Cosmétiques : du bio sur votre peau

La nature a bon dos : la plupart des shampooings, crèmes de beauté et autres cosmétiques vantent leurs extraits naturels d'aloe vera, abricot, avocat, miel, etc. Mais quelle garantie pour le consommateur ? Seule l'arrivée du nouveau label Cosmebio peut clarifier la situation.

La Nature bonne et généreuse veillerait sur nos cheveux et nos peaux en danger. En tout cas, c’est ce que l’on peut lire sur l’immense majorité des cosmétiques qui traînent dans notre salle de bain. "Naturel", "bio-cellulaire", "Vitalité", "extra-doux", "aux plantes", "aux huiles essentielles", "aux extraits de fruits", "au miel"… De quoi avoir une indigestion… Et si on se penche sur les composants avec une loupe et un dictionnaire franco-cosmétique, on frise l’infarctus…
Parce que bien des ingrédients utilisés dans les shampooings et les gels douche sont fabriqués avec des dérivés de pétrole. Mais s’il n’y avait que ça… Saviez-vous que votre crème contient des PEG, responsables de certains problèmes de peau genre acné, des molécules anti-âge trop grosses pour traverser la barrière de l’épiderme, des nitrosamines, des dioxines, des formaldéhydes qui bousillent les protéines ?

Chaussez vos lunettes et constatez que, sur l'étiquette, c'est 0,003 % du produit qui répond à l’appellation "extrait végétal". Au prix de la crème de soin, ça fait cher le bout de jardin en pot… Surtout lorsqu’on sait qu’entre 80 % et 97 % du produit fini se composent d’eau ou d’alcool…

Au menu pour votre corps

On pourrait établir un parallèle assez troublant entre les aliments et les produits cosmétiques. Dans les deux cas, la vague hystérique du raffinage a fourni des aliments extrêmement appauvris en vitamines, minéraux et fibres, mais "enrichis" en éléments néfastes pour la santé.

Ingrédients naturels ou technologiques ?

Tout comme pour les aliments, réfléchissez avant de prendre la "promo" du mois en tête de gondole, en pensant faire une bonne affaire. Comment voulez-vous sérieusement que deux litres de shampooing pour 2 euros contiennent REELLEMENT des huiles essentielles ?

Tout nouveau, tout bio !

Si vous recherchez vraiment du naturel, optez pour les produits avec le label "Cosmébio", ou pour des marques qui font un véritable effort pour n'utiliser que des produits d'origine naturelle. Une quarantaine de marques se sont regroupées pour mettre au point et défendre la charte du label "Cosmébio".

Le label Cosmébio est tout à fait comparable au label "AB" (Agriculture Biologique) qui nous certifie de l'origine biologique des produits et leur absence de traitement phytosanitaire. Ce nouveau logo remet de l’ordre dans le flou général dans lequel navigue la cosmétique en matière de contrôle et d’authentification. Il fallait créer une marche à suivre qui certifie une cosmétique naturelle et le plus possible biologique.
Mais ne soyez pas surpris si un shampooing avec ce label n'est "Bio" qu'à 10 %. La présence de l’eau pose par exemple un vrai problème car celle-ci ne peut être qualifiée de bio. Et comme elle entre parfois pour près de 80 % dans la composition d’un produit…. Un produit qui sera exclusivement composé d’ingrédients bio mais qui contiendra une grande quantité d’eau vous semblera donc, à tort, faiblement biologique…
Le mieux est donc de se fier à ce label : s’il dit que c’est bon pour vous, ne vous posez plus de question.

Cosmétique éthique ? C'est pas du toc !

Désormais, grâce à ce label, on peut choisir d’adopter une démarche éthique, même en cosmétique !
En matière d’écologie, les entreprises s’engagent à adopter des règles strictes de respect de l’environnement. Elles appliquent un plan environnemental qui interdit, par exemple, d’effectuer des rejets toxiques. Elles doivent également respecter les règnes du monde végétal et minéral. Du début de la chaîne (la façon de se procurer la matière première), jusqu’au packaging du produit (emballages recyclables, plastique transparent, flacon en métal), tout va systématiquement dans le sens de la protection de l’environnement.
Enfin, les laboratoires et les entreprises qui ont "signé" s’engagent également en direction du développement durable et du commerce équitable.
Ils ont l’interdiction absolue d’exploiter des enfants (et d’exploiter tout court !) ainsi que d’utiliser des éléments rares ou protégés. L’idée étant évidemment de pérenniser sur le long terme.

Douceur et plaisir

C’est au prix d’un long parcours semé d’embûches et de questions cornéliennes (comment émulsionner sans pétrole ? Par quoi remplacer le silicone pour que cette crème soit douce ?) que les chercheurs ont réussi à créer des produits qui n’ont rien à envier aux cosmétiques habituels.
Dans le domaine des couleurs, ils ont travaillé avec des pigments naturels.
Au chapitre de la texture, il a fallu mélanger prudemment les huiles végétales entre elles, en privilégiant les meilleures telles que l’huile d’abricot, très souple. Enfin, en ce qui concerne le délicat registre du parfum, il s’agissait d’un véritable défi. Les spécialistes ont planché pendant des mois dans les laboratoires pour que le mariage des huiles essentielles ne soit pas violent et obtenir des flagrances agréables. S’occuper de soi, sentir une douce texture et humer un parfum qui nous plaît, discuter entre copines des cosmétiques que l’on préfère, certes, cela n’apporte pas de bienfaits "scientifiquement prouvés", mais aucun dermatologue sérieux n’affirmera que la peau et la psychologie n’ont rien en commun.

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