Alzheimer : moins de neuroleptiques

Rubrique

Il n’y a pas que les médicaments pour soulager un peu les malades d’Alzheimer, et on sait bien que la prise en charge non médicamenteuse (en attisant, par exemple, l’intérêt des malades pour la culture en les emmenant visiter des musées !) présente parfois bien davantage d’intérêts.

Les psychotropes présentent l’énorme défaut de provoquer des effets secondaires nombreux et parfois graves… Lors d’une conférence récente menée conjointement par la Haute Autorité de Santé et le Plan Alzheimer, on s’est inquiété des conséquences de l’excès de prescriptions médicamenteuses, chiffres à l’appui :
Les données montrent que si l’on traite 1 000 personnes avec un neuroleptique pendant 12 semaines, on observe :
- une diminution des troubles du comportement chez 91 à 200 patients
- 10 décès supplémentaires
- 18 accidents vasculaires cérébraux dont la moitié serait sévère
- des troubles de la marche chez 58 à 94 patients.
Reste à savoir si des moyens financiers permettront à l’avenir une meilleure prise en charge non médicamenteuse pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Retour au sommaire de Belle-Santé n° 124

Mots-clés

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Bien manger sans cuisiner
Dépression. Le mensonge des antidépresseurs... et les vraies pistes de guérison
Et si vous faisiez tout vous-même au jardin ?
Mon cahier de tisanes