La belle histoire du riz SRI

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En mars 2011, lors du salon Eco Bio de Sens, Philippe Desbrosses donnait une conférence. Ce pionnier de l’agriculture biologique, en développant le thème d’un livre qu’il a récemment coordonné : « Guérir la terre », a pris comme exemple des agriculteurs malgaches.

Ces derniers cultivent du riz sans aide de pesticides ni d’engrais chimiques et obtiennent des rendements trois ou quatre fois supérieurs à ceux de l’agriculture « chimique ». Ils appellent leur procédé Système de Riziculture Intensive (SRI), intensive certes, mais bio ! Et, selon Philippe Desbrosses, s’ils obtiennent de tels résultats, c’est parce qu’ils appliquent 4 grands principes :

  1. Pratiquer la rotation des cultures (on ne cultive pas deux années de suite la même chose au même endroit)
  2. Nourrir le sol et non la plante
  3. Sélectionner les plantes (sans s’amuser à fabriquer des hybrides en affaiblissant les variétés)
  4. Laisser s’exprimer l’empirisme intelligent des agriculteurs…

Dans le cas du SRI, qu’y a-t-il de différent de la culture traditionnelle ? Eh bien, les plants de riz sont repiqués soigneusement lorsqu’ils n’ont que deux feuilles (8 jours après le semis) alors qu’ils le sont traditionnellement vers 30 jours et la rizière est asséchée par intermittence (c’est un agriculteur qui a remarqué cet effet de « sécheresse » momentanée). Résultat : les pieds de riz ont beaucoup plus de tiges et les rendements sont multipliés. Cette technique commence à gagner du terrain et elle est déjà pratiquée dans une vingtaine de pays.

Et ce qui vaut pour cet exemple fonctionne aussi pour le reste de l’agriculture.

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