La laryngoscopie

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La laryngoscopie peut expliquer une voix qui devient rauque, des difficultés respiratoires ou encore une douleur au fond de la gorge.

Mieux connaître la laryngoscopie

La laryngoscopie peut expliquer une voix qui devient rauque, des difficultés respiratoires ou encore une douleur au fond de la gorge.
Cet examen pratiqué chez l’ORL consiste à visualiser le larynx, qui fait suite au pharynx situé juste au-dessus de lui, au moyen d’un laryngoscope, un instrument composé d’un manche et d’un tube, d’environ 2,5 cm de diamètre, muni d’une source d’éclairage qui permet la vision nette "directe" du larynx. On peut également examiner le larynx grâce à un petit miroir. On parle alors de laryngoscopie "indirecte".

Pathologies laryngées

La laryngoscopie est indiquée dans la recherche des pathologies laryngées, notamment le cancer du larynx, ou celles des cordes vocales, car le larynx et les cordes vocales ne sont pas visibles à l’œil nu à l’examen du fond de la gorge, bouche ou- verte, comme le pratique le médecin généraliste lorsqu’il diagnostique une angine par exemple. La laryngoscopie directe permet également de pratiquer des biopsies en cas de suspicion de cancer, d’aspirer des sécrétions bronchiques (encombrement bronchique important chez quelqu’un qui ne peut les évacuer en toussant), d’effectuer des petites interventions chirurgicales (ablation de polype) le praticien entre alors des instruments longs et fins dans le tube ou encore de guider une intubation en urgence. Dans ce dernier cas toutefois, le laryngoscope est un peu différent et se compose d’un manche et d’une lame courbe qui permet de repousser la langue sur le côté afin de mieux visualiser les cordes vocales, le repère d’entrée de la sonde d’intubation.

En pratique

L’examen par laryngoscopie directe peut nécessiter une hospitalisation (de quelques heures à 36 heures environ). Il faut être à jeun (pas d’alimentation la veille et le jour de l’examen), sauf en cas d’urgence, bien entendu. Le médecin ORL introduit sous anesthésie générale le laryngoscope dans la bouche du patient après avoir protégé les incisives supérieures et placé la tête et le cou de la personne en hyperextension, autrement dit vers l’arrière. Quelques effets secondaires sont possibles dans la laryngoscopie directe, comme une voix temporairement modifiée ou des douleurs pharyngées. Tout rentre rapidement dans l’ordre par la suite.

La laryngoscopie indirecte, elle, ne nécessite ni hospitalisation ni aucune précaution particulière. Elle consiste à introduire dans la bouche un petit miroir circulaire d’1 ou 2 cm de diamètre qui réfléchit l’image du larynx. Il n’y a donc pas de vision directe du larynx. Pour mieux l’éclairer, le praticien s’équipe d’une lampe frontale afin d’avoir les mains libres. Certains appareils optiques peuvent faire office de laryngoscope indirect. Le patient se tient assis devant le médecin, la tête droite et la langue bien sortie. Le contact du miroir avec le fond de la gorge peut provoquer des nausées. Le praticien peut donc être amené à anesthésier le fond de la gorge avec un gel ou un spray anesthésiant. Mieux vaut ne pas manger ou boire dans les heures qui suivent l’examen, pour cause d’insensibilité du fond de la gorge lors de la déglutition (risque de fausse-route).

Dans les deux cas, les résultats sont immédiats.

Quelques contre-indications

Du fait de l’hyper-extension de la nuque, l’examen direct est contre-indiqué dans les traumatismes cervicaux récents, à plus forte raison en cas de fracture cervicale. Enfin, la laryngoscopie est délicate lorsque les incisives supérieures sont fragiles : l’introduction du tube et l’appui sur les dents peuvent les casser. Le praticien peut donc être amené à les protéger par un protège-dent.

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