La vie en rose

Rubrique

Comment aborder les difficultés plus sereinement et où puiser les ressources de force tranquille dont nous avons besoin pour vivre bien au quotidien ? Quels moyens à la portée de chacun peuvent être utilisés pour faire briller le soleil dans le ciel ténébreux des relations avec le monde extérieur ? Plus simplement : comment voir la vie en rose ?

Au fil du temps s’accumulent en nous toutes sortes de charges qui, à la longue, deviennent insupportables. Ce qui fait dire à ceux qui nous côtoient : “Regarde, comme il (ou elle) a changé…” et qui n’est pas toujours exprimé sur le mode de l’éloge. Parfois, les gens en ont assez de nous voir accablé, réagissant avec colère, ou, pire, avec passivité. Une seule solution, déposer le fardeau qui pèse sur notre existence, mine notre moral et dresse les obstacles qui barrent l’accès au bonheur. La belle affaire de notre vie est dans le sac que l’on tisse au quotidien pour le remplir du meilleur comme du pire. Voici deux méthodes pratiques à explorer tout de suite.

DÉPOSER LE FARDEAU
Aujourd’hui, nous sommes ce que nous avons accepté de devenir, nul autre que nous n’en est responsable, mais tout le monde n’est pas capable de digérer l’inconfort d’une prise de conscience quant à sa propre responsabilité. Une petite culpabilité menée avec intelligence permet de se remettre en question et de se libérer d’une erreur qui, après tout, s’inscrit dans bien d’autres expériences de la vie. Une fois le fardeau déposé dans l’authenticité d’une démarche réparatrice, la liberté d’être pointe son nez avec la guérison de la situation. Déposer le fardeau, c’est refuser d’être l’esclave de quoi que ce soit et de qui que ce soit. Nous ne sommes pas né pour être des victimes, mais pour vivre l’extraordinaire expérience qui consiste à devenir ce que nous voulons être dans l’accomplissement de notre projet de vie. Penser traverser une zone de turbulences en attendant de voir passer l’orage pour reprendre le cours habituel des choses sans rien changer est une erreur. Déposez le fardeau qui vous encombre et la tourmente cessera de vous impressionner.

VIDER SON SAC
Trop c’est trop, et vous êtes sur le point de craquer. Conseil d’urgence : stoppez tout avant les ravages.
Vider son sac est une bonne chose, mais pas n’importe comment. Contrairement aux idées reçues, la colère n’est pas salutaire et si vous vous y laissez prendre, le feu de l’émotionnel vous brûlera plus sûrement que l’objet de fureur auquel il est destiné.
En revanche, vous pouvez et même, vous devez vider votre sac et s’il est audacieux de le penser ainsi, j’ose vous dire de le faire en toute sérénité. Apprendre à dire les choses que l’on sent devoir exprimer sans se laisser piéger soi-même par la violence des émotions est le devoir du monde adulte.
Que dire alors de l’exemple de nos colères incontrôlées ? Vaste sujet. Il ne s’agit cependant pas d’emprisonner nos réactions, de les refouler au point de ne plus rien éprouver. Il s’agit seulement de comprendre une réalité dont, nous qui nous mettons en colère, n’avons même pas idée. C’est la colère qui croit vider son sac, mais qui ne fait que le remplir de haine et d’amerture. Elle projette des mots comme des boulets de canon, décidée à tout prix à nuire le plus possible, ce qui parfois est inconscient.

À LIRE :
La dynamique du pardon, de Marie-Pierre Chambre et Étienne Jalenques aux éditions Marabout.

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Mots-clés

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Et si vous appreniez à vous soigner vous-même ?
Faut bien mourir de quelque chose !
Le Guide du thé vert
Hydroxyde de magnésium, une panacée à connaître : le Chlorumagène