Uña de gato (Uncaria tomentosa)

La fabuleuse Griffe du Chat
Rubrique

Anti-inflammatoire et anti-infectieux surpuissant, la uña de gato (« griffe du chat » en français et « cat’s claw » en anglais) était, jusqu’à l’arrivée des Blancs, l’un des remèdes majeurs des Indiens amazoniens.

L’Uncaria tomentosa (ou Uncaria guianensis) fait partie des Rubiacées, comme la quinine et le caféier. La particularité de la uña de gato, ce qui lui vaut son nom, c’est une sorte d’épine recourbée en griffe de chat avec laquelle elle s’accroche aux autres végétaux. Pour sa commercialisation, les lianes sont coupées en morceaux pour pouvoir être transportées. Puis, dans les villages, on arrache l’écorce extérieure. C’est la seconde écorce qui est utilisée : elle est détachée et séchée avant d’être transformée en gélules, comprimés, pommades, liqueurs…  

L’INTÉRÊT DES SCIENTIFIQUES
Un naturaliste allemand, Arturo Brell, fut le premier scientifique à vraiment s’intéresser à la plante en 1950 et à son utilisation par les populations indigènes. Le gouvernement péruvien encadre strictement la cueillette de la uña de gato et encourage sa culture pour éviter sa surexploitation : il y a des quotas par pays et il est possible, qu’à terme, il y ait des restrictions sur son exportation. À partir de 1993, Keplinger et d’autres scientifiques ont multiplié et approfondi les analyses phytochimiques, pour comprendre les surprenantes propriétés de la liane, et découvrent une incroyable richesse en dérivés quininiques, alcaloïdes, tanins, terpènes, huiles essentielles… La liste de la composition chimique ne répertorie pas moins de 75 composants qui, pour la plupart, ont des propriétés thérapeutiques.

UN SUCCÈS FOUDROYANT
Les chercheurs ont découvert des propriétés immunostimulantes exceptionnelles. En 1993, en pleine explosion de l’épidémie de sida, au moment où aucun traitement n’était encore disponible, certains patients ont essayé la uña de gato. Le raisonnement n’était pas absurde, puisque la plante possède des effets antimutagènes, immunostimulants et anticancéreux.

UNE PANOPLIE D'INDICATIONS
La uña de gato, comme toute plante, n’est pas suffisante pour se débarrasser d’affections chroniques ou graves. Elle ne peut en aucun cas remplacer un traitement médical. Mais elle peut accélérer une guérison et redonner un bon coup de fouet. Voici les indications les plus fréquentes :
- problèmes inflammatoires
- rhumatismes
- troubles digestifs (gastriques et intestinaux)
- hypertension
- troubles urinaires et prostatiques
- fatigue intellectuelle et physique
- fatigue ou faiblesse liée à une maladie
- douleurs, raideurs et crampes musculaires
- maladie d’Alzheimer.

POMMADES ET GÉLULES
Sur tous les marchés sud-américains, on trouve des pommades ou des huiles antirhumatismales, pour se frictionner les bras et les jambes. À Iquitos, « capitale » de la jungle péruvienne, on boit du Jôati, une macération dans l’alcool à 42°. Partout on se fait des tisanes de uña de gato, parfois en association avec de la feuille de coca. Aux États-Unis, on trouve des gélules ou des comprimés de cat’s claw dans les moindres supermarchés. En France, par correspondance ou dans les boutiques diététiques, on trouve la uña de gato en gélules ou en comprimés d’extrait standardisé sous les noms anglais, français ou espagnol.

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