Mieux connaître le potassium

Rubrique

Le potassium, dont le sigle est la lettre K suivie parfois du symbole +, est un macro-élément contenu dans le sang dans la rubrique « ionogramme ». Le potassium intervient dans la conduction de l’influx nerveux et dans les mécanismes de régulation de la teneur en eau dans les cellules de l’organisme.

Les médecins se focalisent essentiellement sur le sodium (Na), autrement dit le sel, rendu responsable de l’hypertension artérielle. Trop, certainement. Car le potassium mérite qu’on s’y intéresse de près, puisqu’il agit sur l’organisme, de concert avec le sodium ou plus exactement, en sens contraire. C’est la fameuse pompe sodium-potassium (voir encadré).

Carte d’identité

Le potassium est un élément contenu en petite quantité dans le sang (2 %), mais en grande quantité dans les cellules (98 %). Le taux de potassium est appelé «kaliémie» par les médecins. La kaliémie concerne donc le potassium libre dans le sang et non celui contenu dans les globules rouges. L’organisme en contient plus de 150 g (contre moins de 100 g de sel). On en consomme de l’ordre de 2 à 6 g par jour (contre près de 10 g de sel !). 25 minutes après l’ingestion d’aliments riches en potassium, 50 % sont déjà assimilés par l’ organisme.

Influx nerveux et contraction cellulaire

Le potassium participe à la régulation de la tension artérielle et surtout aux phénomènes d’excitabilité et de contraction des cellules telles que les muscles ou les cellules cardiaques. Il permet également de réguler la teneur en eau dans les cellules. En temps normal, la concentration sanguine du potassium est maintenue constante. L’excès de potassium est éliminé dans les urines sous l’action de certaines hormones comme l’aldostérone.

Les chiffres normaux

On considère en général que la kaliémie normale se situe entre 3,7 mmol/litre et 5,3 mmol/l de sang. Attention, tout dépend de la technique de dosage utilisée par le laboratoire. Certains considèrent la kaliémie normale entre 3,5 et 4,5 mmol/l et d’autres, entre 3,8 et 4,9 mmol/l. Avant de se prononcer sur la normalité de cet examen, mieux vaut d’abord vérifier les normes qui doivent être obligatoirement indiquées par le laboratoire. La kaliémie est importante à doser car la perturbation du potassium, dans un sens ou dans l’autre, peut générer des troubles du rythme cardiaque qui débouchent parfois sur un arrêt cardiaque, surtout lorsque la variation du taux de potassium a été rapide dans le temps.

Pompe sodium-potassium

La pompe sodium-potassium est un système contenu dans les membranes des cellules et dont le rôle est de chasser le sodium des cellules vers le sang et d’y faire rentrer en revanche le potassium. 3 ions sodium pour 2 ions potassium. Cette pompe est vitale. Sans elle, la vie cellulaire et la vie tout court ne sont pas possibles.

Potassium élevé

L’hyperkaliémie, autrement dit un taux de potassium élevé par rapport aux normes admises, peut entraîner des troubles du rythme cardiaque. On la dépiste parfois sur un simple électrocardiogramme ! L’hyperkaliémie se manifeste aussi par une faiblesse musculaire. Cette perturbation du taux de potassium peut résulter d’une insuffisance rénale aiguë ou chronique, d’un saignement digestif (qui introduit donc des cellules sanguines qui vont libérer le potassium dans l’intestin) ou encore de certains traitements (anti-hypertenseurs, anti-diurétiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens). En cas d’hyperkaliémie de survenue rapide, il est parfois nécessaire de recourir à la dialyse.

Potassium bas

On parle d’hypokaliémie lorsque le taux de potassium est inférieur à 3,5 mmol/l. Elle se manifeste par une fatigue et des douleurs musculaires. De nombreuses pathologies peuvent entraîner une hypokaliémie : les diarrhées, l’anorexie et l’alcoolisme, la prise de laxatifs, l’arrêt de certains diurétiques et les vomissements. Chez les sportifs, le potassium s’élimine aussi dans la sueur.

Le prélèvement

Le prélèvement s’effectue sur une simple prise de sang au pli du coude. Il est conseillé de ne pas fermer le poing. La pression induite risque de briser les globules rouges, libérant du potassium qui va fausser les résultats. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Les résultats sont connus dans l’heure qui suit.

Autres causes d'hyperkaliémie

• Brûlures étendues
• Infarctus du mésentère
• Nécrose musculaire
• Chimiothérapie
• Diabète
• Amylose
• Lésions musculaires
• Maladie d’ Addison

Autres causes d'hypokaliémie

• Phéochromocytome 
• Maladies endocriniennes
(syndrome de Conn, syndrome de Cushing, hyperinsulinémie...)

Des aliments riches en potassium

• Fruits secs (abricot sec, figue sèche, amande, raisin sec...)
• Agrumes
• Bananes
• Légumes verts
• Viandes
• Chocolat
• Levure sèche

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