaleur (entre 23 et 25 °C) et lumière – pour que la photosynthèse s’opère, faisant ainsi germer les minuscules graines d’origine biologique. Et une chambre froide pour conserver, sur des plateaux, les graines de radis, poireau, adzuki, lentilles, fenugrec, pois chiches, moutarde, tournesol, dont le germe, bourré du potentiel de vie de la future plante, a fait son apparition.

À LIRE :
Graines germées, une explosion d’énergie vivante, de Catherine Oudot, éditions Anagramme - 8 €
Graines germées, l’alimentation vivante, de Yolande Aury, éditions Anagramme - 18,90 €
Graines germées, stimulez votre vitalité, de Lionel & Chantal Clergeaud, éditions Dangles - 9 €

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