Traumatisme crânien : la tête dans les étoiles

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Chaque année, des centaines de milliers de personnes sont victimes d’un traumatisme cranien. Dans 90 % des cas, il s’agit d’un traumatisme bénin.<

Mais que faire ? Faut-il consulter un médecin ? Doit-on hospitaliser les enfants ? Faire une radio ?
Pour protéger votre cerveau, Dame Nature a prévu une enveloppe d’un solidité extrême : votre crâne. Il n’a qu’une seule fonction, celle d’être un pare-chocs à toutes les agressions de la vie courante. L’abîmer, voire le fracturer, n’a en soi aucune incidence péjorative. Déformer son pare-chocs ne signifie pas obligatoirement que le moteur est touché.

Un traumatisme crânien, c’est quoi ?

Tout choc porté sur le crâne est un traumatisme crânien, quelle qu’en soient la cause (coup, chute, accident de la route, etc.) et l’intensité. L’expression « traumatisme crânien », galvaudée par les médias, est souvent synonyme de gravité, à tort. Ainsi, heurter un angle de porte ou faire une chute de 10 mètres sur la tête sont considérés comme des traumatismes crâniens, sans préjuger des conséquences, évidemment différentes dans ces deux exemples. Au moment du traumatisme, l’onde de choc est absorbée par le crâne, protégeant ainsi le cerveau.
Parfois, le crâne se fend en dissipant l’onde. C’est la fracture du crâne qui n’a qu’une seule valeur indicative : le choc a été violent.
Lorsque le traumatisme est particulièrement important, l’onde de choc pénètre quand même dans le crâne et ébranle le cerveau : c’est le K.O. ou commotion cérébrale pouvant entraîner une perte de connaissance ; connaître cet élément est capital car il conditionne la prise en charge.

Des hématomes intra-crâniens

La gravité du traumatisme crânien tient surtout dans l’existence d’hématomes intra-crâniens (poches de sang) qui peuvent se constituer même en l’absence de fracture du crâne. Ces hématomes, suspectés par l’examen neurologique, ne sont pas visibles en radiographie et ne peuvent être détectés que par le scanner. Leur développement progressif comprime le cerveau et l’abîme, nécessitant une intervention chirurgicale en urgence.
Heureusement, ils sont rares et représentent bien moins de 1 % des traumatismes crâniens. Le plus souvent, il existe une perte de connaissance initiale. Elle n’est toutefois pas obligatoirement synonyme de lésion cérébrale. On peut tout à fait, et c’est la grande majorité des cas, se réveiller sans séquelle.

Parfois, le traumatisme engendre un oedème du cerveau, « gonflement » qui guérit par des traitements médicamenteux et ne laisse pas de séquelles.

Par contre, les contusions cérébrales (très rares) sont des dilacérations cérébrales graves. Quand le patient s’en sort, c’est en général avec des séquelles.

Et les enfants ?

Dans l’immense majorité des cas, les traumatismes crâniens sont bénins chez les enfants, même si la bosse constatée peut effrayer. Le crâne, très déformable, absorbe remarquablement les chocs de la vie courante. Les hématomes crâniens sont très rares. Il est parfois difficile d’établir l’existence d’une perte de connaissance : l’interrogatoire est rarement fiable d’autant que l’enfant peut être resté seul. La prudence s’impose dès qu’il existe un doute. Les vomissements sont fréquents chez les petits. Il est délicat de faire la part des choses entre les vomissements liés à une atteinte cérébrale et ceux, heureusement plus fréquents, liés au stress de la blouse blanche ou à la peur de la réprimande. Leurs répétitions dans les heures qui suivent le choc doivent cependant attirer l’attention.

Que faire en cas de traumatisme crânien ?

Lorsqu’il s’agit d’un traumatisme léger, sans perte de connaissance, sans somnolence, sans convulsions ni troubles du comportement, une simple surveillance au domicile suffit. Les radiographies sont inutiles. Dans le doute, vous pouvez toujours faire appel à votre médecin.
S’il y a perte de connaissance de plusieurs minutes, l’examen neurologique par un médecin est indispensable et, bien souvent, une surveillance hospitalière s’impose.

De même, l’apparition de nombreux vomissements plusieurs heures ou jours après le traumatisme crânien, ou de céphalées importantes (maux de tête), nécessite un examen médical.

Ce qui n’est pas grave

Une bosse importante
Une plaie
Une fracture du crâne
Des nausées ou un vomissement isolé

Ce qui justifie un examen médical

La perte de connaissance,
Des vomissements répétés
Des forts maux de tête

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