Les vaccins sont-ils de plus en plus sûrs ?

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À l’entrée des saisons froides, les spots et encarts publicitaires incitant à la vaccination des nourrissons, des bambins mais aussi des adultes, réapparaissent dans les médias. Bien que cette méthode prophylactique soit passée dans les moeurs depuis longtemps, des voix s’élèvent régulièrement pour en contester l’utilité et surtout l’innocuité.

À toutes les époques et pour tous les vaccins, des effets indésirables, voire des accidents très graves, ont été observés. La fabrication des vaccins a considérablement évolué mais sont-ils pour autant plus sûrs qu’autrefois ?

Par Michel Georget - professeur de biologie et auteur de "Vaccination, les vérités indésirables" paru aux éditions Dangles

Les premiers pas : la variole

La découverte de la vaccination remonte maintenant à plus de deux siècles, avec l’observation de Jenner qui avait constaté que les vachers ayant contracté la maladie des vaches appelée "cow pox", voisine de la variole, devenaient réfractaires à la variole. L’idée vint alors tout naturellement de contracter volontairement le cow pox (appelé plus tard "vaccine") pour se protéger du fléau de la variole.
Les premières vaccinations furent interhumaines, la transmission du pus vaccinal se faisant le plus souvent de bras à bras. Cette méthode, appliquée au cours du XIXe siècle, a malheureusement contribué à la transmission de la syphilis. Au fil du temps, la vaccine se montrant moins efficace, des mélanges ont été opérés à plusieurs reprises avec du virus variolique. Vers la fin du XIXème siècle, on substitua au vaccin humain un vaccin animal préparé sur des génisses. Ces mélanges et ces changements de méthode ont été tels que la filiation des souches vaccinales a été impossible à suivre avec précision.

L’atténuation

La fabrication des vaccins a connu une nouvelle étape avec les cultures microbiennes et l’atténuation. Pasteur avait en effet découvert, à propos du choléra des poules et du charbon des moutons, qu’une culture vieillie ou atténuée du microbe protégeait ces animaux du microbe virulent. Il employa une technique comparable pour ses recherches sur la rage. On sait en réalité aujourd’hui que le déroulement des événements, et surtout leurs résultats, ne furent pas aussi brillants que ce que nous a transmis la légende, mais la méthode a fait école. Divers vaccins bactériens ont été mis au point à partir de cultures atténuées (le BCG en est le meilleur exemple) et de microbes tués (par exemple pour la typhoïde). Dans d’autres cas, ce sont les toxines produites par ces cultures qui sont atténuées pour en faire des vaccins, par exemple pour la diphtérie et le tétanos. Tous ces vaccins ont entraîné également leur lot d’accidents.

Les cultures cellulaires et les vaccins viraux

La fabrication des vaccins contre les maladies virales pose un problème supplémentaire. Les virus sont en effet des structures incapables de se reproduire par elles-mêmes. Ils ne peuvent se multiplier que s’ils parasitent une cellule dont ils détournent le métabolisme à leur profit. La préparation d’un vaccin antiviral nécessite donc la production préalable du virus. Les cultures cellulaires sont obtenues à partir de prélèvements de cellules sur des organes embryonnaires ou adultes, d’origine animale ou humaine, que l’on place dans un milieu propice à leur multiplication puis que l’on infecte avec les virus. C’est ainsi que furent préparés, dans les années 60, les vaccins antipoliomyélitiques sur des cultures de cellules de rein de singe. Malheureusement, on constata très vite que ces cultures étaient parasitées par divers virus produits par ces cellules. L’un d’eux, le virus SV40 (SV pour virus de singe), s’est révélé être cancérigène pour les hamsters mais aussi, hélas, pour l’homme. Depuis les années 70, de nombreuses publications scientifiques ont relaté des cancers atteignant des organes variés (système nerveux, os, glande thyroïde, plèvres...) et contenant des virus SV40. Les auteurs de ces articles considèrent que la seule voie d’entrée de ces SV40 est à rechercher dans l’injection, dans les années 60, de vaccins antipolio contaminés. Pire encore peut-être, ces SV40 sont passés dans la population générale puisqu’on les trouve dans les globules blancs et le sperme d’individus n’ayant jamais été vaccinés par ces vaccins contaminés.

Vaccins et génie génétique

L’étude du fonctionnement du système immunitaire a permis de montrer que celui-ci est stimulé par la reconnaissance de molécules particulières appelées antigènes. L’idée est donc apparue de n’utiliser dans les vaccins que ces molécules, limitant ainsi le nombre d’éléments présents dans un vaccin. L’isolement et la purification de ces molécules sont parfois difficiles, de même que leur fabrication par voie chimique. C’est alors qu’est intervenu le génie génétique, technique qui permet de fabriquer par exemple l’antigène des vaccins anti-hépatite B, la protéine HBs qui est la protéine de surface du virus de l’hépatite B.

Le problème des adjuvants

Ces vaccins ne contenant qu’un nombre limité d’antigènes seraient peu actifs sans la présence d’adjuvants qui augmentent la stimulation du système immunitaire. Le principal est l’hydroxyde d’aluminium, présent dans un certain nombre de vaccins, en particulier ceux contre l’hépatite B. 

Conclusion

On voit donc qu’au fil des années et de l’évolution des techniques, les vaccinations continuent de poser de sérieux problèmes et il serait temps de laisser à chacun la responsabilité de son libre choix après avoir été correctement informé, c’est-à-dire de façon contradictoire, sur la maladie (fréquence, mode de transmission, gravité, séquelles), sur la vaccination (efficacité, risques) et le cas échéant sur les autres modes de prévention.

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