Au secours d'un animal blessé ou d'un petit orphelin

dim, 01/06/2008 - 13:01 -- Nathalie Szapiro

Beaucoup d’animaux ont des portées au printemps. C’est pourquoi vous risquez, au cours d’une balade, de trouver un petit blessé. Sa survie dépend de vos bons réflexes. Explications…

Ce n’est pas parce que vous trouvez un animal sauvage que vous avez le droit de vous l’approprier et de l’élever comme un animal domestique. La loi sur la protection de la nature du 10/07/1976 interdit le ramassage, le transport et la détention d’un animal sauvage, sauf autorisation de la direction des services vétérinaires. Toutefois, s’il y a urgence, le ramassage et le transport du blessé sont tolérés jusque chez un vétérinaire ou un Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage (dont le vétérinaire vous aura donné les coordonnées). Le fait de prévenir la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) ou le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) vous exonère de tout soupçon de braconnage, en cas de contrôle des forces de l’ordre. Comme dans l’urgence, il n’est pas vraiment facile de s’en charger, demandez si possible à un proche d’appeler pour vous.

TROIS RÈGLES D'OR
Lorsque vous trouvez un animal blessé, ne criez pas et ne faites aucun geste brusque pour ne pas l’effrayer davantage, car le stress pourrait le tuer. Avant de le prendre, assurez-vous qu’il a vraiment besoin de soins. Un petit isolé, mais qui semble en bonne santé, doit être laissé sur place, car sa mère est probablement cachée un peu plus loin.
Si un vétérinaire refuse de le soigner alors qu’il est blessé, rappelez-lui que la loi (Art R. 242-48–IV du code rural) l’oblige à assumer les premiers secours ou, à défaut, à vous renvoyer vers un confrère plus disponible. Et s’il vous réclame une facture, rappelez-lui que les animaux appartenant à la faune sauvage autochtone ont une valeur patrimoniale et n’appartiennent à personne : les soins qui leur sont prodigués sont donc gratuits !

UNE DEUXIÈME "MAMAN" POUR VOTRE CHATON
Il est assez fréquent de trouver un chaton non sevré (y compris en ville), ne serait-ce que parce que sa mère a été victime d’un accident de la circulation. Impossible de le nourrir au lait de vache sans déclencher des diarrhées et compromettre sa croissance. Si vous n’avez pas de lait maternisé pour carnivore sous la main (en vente en pharmacie et chez le vétérinaire), vous pouvez vous dépanner avec du lait maternisé 1er âge pour bébé, mais en doublant la dose de poudre (soit 60 grammes de poudre pour 30 ml d’eau). Vous pouvez aussi donner (en dépannage) du lait de chèvre ou suivre cette recette “maison” : 400 ml de lait de vache avec 100 ml de crème fraîche à 12 % de matières grasses et 1 jaune d’œuf (servi à 37°).
A titre indicatif, un chaton de quelques jours boit environ 10 ml par tétée, à raison de 8 tétées par 24 heures (il va donc falloir vous lever la nuit). Entre 3 et 7 jours, il passe à 15 ml pour 7 tétées par jour. La 2ème semaine, il prend 30 ml pour 5 tétées quotidiennes et la 3ème semaine, 50 ml pour 4 tétées journalières. Si vous ne pouvez le garder, il ne vous reste plus qu’à lui trouver un gentil propriétaire !

PLUS D'INFOS
> Trouver un Centre de Sauvegarde pour la Faune Sauvage : www.univers-nature.com ou www.ufcs.fr
> Si vous trouvez un hérisson blessé : forumnews.homeip.net/herisson
> Si vous trouvez un oiseau ou tout autre animal sauvage : www.lpo.fr

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